DILATREND

 



 

DILATREND 25 mg, Comprimé

Présentation : Boîte de 30
Distributeur ou fabriquant : ROCHE
Composition : Carvédilol
PPM : 194.45 Dh

DILATREND 6,25 mg, Comprimé

Présentation : Boîte de 30
Distributeur ou fabriquant : ROCHE
Composition : Carvédilol
PPM : 83.65 Dh

DILRENE LP 300 mg Gélule

Présentation : Boîte de 30
Distributeur ou fabriquant : SYNTHEMEDIC
Composition : Diltiazem chlorhydrate
PPM : 139.20 Dh

 

 
Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

Traitement de l'insuffisance cardiaque chronique stable, légère et modérée, en association avec le traitement conventionnel comportant inhibiteur de l'enzyme de conversion, diurétique et, le plus souvent, digitalique.


Posologie CARVEDILOL 25 mg Comprimé sécable Boîte de 28

Réservé à l'adulte.
- Les comprimés doivent être avalés avec un volume de liquide suffisant au moment des repas, pour ralentir la vitesse d'absorption et donc réduire la fréquence de survenue d'hypotension artérielle en particulier orthostatique, ou de décompensation.
- La posologie doit être adaptée à chaque patient.
- Le traitement doit être instauré sous surveillance médicale particulière, à l'administration de la première dose. L'augmentation des doses, jusqu'à détermination de la dose efficace (définie comme étant la dose maximale tolérée) se fera sous surveillance médicale.
- Cette période d'adaptation posologique progressive dure au moins 6 semaines.
a) Avant le traitement par carvédilol :
- Le traitement conventionnel de l'insuffisance cardiaque chronique symptomatique à posologie optimale (inhibiteur de l'enzyme de conversion, diurétique et le plus souvent digitalique) est indispensable avant d'initier le traitement par carvédilol.
- L'état du patient doit être stable depuis au moins 4 semaines avant la première prise de carvédilol pour les patients en insuffisance cardiaque légère à modérée.
- L'administration de la première dose et les augmentations successives de posologies devront être réalisées en consultation, par un médecin ayant l'expérience de la prise en charge de patients atteints d'insuffisance cardiaque.
b) Administration de la première dose :
Le premier jour, une première dose de 3,125 mg doit être instaurée sous surveillance médicale particulière pendant au moins 3 heures (voir modalités de surveillance dans la rubrique précautions d'emploi).
c) Premier palier posologique :
- Si cette première administration s'est révélée être bien tolérée (fréquence cardiaque > 50 batt./min, pression artérielle systolique > 85 mmHg et en l'absence de signes cliniques d'intolérance), la posologie sera augmentée le lendemain de la première administration à 3,125 mg deux fois par jour. Cette posologie sera maintenue pendant au moins deux semaines.
- Le patient sera revu durant la première semaine de traitement (3 à 7 jours après la première administration) pour vérifier l'absence de signes de décompensation cardiaque.
- Toute manifestation d'intolérance lors de cette première semaine d'administration, en particulier bradycardie < 50 batt/min, hypotension artérielle systolique < 85 mmHg, doit faire arrêter le traitement par carvédilol.
d) Augmentation des doses par paliers :
- Si la posologie de 3,125 mg deux fois par jour est bien tolérée, elle sera progressivement augmentée à intervalles d'au moins deux semaines à 6,25 mg deux fois par jour, puis 12,5 mg deux fois par jour, et ensuite 25 mg deux fois par jour. La dose administrée sera ainsi augmentée jusqu'à la dose maximale tolérée par le patient. La dose maximale recommandée est de 25 mg deux fois par jour chez les patients de moins de 85 kg et de 50 mg deux fois par jour chez les patients pesantplus de 85 kg.
- Chaque augmentation de dose devra faire l'objet d'une consultation par un médecin ayant l'expérience de la prise en charge de patients atteints d'insuffisance cardiaque (voir modalités de surveillance dans la rubrique précautions d'emploi).
- Pendant cette période de titration, en cas d'aggravation de l'insuffisance cardiaque ou d'intolérance, réduire la dose de carvédilol voire interrompre immédiatement le traitement si nécessaire (notamment en cas d'hypotension sévère, de décompensation d'insuffisance cardiaque avec oedème aigu du poumon, de choc cardiogénique, de bradycardie symptomatique ou de BAV).
- Adapter également si nécessaire les doses des autres thérapeutiques de l'insuffisance cardiaque.
e) Reprise du traitement après un arrêt éventuel :
- Si le traitement par carvédilol est arrêté pendant plus de deux semaines, la dose de reprise devra être de 3,125 mg deux fois par jour.
- Cette dose sera ensuite augmentée conformément aux recommandations de posologie ci-dessus.
f) Renouvellement du traitement après la période de titration :
- Le renouvellement pourra être effectué en consultation non spécialisée, lorsque la dose maximale tolérée aura été établie et si le patient ne se déstabilise pas.
- Le traitement d'entretien après la phase de titration nécessite une surveillance identique à celle de tout patient souffrant d'insuffisance cardiaque. Le traitement doit être prolongé en situation stable. L'aggravation de l'état justifie le recours au médecin ayant l'expérience de la prise en charge de patients atteints d'insuffisance cardiaque.


Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Ce médicament ne doit jamais être prescrit dans les cas suivants :
. hypersensibilité au carvédilol ou à l'un des excipients,
. patients ayant une insuffisance cardiaque sévère,
. signes cliniques de dysfonctionnement hépatique (voir rubrique propriétés pharmacocinétiques),
. antécédent de réaction anaphylactique,
. asthme et bronchopneumopathies chroniques obstructives,
. blocs auriculoventriculaires des second et troisième degrés,
. bradycardie sévère (< 50 contractions par minute),
. choc cardiogénique,
. maladie du sinus cardiaque (y compris bloc sino-auriculaire),
. hypotension sévère (pression systolique < 85 mmHg),
. phénomènes de Raynaud et troubles circulatoires périphériques,
. association à la floctafénine, au sultopride, à la cimétidine, aux anti-arythmiques de classe Ia (disopyramide, hydroquinidine, quinidine) et Ic (cibenzoline, flécaïnide, propafénone) (voir rubrique interactions).
- En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.
DECONSEILLE :
- Ce médicament est GENERALEMENT DECONSEILLE dans les cas suivants :
. allaitement : les bêtabloquants sont excrétés dans le lait. Le risque de survenue d'hypoglycémie et de bradycardie n'a pas été évalué. En conséquence, par mesure de précaution, il convient d'éviter de l'administrer chez la femme qui allaite,
. association aux antagonistes du calcium, aux antihypertenseurs centraux, aux autres bêtabloquants sous forme de collyre.
- Le traitement par carvédilol est déconseillé chez les patients ayant des antécédents de thrombocytopénie (voir rubrique effets indésirables).


Effets indésirables Carvedilol

Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont les suivants :
- Système nerveux central :
étourdissements.
- Cardiovasculaires :
. bradycardie, hypotension orthostatique, hypotension et rarement syncope,
. oedème (périphérique, génital, postural, des membres inférieurs, généralisé, hypervolémie, rétention hydrique),
. possibilité de survenue d'un bloc auriculoventriculaire,
. possibilité de décompensation de l'insuffisance cardiaque pendant la période d'augmentation de dose.
- Gastro-intestinaux :
nausées, diarrhée et vomissements.
- Hématologiques :
thrombocytopénie, nécessitant l'arrêt du traitement.
- Métaboliques :
. hyperglycémie (voir précautions d'emploi dans la rubrique mises en garde et précautions d'emploi),
. prise de poids.
- Autres :
. anomalies de la vision,
. possibilité d'insuffisance rénale aiguë et anomalies de la fonction rénale chez les patients présentant une atteinte vasculaire diffuse et/ou une altération de la fonction rénale (voir précautions d'emploi dans la rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- La fréquence des effets indésirables ne dépend pas de la dose, à l'exception des étourdissements, des anomalies de la vision et de la bradycardie.
 

Précautions d'emploi

MISES EN GARDE :
Réservé à l'adulte.
- Le traitement conventionnel de l'insuffisance cardiaque chronique symptomatique à posologie optimale (inhibiteur de l'enzyme de conversion, diurétique et le plus souvent digitalique) estindispensable avant d'initier le traitement par carvédilol.
- L'état du patient doit être stable depuis au moins 4 semaines avant la première prise de carvédilol pour les patients en insuffisance cardiaque légère, modérée et sévère.
- La surveillance du patient doit prendre en compte le fait que le traitement par carvédilol, comme tout traitement bêtabloquant, peut entraîner une aggravation de l'insuffisance cardiaque par effet inotrope négatif, notamment pendant la phase de titration des doses.
- Le traitement est instauré par une première dose, suivie d'une posologie initiale faible puis progressivement croissante sous surveillance médicale spécialisée, particulièrement chez le sujet âgé de plus de 65 ans et chez les patients présentant une pression artérielle systolique de base inférieure ou égale à 105 mmHg (voir posologie et précautions d'emploi).
- Ne pas interrompre brutalement le traitement, particulièrement chez le coronarien (risque de troubles du rythme graves, d'infarctus du myocarde ou de mort subite), sauf en cas de nécessité (bradycardie symptomatique, hypotension sévère, choc cardiogénique ou BAV).
- En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.
PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Modalités de surveillance du traitement :
. après la première administration : surveillance clinique toutes les heures pendant un minimum de 3 heures : pouls, pression artérielle couchée et debout, état clinique (signes d'intolérance : vertiges, malaise...), électrocardiogramme au cours de la 3ème heure de surveillance ;
. au cours de la première semaine de traitement : pouls, pression artérielle couchée et debout, électrocardiogramme, recherche de signes de décompensation ;
. à chaque augmentation de dose : pouls, pression artérielle couchée et debout, état clinique, électrocardiogramme si nécessaire.
Une fois la dose efficace atteinte, une surveillance régulière de l'insuffisance cardiaque et de l'état hémodynamique doit être effectuée, ainsi qu'un contrôle régulier de la fonction rénale, si nécessaire.
Si surviennent sous traitement au long cours :
. une hypotension : réduire la dose de carvédilol à la posologie immédiatement inférieure, voire arrêter le traitement ;
. une décompensation de l'insuffisance cardiaque, adapter les doses des autres thérapeutiques de l'insuffisance cardiaque, et éventuellement réduire également la dose de carvédilol voire interrompre le traitement si nécessaire.
- Surveillance de la fonction rénale :
. Une altération réversible de la fonction rénale a été observée lors de l'administration de carvédilol à des patients présentant une insuffisance cardiaque congestive avec faible pression artérielle (PA systolique < 100 mmHg), une cardiopathie ischémique, une atteinte vasculaire diffuse et/ou une insuffisance rénale sous-jacente.
. Chez les patients présentant ces facteurs de risque, la fonction rénale doit être surveillée, particulièrement pendant la période d'augmentation de la dose de carvédilol.
. Le traitement doit être interrompu ou la dose réduite en cas d'aggravation de la fonction rénale.
- Sujet diabétique :
Une attention particulière est nécessaire lors de l'administration du carvédilol à des patients présentant un diabète sucré, les signes et symptômes précoces d'une hypoglycémie aiguë risquant d'être masqués ou atténués.
Une surveillance régulière de la glycémie est donc recommandée chez les diabétiques au moment de l'initiation du traitement par le carvédilol ou à l'augmentation de posologie. Le traitement hypoglycémique doit être ajusté en conséquence (voir rubrique interactions).
- Anesthésie générale :
La prudence est recommandée en raison des effets inotropes négatifs synergiques du carvédilol et des produits anesthésiques (voir rubrique interactions).
Chez les malades atteints d'insuffisance coronaire grave, tout comme chez les patients insuffisants cardiaques traités au long cours par carvédilol, il est souhaitable de poursuivre le traitement jusqu'à l'intervention, étant donné le risque lié à l'arrêt brutal des bêtabloquants.
Avant une intervention chirurgicale, informer l'anesthésiste que le patient reçoit un bêtabloquant.
- Bradycardie :
Si le rythme cardiaque diminue au-dessous de 50 battements par minute, le traitement par carvédilol doit être arrêté.
- Bloc auriculoventriculaire du premier degré :
Utiliser le carvédilol avec prudence chez les patients ayant un bloc auriculoventriculaire du premier degré.
- Réactions allergiques :
Une attention particulière est nécessaire chez les patients ayant des antécédents de réactions d'hypersensibilité sévères ou suivant un traitement de désensibilisation, car les bêtabloquants peuvent accroître la sensibilité envers les allergènes ainsi que la gravité des réactions anaphylactiques.
- Psoriasis :
L'administration de carvédilol aux patients ayant des antécédents de psoriasis ne doit être décidée qu'après examen du rapport bénéfice/risques.
- Phéochromocytome :
. Chez les patients ayant un phéochromocytome, un traitement par alphabloquant devrait être initié préalablement à l'utilisation de tout bêtabloquant.
. Bien que le carvédilol possède une activité pharmacologique alpha et bêtabloquante, il n'y a pas d'expérience de son utilisation dans ces conditions. La prudence est donc recommandée chez les patients susceptibles d'avoir un phéochromocytome.
- Angor de Prinzmetal :
Les bêtabloquants non sélectifs peuvent provoquer des douleurs thoraciques chez les patients ayant un angor de Prinzmetal. Bien que le carvédilol du fait de son activité alphabloquante puisse empêcher de tels symptômes, il n'existe pas d'expérience avec le carvédilol chez ces patients. La prudence est donc recommandée chez les patients susceptibles de présenter un angor de Prinzmetal.
- Thrombocytopénie :
Le traitement par carvédilol est déconseillé chez les patients ayant des antécédents de thrombocytopénie (voir rubrique effets indésirables).
- Thyrotoxicose :
Les symptômes peuvent être masqués.
- Lentilles de contact :
Les porteurs de lentilles de contact doivent être avertis d'un risque de réduction de la sécrétion lacrymale.
- Sportifs :
L'attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
- Grossesse : les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces. En clinique, aucun effet tératogène n'a été rapporté à ce jour et les résultats d'études prospectives contrôlées avec quelques bêtabloquants n'ont pas fait état de malformations à la naissance. Chez le nouveau-né de mère traitée, l'action bêtabloquante persiste plusieurs jours après la naissance et peut se traduire par une bradycardie, une détresse respiratoire, une hypoglycémie, mais le plus souvent, cette rémanence est sans conséquence clinique. Il peut néanmoins survenir, par réduction des réactions cardiovasculaires de compensation, une défaillance cardiaque nécessitant une hospitalisation en soins intensifs, tout en évitant les solutés de remplissage (risque d'OAP). En conséquence, ce médicament, dans les conditions normales d'utilisation, peut être prescrit pendant la grossesse si besoin. En cas de traitement jusqu'à l'accouchement, une surveillance attentive du nouveau-né (fréquence cardiaque et glycémie pendant les 3 à 5 premiers jours de vie) est recommandée.


Interactions avec d'autres médicaments

ASSOCIATIONS CONTRE-INDIQUEES :
- Cimétidine :
Augmentation des concentrations du carvédilol pouvant être préjudiciables dans le cas du traitement de l'insuffisance cardiaque par diminution de son métabolisme hépatique par la cimétidine. Utiliser un autre antisécrétoire gastrique.
- Floctafénine :
En cas de choc ou d'hypotension dus à la floctafénine, réduction des réactions cardiovasculaires de compensation par les bêtabloquants.
- Sultopride :
Risque majoré de torsades de pointes, par effet bradycardisant du bêtabloquant.
- Anti-arythmiques de la classe Ia (disopyramide, hydroquinidine, quinidine) et Ic (cibenzoline, flécaïnide, propafénone) :
Effet inotrope négatif avec risque de décompensation cardiaque (synergie des effets).
ASSOCIATIONS DECONSEILLEES :
- Antagonistes du calcium : diltiazem, vérapamil et bépridil.
Effet inotrope négatif avec risque de décompensation de l'insuffisance cardiaque, troubles de l'automatisme (bradycardie, arrêt sinusal) et troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculoventriculaire (synergie des effets).
- Antihypertenseurs centraux : clonidine, méthyldopa, guanfacine, moxonidine, rilménidine.
Diminution centrale du tonus sympathique et effet vasodilatateur des antihypertenseurs centraux, préjudiciables en cas d'insuffisance cardiaque traitée par bêtabloquant et vasodilatateur.
- Autres bêtabloquants utilisés sous forme de collyre :
Risque de majoration des effets indésirables des bêtabloquants avec notamment risque de bradycardie excessive.
ASSOCIATIONS FAISANT L'OBJET DE PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Amiodarone :
Troubles de l'automatisme et de la conduction cardiaque (synergie des effets) avec risque de bradycardie excessive.
Surveillance clinique et ECG réguliers.
- Anesthésiques volatils halogénés :
Réduction des réactions cardiovasculaires de compensation par les bêtabloquants. (L'inhibition bêta-adrénergique peut être levée durant l'intervention par les bêtastimulants).
En règle générale, ne pas arrêter le traitement bêtabloquant et, de toute façon, éviter un arrêt brutal.
Informer l'anesthésiste de ce traitement.
- Anticholinestérasiques : galantamine, donépézil, rivastigmine, tacrine, néostigmine, pyridostigmine, ambénonium...
Risque de bradycardie excessive (addition des effets bradycardisants).
Surveillance clinique régulière.
- Baclofène :
Majoration de l'effet antihypertenseur et risques d'hypotension majorés, notamment orthostatique.
Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.
- Dihydropyridines :
Hypotension, défaillance cardiaque chez les malades en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée (effet inotrope négatif in vitro des dihydropyridines plus ou moins marqué et susceptible de s'additionner aux effets inotropes négatifs des bêtabloquants). La présence d'un traitement bêtabloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive.
- Insuline, sulfamides hypoglycémiants :
Tous les bêtabloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie : palpitations et tachycardie.
Prévenir le malade et renforcer, surtout au début du traitement, l'autosurveillance sanguine.
- Médicaments donnant des torsades de pointes : anti-arythmiques de classe III (dofétilide, ibutilide, sotalol), bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, vincamine IV, halofantrine, mizolastine, pentamidine, sparfloxacine, moxifloxacine ; certains neuroleptiques : phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine, trifluopérazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol), autres neuroleptiques (pimozide).
Risque majoré de torsades de pointes, par effet bradycardisant du bêtabloquant.
Surveillance clinique et électrocardiographique.
- Rifampicine :
Diminution importante des concentrations plasmatiques du carvédilol, par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifampicine.
Surveillance clinique régulière et adaptation de la posologie du carvédilol pendant le traitement par rifampicine. A l'arrêt de la rifampicine, risque de remontée importante des concentrations plasmatiques de carvédilol imposant une réduction posologique et une surveillance clinique étroite.
ASSOCIATIONS A PRENDRE EN COMPTE :
- Digitaliques :
Troubles de l'automatisme (bradycardie, arrêt sinusal) et troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculoventriculaire (synergie des effets).
- AINS :
Réduction de l'effet antihypertenseur (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les AINS et rétention hydrosodée avec les AINS pyrazolés).
- Antidépresseurs imipraminiques (tricycliques), neuroleptiques :
Effet vasodilatateur et risques d'hypotension, notamment orthostatique (effet additif).


Grossesse et allaitement

Grossesse :
Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.
En clinique, aucun effet tératogène n'a été rapporté à ce jour et les résultats d'études prospectives contrôlées avec quelques bêtabloquants n'ont pas fait état de malformations à la naissance.
Chez le nouveau-né de mère traitée, l'action bêtabloquante persiste plusieurs jours après la naissance et peut se traduire par une bradycardie, une détresse respiratoire, une hypoglycémie, mais le plus souvent, cette rémanence est sans conséquence clinique.
Il peut néanmoins survenir, par réduction des réactions cardiovasculaires de compensation, une défaillance cardiaque nécessitant une hospitalisation en soins intensifs (voir rubrique surdosage), tout en évitant les solutés de remplissage (risque d'OAP).
En conséquence, ce médicament, dans les conditions normales d'utilisation, peut être prescrit pendant la grossesse si besoin. En cas de traitement jusqu'à l'accouchement, une surveillance attentive du nouveau-né (fréquence cardiaque et glycémie pendant les 3 à 5 premiers jours de vie) est recommandée.
Allaitement :
Les bêtabloquants sont excrétés dans le lait (voir rubrique propriétés pharmacocinétiques).
Le risque de survenue d'hypoglycémie et de bradycardie n'a pas été évalué. En conséquence, par mesure de précaution, il convient d'éviter de l'administrer chez la femme qui allaite.


Effet sur la conduite de véhicules

Comme il est de règle pour tous les médicaments modifiant la pression artérielle, on doit prévenir les patients de ne pas conduire de véhicule ou utiliser des machines, s'ils présentent des étourdissements ou symptômes analogues sous traitement. Ceci s'applique particulièrement au début du traitement ou lorsque celui-ci est modifié ou encore en cas d'association avec l'alcool.


Comment ça marche ?

- Caractéristiques générales :
. La biodisponibilité absolue du carvédilol chez l'homme est d'environ 25%.
. La concentration maximale est observée environ 1 heure après administration orale.
. Il existe une relation linéaire entre la dose et la concentration sérique.
. La prise d'aliment n'affecte pas la biodisponibilité ou la concentration sérique maximale, bien que le temps nécessaire pour atteindre cette dernière soit allongé.
. L'effet de premier passage hépatique est important après administration orale (60 à 75%).
. Le carvédilol est fortement lipophile, environ 98% à 99% sont liés à des protéines plasmatiques. Le volume de distribution est d'environ 2 L/kg.
. Dans toutes les espèces animales étudiées comme chez l'homme, le carvédilol subit un métabolisme très important aboutissant à un grand nombre de métabolites, éliminés principalement par la bile.
. La glucuroconjugaison constitue l'une des réactions principales. La déméthylation et l'hydroxylation du groupement phénolique produisent trois métabolites actifs inhibiteurs des bêtarécepteurs. Comparés au carvédilol, les trois métabolites actifs possèdent une faible activité vasodilatatrice.
. Leurs concentrations chez l'homme sont environ 10 fois plus faibles que celle de la substance-mère.
. La demi-vie d'élimination du carvédilol est de 6 à 10 heures. L'élimination est principalement biliaire. Les fèces constituent la principale voie d'excrétion, une faible proportion étant également éliminée par le rein sous forme de métabolites divers.
- Caractéristiques chez les patients :
. La pharmacocinétique du carvédilol varie en fonction de l'âge du patient ; les concentrations plasmatiques sont augmentées d'environ 50% au-dessus de 65 ans, par rapport au sujet plus jeune (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi/Précautions d'emploi).
. La biodisponibilité du carvédilol est quatre fois plus importante et les concentrations plasmatiques maximales cinq fois plus élevées en cas de cirrhose hépatique (voir rubrique contre-indications).

 

 

Pharmapress est un journal d'information sur la santé. En aucun cas, il ne saurait se substituer à une consultation médicale.Veuillez nous signaler toute erreur ou information incomplète.Merci

 

 


Voir Aussi :

En un seul Click, accédez à toutes les professions de santé :

 

 

 
×