AZOPT

 



AZOPT 10 mg/ml , Collyre

Présentation : Flacon de 5 ml
Distributeur ou fabriquant : SOTHEMA
Composition : Brinzolamide
PPM : 180.00 Dh

 

 
Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

AZOPT est indiqué pour diminuer la pression intra-oculaire élevée en cas :
- d'hypertension intra-oculaire,
- de glaucome à angle ouvert,
en monothérapie chez les patients ne répondant pas aux bêtabloquants ou chez les patients pour qui les bêtabloquants sont contre-indiqués, ou bien en association avec les bêtabloquants ou les analogues des prostaglandines (voir rubrique propriétés pharmacodynamiques).

Posologie AZOPT 10 mg/ml Collyre en suspension Boîte de 1 Flacon de 5 ml

- En monothérapie ou en association, la posologie est d'une goutte d'AZOPT dans le cul-de-sac conjonctival de l'oeil ou des yeux atteint(s) deux fois par jour. Certains patients peuvent avoir une meilleure réponse avec une goutte trois fois par jour.
- Une occlusion nasolacrymale ou une fermeture douce des paupières après l'instillation est recommandée. Ceci peut réduire l'absorption systémique des médicaments administrés par voie oculaire et conduire à une diminution des effets secondaires systémiques.
- En cas de remplacement d'un autre traitement antiglaucomateux ophtalmique par AZOPT, interrompre l'autre médicament et commencer AZOPT le jour suivant.
- En cas d'utilisation de plusieurs médicaments administrés par voie oculaire, les instillations doivent être espacées d'au moins 5 minutes.
- Bien agiter avant utilisation. Pour éviter la contamination de l'embout compte-gouttes et de la suspension, il faut faire attention à ne pas toucher les paupières, les surfaces voisines ou d'autres surfaces avec l'embout compte-gouttes du flacon. Conserver le flacon bien fermé quand il n'est pas utilisé.
- Utilisation chez les sujets âgés :
Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire chez les sujets âgés.
- Utilisation chez les enfants :
L'efficacité et la tolérance d'AZOPT chez les patients de moins de 18 ans n'ont pas été établies et son utilisation n'est pas recommandée chez ces patients. Cependant, l'utilisation d'AZOPT chez l'enfant est rare. L'efficacité et la tolérance d'AZOPT ont été étudiées sur un faible nombre de patients pédiatriques âgés de moins de 6 ans (voir également mises en garde et précautions d'emploi, effets indésirables et propriétés pharmacodynamiques).
- Utilisation chez les insuffisants hépatiques et rénaux :
. AZOPT n'a pas été étudié chez les insuffisants hépatiques et par conséquent n'est pas recommandé chez ces patients.
. AZOPT n'a pas été étudié chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) ou chez les patients présentant une acidose hyperchlorémique. Etant donné que le brinzolamide et son principal métabolite sont excrétés majoritairement par le rein, AZOPT est contre-indiqué chez ces patients (voir aussi contre-indications).

Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Hypersensibilité au brinzolamide ou à l'un des excipients.
- Hypersensibilité connue aux sulfonamides (voir aussi mises en garde et précautions d'emploi).
- Insuffisance rénale sévère.
- Acidose hyperchlorémique (voir aussi posologie et mode d'administration).
DECONSEILLE :
- Utilisation chez les enfants : l'efficacité et la tolérance d'AZOPT chez les patients de moins de 18 ans n'ont pas été établies et son utilisation n'est pas recommandée chez ces patients. Cependant, l'utilisation d'AZOPT chez l'enfant est rare. L'efficacité et la tolérance d'AZOPT ont été étudiées sur un faible nombre de patients pédiatriques âgés de moins de 6 ans (voir également mises en garde et précautions d'emploi, effets indésirables et propriétés pharmacodynamiques).
- AZOPT n'a pas été étudié chez les insuffisants hépatiques et par conséquent n'est pas recommandé chez ces patients.
- Grossesse : il n'existe pas de données pertinentes concernant l'utilisation du brinzolamide chez la femme enceinte. Des études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction. Le risque potentiel pour l'homme n'est pas connu. AZOPT ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse sauf en cas de nécessité évidente.
- Allaitement : il n'y a pas de données concernant l'excrétion du brinzolamide dans le lait maternel humain, cependant, chez le rat cette substance est excrétée dans le lait. Il est fortement recommandé d'éviter d'utiliser AZOPT pendant l'allaitement.
- L'administration simultanée d'AZOPT et d'inhibiteurs de l'anhydrase carbonique par voie orale n'a pas été étudiée et n'est pas recommandée.

Effets indésirables Azopt

- Les effets indésirables liés au traitement les plus fréquemment rapportés au cours des études cliniques incluant plus de 1800 patients traités avec AZOPT en monothérapie ou en association avec du maléate de timolol 5 mg/ml étaient : dysgueusie (5,8%) (goût amer ou inhabituel, voir description ci-dessous) et trouble de la vision, survenant de façon transitoire lors de l'instillation durant quelques secondes à quelques minutes (5,8%) (voir également effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines).
- Les effets indésirables suivants ont été considérés comme liés au traitement, et sont classés de la façon suivante : très fréquents (> = 1/10), fréquents (> = 1/100 à < 1/10), peu fréquents (> = 1/1000 à < 1/100), rares (> = 1/10000 à < 1/1000), ou très rares (< 1/10000). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
- Affections cardiaques :
Peu fréquentes : détresse respiratoire, angine de poitrine, bradycardie, rythme cardiaque irrégulier.
- Affections hématologiques et du système lymphatique :
Peu fréquentes : diminution du nombre de globules rouges, augmentation du taux de chlorure dans le sang.
- Affections du système nerveux :
. Fréquentes : dysgueusie, maux de tête.
. Peu fréquentes : somnolence, troubles de l'appareil locomoteur, amnésie, troubles de la mémoire, vertiges, paresthésie.
- Affections oculaires :
. Fréquentes : blépharite, vision floue, irritation oculaire, douleur oculaire, oeil sec, écoulement oculaire, prurit oculaire, sensation de corps étranger dans les yeux, hyperhémie oculaire.
. Peu fréquentes : érosion cornéenne, kératite, kératite ponctuée, kératopathie, dépôt oculaire, coloration cornéenne, atteinte de l'épithélium cornéen, augmentation de la pression intra-oculaire, augmentation du ratio cup/disc du nerf optique, oedème cornéen, conjonctivite, meibomiite, diplopie, éblouissements, photophobie, photopsie, baisse d'acuité visuelle, conjonctivite allergique, ptérygion, pigmentation sclérale, asthénopie, gêne oculaire, sensation anormale dans l'oeil, kératoconjonctivite sèche, hypo-esthésie oculaire, kyste sous-conjonctival, hyperhémie conjonctivale, prurit des paupières, formation de croûtes sur le bord de la paupière, augmentation du larmoiement.
- Affections de l'oreille et du labyrinthe :
Peu fréquentes : tinnitus.
- Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
Peu fréquentes : dyspnée, hyperactivité bronchique, toux, épistaxis, douleur pharyngolaryngée, irritation de la gorge, congestion nasale, congestion des voies respiratoires supérieures, sécrétions rétronasales, rhinorrhée, éternuements, sécheresse nasale.
- Affections gastro-intestinales :
. Fréquentes : bouche sèche.
. Peu fréquentes : oesophagite, diarrhée, nausée, dyspepsie, douleur abdominale haute, gêne abdominale, maux d'estomac, flatulences, selles fréquentes, troubles gastro-intestinaux, hypo-esthésie orale, paresthésie orale.
- Affections du rein et des voies urinaires :
Peu fréquentes : douleurs rénales.
- Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Peu fréquentes : urticaire, rash, rash maculopapuleux, prurit généralisé, alopécie, tiraillements cutanés.
- Affections musculosquelettiques et systémiques :
Peu fréquentes : maux de dos, spasmes musculaires, myalgie.
- Infections et infestations :
Peu fréquentes : rhinopharyngite, pharyngite, sinusite.
- Lésions, intoxications et complications liées aux procédures :
Peu fréquentes : corps étranger dans l'oeil.
- Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
Peu fréquents : douleurs, gêne thoracique, asthénie, fatigue, sensation de mal être, sensation de nervosité, irritabilité.
- Affections des organes de reproduction et du sein :
Peu fréquentes : dysfonction érectile.
- Affections psychiatriques :
Peu fréquentes : apathie, dépression, troubles de l'humeur, diminution de la libido, cauchemars, insomnie, nervosité.
- Des effets indésirables identifiés après la commercialisation et non rapportés précédemment lors des études cliniques avec AZOPT sont listés ci-dessous. Ils proviennent de rapports spontanés pour lesquels la fréquence ne peut pas être estimée. La fréquence de groupe est donc indéterminée.
. Affections cardiaques : arythmie, palpitations, tachycardie, hypertension, augmentation de la tension artérielle, accélération du rythme cardiaque.
. Affections du système nerveux : tremblements, hypo-esthésie, agueusie.
. Affections oculaires : affection de l'épithélium cornéen, problèmes cornéens, gêne visuelle, gonflement de l'oeil, allergie oculaire, madarose, troubles de la paupière, oedème de la paupière, érythème de la paupière.
. Affections de l'oreille et du labyrinthe : vertiges.
. Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales : asthme.
. Affections gastro-intestinales : vomissements.
. Affections du rein et des voies urinaires : pollakiurie.
. Affections de la peau et du tissu sous-cutané : dermatite, érythème.
. Affections musculosquelettiques et systémiques : arthralgie, douleur des extrémités.
. Infections et infestations : rhinite.
. Troubles généraux et anomalies au site d'administration : douleur thoracique, oedème périphérique, malaise, résidu médicamenteux.
. Affections du système immunitaire : hypersensibilité.
. Affections hépatobiliaires : bilan hépatique anormal.
- Au cours de petites études cliniques à court terme, approximativement 12,5% des patients pédiatriques ont présenté des effets indésirables liés au produit, la majorité d'entre eux étant des effets oculaires locaux et non graves tels que hyperhémie conjonctivale, irritation oculaire, écoulement oculaire et larmoiement (voir également rubrique propriétés pharmacodynamiques).
- L'effet indésirable systémique le plus fréquemment rapporté au cours des essais cliniques avec AZOPT a été la dysgueusie (goût amer ou inhabituel dans la bouche après instillation). Il est probablement dû au passage du collyre dans le nasopharynx par le canal nasolacrymal. L'occlusion nasolacrymale ou la fermeture douce des paupières après l'instillation peut aider à réduire l'incidence de cet effet (voir également posologie et mode d'administration).
- AZOPT est un sulfonamide inhibiteur de l'anhydrase carbonique absorbé par voie systémique. Les effets gastro-intestinaux, affectant le système nerveux, hématologiques, rénaux et métaboliques sont généralement associés aux inhibiteurs de l'anhydrase carbonique systémiques. Les effets indésirables des inhibiteurs de l'anhydrase carbonique par voie orale peuvent être observés avec la voie locale.
- Aucun effet indésirable inattendu n'a été observé avec AZOPT utilisé en association avec le travoprost. Les effets indésirables observés avec le traitement concomitant ont été ceux rapportés avec chacune des substances actives prise séparément.
 

Précautions d'emploi

- AZOPT est un sulfonamide inhibiteur de l'anhydrase carbonique qui même administré localement, est absorbé par voie générale. Des perturbations acido-basiques ont été rapportées suite à l'administration orale d'inhibiteurs de l'anhydrase carbonique. Le brinzolamide n'a été étudié ni chez les prématurés (moins de 36 semaines d'âge gestationnel), ni chez les enfants âgés de moins d'une semaine. En raison du risque possible d'acidose métabolique, les patients présentant une immaturité ou des anomalies tubulaires rénales significatives ne peuvent être traités par le brinzolamide qu'après une évaluation approfondie du rapport bénéfice risque. Les effets indésirables des sulfonamides peuvent être observés avec la voie locale. Si des signes de réactions graves ou d'hypersensibilité apparaissent, le traitement doit être arrêté.
- Chez les patients recevant un inhibiteur de l'anhydrase carbonique par voie orale et AZOPT, il y a une possibilité d'addition des effets systémiques inhérents à l'inhibition de l'anhydrase carbonique. L'administration simultanée d'AZOPT et d'inhibiteurs de l'anhydrase carbonique par voie orale n'a pas été étudiée et n'est pas recommandée.
- L'expérience du traitement par AZOPT chez des patients présentant un glaucome pseudo-exfoliatif ou un glaucome pigmentaire est limitée.
- En association, AZOPT a été évalué principalement avec le timolol. Par ailleurs, l'effet d'AZOPT associé à l'analogue des prostaglandines travoprost sur la réduction de la PIO a été étudié. Il n'existe pas de données à long terme quant à l'association concomitante d'AZOPT et du travoprost (voir rubrique propriétés pharmacodynamiques).
- AZOPT n'a pas été évalué chez les patients présentant un glaucome à angle étroit.
- Le rôle éventuel du brinzolamide sur la fonction endothéliale cornéenne n'a pas été étudié chez les patients présentant une cornée fragilisée (notamment chez les patients ayant un faible nombre de cellules endothéliales). En particulier, les patients porteurs de lentilles de contact n'ont pas été étudiés et une surveillance attentive est recommandée chez ces patients sous brinzolamide étant donné que les inhibiteurs de l'anhydrase carbonique peuvent affecter l'hydratation cornéenne et que le port de lentilles de contact peut augmenter le risque pour la cornée. De même, une surveillance attentive est recommandée dans les autres cas de cornées fragilisées, comme chez les patients présentant un diabète sucré.
- Des kératopathies ponctuées et/ou kératopathies ulcératives toxiques ont été rapportées avec le chlorure de benzalkonium qui est couramment utilisé comme conservateur dans les produits ophtalmiques. AZOPT contenant du chlorure de benzalkonium, une surveillance étroite est nécessaire lors d'utilisation fréquente ou prolongée chez les patients ayant les yeux secs ou quand la cornée est fragilisée.
- AZOPT n'a pas été étudié chez les patients portant des lentilles de contact. AZOPT contient un conservateur, le chlorure de benzalkonium, qui peut entraîner des irritations oculaires. Le chlorure de benzalkonium peut être adsorbé par les lentilles de contact souples et est connu pour teinter les lentilles de contact souples. Par conséquent, les patients doivent attendre 15 minutes après l'instillation d'AZOPT avant de poser des lentilles de contact. AZOPT ne doit pas être administré lors du port de lentilles de contact.
- Les effets rebonds potentiels à l'arrêt du traitement avec AZOPT n'ont pas été étudiés ; l'abaissement de la PIO est supposé durer 5 à 7 jours.
- Chez les patients âgés, les inhibiteurs de l'anhydrase carbonique par voie orale peuvent affaiblir l'aptitude aux tâches nécessitant une vigilance mentale et/ou une coordination physique. AZOPT présentant une absorption systémique, ceci peut se produire après administration topique.

Interactions avec d'autres médicaments

- Aucune étude spécifique des interactions avec d'autres médicaments n'a été effectuée avec AZOPT.
Lors des études cliniques, AZOPT a été utilisé avec des préparations ophtalmiques d'analogues des prostaglandines et de timolol sans mettre en évidence d'interactions médicamenteuses. L'association d'AZOPT à des myotiques ou des agonistes adrénergiques n'a pas été évaluée au cours de traitements du glaucome.
- AZOPT est un inhibiteur de l'anhydrase carbonique qui, bien qu'administré par voie locale, présente une absorption systémique. Des déséquilibres acidobasiques ont été rapportés avec des inhibiteurs de l'anhydrase carbonique par voie orale. La possibilité d'interactions doit être envisagée chez les patients traités avec AZOPT.
- Les iso-enzymes cytochrome P450 responsables du métabolisme du brinzolamide comprennent le CYP3A4 (principal), CYP2A6, CYP2C8 et CYP2C9. Il est supposé que les inhibiteurs du CYP3A4 tels que le kétoconazole, l'itraconazole, le clotrimazole, leritonavir et la troléandomycine inhiberont le métabolisme du brinzolamide par le CYP3A4. Il est conseillé d'être prudent lorsque les inhibiteurs du CYP3A4 sont donnés simultanément. Cependant, l'élimination rénale étant la voie principale, l'accumulation de brinzolamide est improbable. Le brinzolamide n'est pas un inhibiteur des iso-enzymes du cytochrome P450.

Grossesse et allaitement

Grossesse :
Il n'existe pas de données pertinentes concernant l'utilisation du brinzolamide chez la femme enceinte. Des études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique données de sécurité précliniques). Le risque potentiel pour l'homme n'est pas connu. AZOPT ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse sauf en cas de nécessité évidente.
Allaitement :
Il n'y a pas de données concernant l'excrétion du brinzolamide dans le lait maternel humain, cependant, chez le rat cette substance est excrétée dans le lait. Il est fortement recommandé d'éviter d'utiliser AZOPT pendant l'allaitement.

Effet sur la conduite de véhicules

Une vision floue provisoire ou d'autres troubles visuels peuvent diminuer l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines (voir aussi effets indésirables). En cas de trouble de la vision survenant lors de l'instillation, le patient doit attendre que sa vision redevienne normale avant de conduire un véhicule ou d'utiliser une machine.

Comment ça marche ?

- Après instillation oculaire, le brinzolamide est absorbé dans la circulation générale. En raison de sa forte affinité pour l'AC-II, le brinzolamide se distribue de façon importante dans les globules rouges et possède une demi-vie prolongée dans le sang total (moyenne d'environ 24 semaines). Chez l'homme, il se forme le métabolite N-déséthyl brinzolamide, qui se lie également à l'anhydrase carbonique et s'accumule dans les globules rouges. Ce métabolite se lie principalement à l'AC-I en présence de brinzolamide. Dans le plasma, les concentrations de brinzolamide et de N-déséthyl brinzolamide sont faibles et généralement inférieures au seuil de quantification de la méthode de dosage (< 7,5 ng/ml).
- La liaison aux protéines plasmatiques est peu importante (environ 60%). Le brinzolamide est principalement éliminé par excrétion rénale (environ 60%). Environ 20% de la dose a été retrouvé dans les urines sous forme de métabolite. Le brinzolamide et le N-déséthyl brinzolamide sont les principaux composants retrouvés dans les urines avec des traces de métabolites N-desméthoxypropyl et O-desméthyl.
- Dans une étude pharmacocinétique par administration orale, des volontaires sains ont reçu des gélules de brinzolamide à 1 mg, deux fois par jour, pendant une durée atteignant 32 semaines et l'activité de l'anhydrase carbonique a été déterminée dans les globules rouges afin d'évaluer le degré d'inhibition systémique de l'anhydrase carbonique.
- La saturation par le brinzolamide de l'AC-II érythrocytaire a été obtenue en 4 semaines (concentrations intra-érythrocytaires d'environ 20 µM). Le N-déséthyl brinzolamide s'accumulait dans les globules rouges pour atteindre un état d'équilibre en 20-28 semaines, jusqu'à des concentrations de 6 à 30 µM. A l'état d'équilibre, l'inhibition de l'activité de l'AC érythrocytaire totale était d'environ 70-75%.
- Des sujets atteints d'insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine de 30 à 60 ml/minute) ont reçu 1 mg de brinzolamide par voie orale deux fois par jour pendant une durée atteignant 54 semaines. Les concentrations érythrocytaires de brinzolamide étaient comprises entre 20 et 40 µM à la quatrième semaine de traitement. A l'état d'équilibre, les concentrations érythrocytaires de brinzolamide et de son métabolite étaient respectivement comprises entre 22,0 et 46,1 µM et 17,1 et 88,6 µM.
- Les concentrations érythrocytaires en N-déséthyl brinzolamide étaient augmentées et l'activité de l'AC érythrocytaire totale était diminuée lorsque la clairance de la créatinine diminuait mais les concentrations érythrocytaires de brinzolamide et l'activité de l'AC-II restaient inchangées. Chez les sujets présentant l'insuffisance rénale la plus sévère, l'inhibition de l'activité de l'anhydrase carbonique totale était plus importante bien qu'inférieure à 90% à l'état d'équilibre.
- Dans une étude utilisant la voie oculaire, à l'état d'équilibre, les concentrations érythrocytaires de brinzolamide étaient similaires à celles observées dans l'étude par voie orale, mais les concentrations du N-déséthyl brinzolamide étaient plus faibles. L'activité de l'anhydrase carbonique était environ à 40 à 70% de sa valeur avant traitement.
 

 


Voir Aussi :

En un seul Click, accédez à toutes les professions de santé :

 

 

 

Ajouter un commentaire