DILRENE LP

 



 

DILRENE LP 300 mg Gélule

Présentation : Boîte de 30
Distributeur ou fabriquant : SYNTHEMEDIC
Composition : Diltiazem chlorhydrate
PPM : 139.20 Dh

 

 

Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

Hypertension artérielle.


Posologie DILRENE LP 300 mg Gélule à libération prolongée Boîte de 28

Une gélule par jour, avant ou pendant les repas. L'heure de la prise au cours de la journée est indifférente, mais elle doit rester relativement constante chez un même patient. La gélule doit être avalée avec un peu de liquide.
Le diltiazem 300 mg peut être prescrit :
- en monothérapie,
- substitué à un autre antihypertenseur,
- associé aux autres antihypertenseurs en dehors du vérapamil, des bêtabloquants ; pour ces derniers, des précautions s'imposent (voir interactions).
La gélule doit être avalée sans être ouverte ni croquée.


Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
Ce médicament ne doit jamais être utilisé en cas de :
- hypersensibilité au diltiazem,
- dysfonction sinusale,
- blocs auriculoventriculaires de degrés II et III non appareillés,
- insuffisance ventriculaire gauche avec stase pulmonaire,
- bradycardie sévère (inférieure ou égale à 40 battements par min),
- en cas d'occlusion intestinale, en raison de la présence d'huile de ricin,
- association au dantrolène en perfusion (voir interactions),
- en association au cisapride, au pimozide, à l'ergotamine et à la dihydroergotamine.
En raison de la présence de saccharose, ce médicament est contre-indiqué en cas d'intolérance au fructose, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase.
DECONSEILLE :
- Le chlorhydrate de diltiazem est généralement déconseillé en cas d'association aux anti-arythmiques et à l'esmolol (en cas d'altération de la fonction ventriculaire gauche), au triazolam, chez la femme enceinte ou susceptible de l'être : les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène. Il n'existe pas actuellement de données en nombre suffisant sur un éventuel effet malformatif ou foetotoxique du chlorhydrate de diltiazem lorsqu'il est administré pendant la grossesse. En conséquence, l'utilisation du chlorhydrate de diltiazem est déconseillée pendant la grossesse. Cet élément ne constitue pas l'argument systématique pour conseiller une interruption de grossesse, mais conduit à une attitude de prudence et à une surveillance prénatale orientée.
- Allaitement : le diltiazem est retrouvé à des concentrations très faibles dans le lait maternel. Toutefois, l'allaitement lors d'un traitement par diltiazem est à éviter.


Effets indésirables Dilrene LP

- Les plus fréquents, qui conduisent parfois à l'interruption du traitement sont : bradycardies sinusales symptomatiques, blocs sino-auriculaires, blocs auriculoventriculaires, éruptions cutanées. Ces dernières sont le plus souvent localisées et consistent en un érythème simple, une urticaire ou, exceptionnellement un érythème desquamatif, éventuellement fébrile, régressif à l'arrêt du traitement ou une vascularite, un érythème polymorphe, une dermatite exfoliative, une pustulose exanthématique aiguë généralisée, une photosensibilité et au plan muqueux une hyperplasie gingivale.
- Les manifestations correspondant à une vasodilatation (céphalées, malaises, palpitations, vertiges, bouffées vasomotrices et oedèmes des membres inférieurs) sont dose-dépendantes, en relation avec l'activité pharmacologique du principe actif et surviennent plus volontiers chez le sujet âgé.
- Troubles digestifs (vomissements, douleurs abdominales), en raison de la présence de l'huile de ricin.
Ces effets sont en général peu fréquents, bénins et transitoires.
- Les autres effets secondaires sont rares et transitoires : asthénie, somnolence, insomnie, troubles digestifs (dyspepsies, épigastralgies, sécheresse buccale, nausées, constipation ou diarrhée).
- De rares cas d'augmentations isolées, modérées et transitoires, des transaminases hépatiques ont été observés à la période initiale du traitement. De très exceptionnels cas d'hépatites cliniques ont été rapportés, réversibles à l'arrêt du traitement.
- Exceptionnels cas de syndrome extrapyramidal et de gynécomastie.
 

Précautions d'emploi

- En raison de la présence de saccharose, ce médicament est contre-indiqué en cas d'intolérance au fructose, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase.
- En raison de la présence d'huile de ricin, risque de sensibilisation, notamment chez l'enfant de moins de 3 ans.
- Une surveillance doit être exercée chez les patients présentant une altération de la fonction ventriculaire gauche, une bradycardie (risque de majoration) ou un BAV de 1er degré à l'électrocardiogramme (risque de majoration et exceptionnellement de bloc complet). En revanche, pas de précaution particulière en cas de bloc de branche isolé.
- Chez les sujets âgés, les patients insuffisants rénaux et les patients insuffisants hépatiques, les concentrations plasmatiques de diltiazem peuvent être augmentées. Il est recommandé d'être particulièrement attentif aux contre-indications et précautions d'emploi et d'exercer une surveillance attentive, en particulier de la fréquence cardiaque et de l'électrocardiogramme, en début de traitement.
- En cas d'anesthésie générale, informer l'anesthésiste de la prise du médicament.
- Le diltiazem peut être utilisé sans danger chez les patients souffrant de troubles respiratoires chroniques.


Interactions avec d'autres médicaments

ASSOCIATIONS CONTRE-INDIQUEES :
- Dantrolène (perfusion) par mesure de prudence : chez l'animal, des cas de fibrillations ventriculaires mortelles sont constamment observés lors de l'administration de vérapamil et de dantrolène par voie IV. L'association d'un antagoniste du calcium et de dantrolène est donc potentiellement dangereuse.
- Cisapride :
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
- Pimozide :
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
- Ergotamine, dihydroergotamine :
Ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (inhibition du métabolisme hépatique de l'alcaloïde de l'ergot de seigle).
ASSOCIATIONS DECONSEILLEES :
- Esmolol (en cas d'altération de la fonction ventriculaire gauche) : troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculoventriculaire et défaillance cardiaque (synergie des effets).
- Anti-arythmiques : le diltiazem a des propriétés anti-arythmiques et du point de vue des interactions médicamenteuses, il est à considérer comme tel. La coprescription est déconseillée du fait de l'augmentation possible des effets indésirables cardiaques par effets additifs. L'association à un autre anti-arythmique est TRES DELICATE, nécessitant une surveillance clinique étroite et un contrôle de l'ECG.
- Triazolam : augmentation des concentrations plasmatiques de triazolam (diminution de son métabolisme hépatique avec majoration de la sédation).
ASSOCIATIONS FAISANT L'OBJET DE PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Alpha1 bloquants : majoration de l'effet hypotenseur et risque d'hypotension orthostatique sévère. Une surveillance clinique doit être faite avec recherche d'hypotension orthostatique dans les heures qui suivent la prise du médicament alpha1 bloquant (en particulier en début de traitement par celui-ci).
- Alfentanil : augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique. Adapter la posologie de l'analgésique en cas de traitement par le diltiazem.
- Bêtabloquants : troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculoventriculaire, et défaillance cardiaque (synergie des effets).
Une telle association ne doit se faire que sous surveillance clinique et ECG étroite, en particulier chez le sujet âgé et en début de traitement.
- Amiodarone : risque accru de bradycardie ou de bloc auriculoventriculaire notamment chez les sujets âgés. Il convient de mener une surveillance clinique et ECG.
- Carbamazépine : augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage (inhibition de son métabolisme hépatique). Surveillance clinique et réduction éventuelle de la posologie de la carbamazépine.
- Ciclosporine : augmentation des concentrations circulantes de ciclosporine. Le mécanisme invoqué est une inhibition du métabolisme de la ciclosporine. Il convient de diminuer la posologie de la ciclosporine, de contrôler la fonction rénale, de doser les taux circulants de ciclosporine et d'adapter la posologie pendant l'association et après son arrêt.
- Rifampicine : diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique. Il convient de mener une surveillance clinique et une adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt.
- Esmolol (en cas de fonction ventriculaire gauche normale) : troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculoventriculaire et défaillance cardiaque (synergie des effets). Il faut mener une surveillance clinique et ECG.
- Midazolam (voie IV) : augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam (diminution de son métabolisme hépatique avec majoration de la sédation). Il convient de mener une surveillance clinique et une réduction de la posologie pendant le traitement par le diltiazem.
- Baclofène : majoration de l'effet antihypertenseur. Il convient de mener une surveillance de la tension artérielle et une adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.
ASSOCIATIONS A PRENDRE EN COMPTE :
- Antidépresseurs imipraminiques (tricycliques), neuroleptiques : effet antihypertenseur et risque d'hypotension orthostatique majorés (effet additif).
- Amifostine : majoration de l'effet antihypertenseur.
- Corticoïdes, tétracosactide (voie générale) (sauf hydrocortisone employée comme traitement substitutif dans la maladie d'Addison) : diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).
- Clonidine : troubles de l'automatisme et/ou troubles de la conduction auriculoventriculaire par addition des effets indésirables.


Grossesse et allaitement

Grossesse :
Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène.
Il n'existe pas actuellement de données en nombre suffisant sur un éventuel effet malformatif ou foetotoxique du chlorhydrate de diltiazem lorsqu'il est administré pendant la grossesse.
En conséquence, l'utilisation du chlorhydrate de diltiazem est déconseillée pendant la grossesse. Cet élément ne constitue pas l'argument systématique pour conseiller une interruption de grossesse, mais conduit à une attitude de prudence et à une surveillance prénatale orientée.
Allaitement
Le diltiazem est retrouvé à des concentrations très faibles dans le lait maternel. Toutefois, l'allaitement lors d'un traitement par diltiazem est à éviter.


Comment ça marche ?

Après administration par voie orale, la concentration plasmatique maximale est obtenue environ 7 heures plus tard. La demi-vie plasmatique apparente est à 12 heures. Le diltiazem est lié aux protéines dans la proportion de 80-85%. Le diltiazem est métabolisé par le foie ; le principal métabolite actif est le désacétyl diltiazem.
L'élimination est essentiellement biliaire (65%) et urinaire (35%).

 

 

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