DUROGESIC

 



DUROGESIC 100 µg/h , Dispositif transdermique

Présentation : Boîte de 5 Sachets
Distributeur ou fabriquant : MAPHAR
Composition : Fentanyl
PPM : 1660.00 Dh

DUROGESIC 25 µg/h , Dispositif transdermique

Présentation : Boîte de 5 Sachets
Distributeur ou fabriquant : MAPHAR
Composition : Fentanyl
PPM : 558.00 Dh

DUROGESIC 50 µg/h , Dispositif transdermique

Présentation : Boîte de 5 Sachets
Distributeur ou fabriquant : MAPHAR
Composition : Fentanyl
PPM : 970.00 Dh

DUROGESIC 75 µg/h , Dispositif transdermique

Présentation : Boîte de 5 Sachets
Distributeur ou fabriquant : MAPHAR
Composition : Fentanyl
PPM : 1350.00 Dh

 

 

Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

Chez l'adulte

DUROGESIC est indiqué dans le traitement des douleurs chroniques sévères, qui ne peuvent être correctement traitées que par des analgésiques opioïdes.

Chez l'enfant

DUROGESIC est indiqué dans le traitement au long cours des douleurs chroniques sévères chez les enfants à partir de 2 ans recevant des analgésiques opioïdes.



Posologie DUROGESIC 12 microgrammes/heure Dispositif transdermique Boîte de 5

Chez l'adulte

La posologie est individuelle et basée sur les traitements opioïdes antérieurs du patient et tient compte :

• de la possibilité d'apparition d'une accoutumance,

• de l'état général actuel, de l'état médical du patient, et

• du degré de sévérité de la maladie.

La dose requise de fentanyl est ajustée individuellement et doit être évaluée régulièrement après chaque administration.

Patients recevant pour la première fois un traitement par opioïdes

Utiliser le dispositif transdermique de DUROGESIC le plus faiblement dosé, soit 12 microgrammes/h pour l'initiation du traitement. Chez les patients très âgés ou faibles, il est déconseillé d'entreprendre un traitement par opioïdes en utilisant DUROGESIC, en raison de leur sensibilité connue aux traitements par opioïdes. Dans ces cas, il est préférable d'initier le traitement avec de faibles doses de morphine à libération immédiate et de prescrire DUROGESIC après détermination de la posologie optimale.

Patients antérieurement traités par des opioïdes

Lorsque l'on remplace un traitement par opioïdes oraux ou parentéraux par un traitement par le fentanyl, la dose initiale de fentanyl doit être calculée comme suit:

1. la quantité d'analgésiques qui a été nécessaire au cours des 24 dernières heures doit être déterminée.

2. la somme ainsi obtenue doit être convertie en la dose orale correspondante de morphine, à l'aide du Tableau 1.

3. la dose correspondante de fentanyl doit être déterminée comme suit:

a) à l'aide du Tableau 2 pour les patients nécessitant une rotation des opioïdes (rapport de conversion de la morphine orale au fentanyl transdermique égal à 150:1)

b) à l'aide du Tableau 3 pour les patients dont le traitement par opioïde est stable et bien toléré (rapport de conversion de la morphine orale au fentanyl transdermique égal à 100:1)

Tableau 1 : Tableau des doses équi-analgésiques des différents opioïdes

Toutes les doses indiquées dans ce tableau sont équivalentes, en termes d'effet analgésique, à 10 mg de morphine par voie parentérale.

 

Doses équi-analgésiques (mg)

Substance active

Voie parentérale (IM)

Voie orale

Morphine

10

30 - 40

Hydromorphone

1,5

7,5

Oxycodone

10 - 15

20 - 30

Méthadone

10

20

Lévorphanol

2

4

Oxymorphine

1

10 (voie rectale)

Diamorphine

5

60

Péthidine

75

-

Codéine

-

200

Buprénorphine

0,4

0,8 (voie sublinguale)

Cétobémidone

10

20 - 30

Tableau 2 : Dose initiale recommandée de fentanyl transdermique en fonction de la dose orale journalière de morphine

(pour les patients nécessitant une rotation des opioïdes)

Dose orale de morphine (mg/24 h)

Libération transdermique de fentanyl

(microgrammes/h)

< 44

12,5

45 - 134

25

135 - 224

50

225 - 314

75

315 - 404

100

405 - 494

125

495 - 584

150

585 - 674

175

675 - 764

200

765 - 854

225

855 - 944

250

945 - 1034

275

1035 - 1124

300

Tableau 3: Dose initiale recommandée de fentanyl transdermique en fonction de la dose orale journalière de morphine

(pour les patients dont le traitement par opioïde est stable et bien toléré)

Dose orale de morphine (mg/24 h)

Libération transdermique de fentanyl

(microgrammes/h)

< 60

12,5

60 - 89

25

90 - 149

50

150 - 209

75

210 - 269

100

270 - 329

125

330 - 389

150

390 - 449

175

450 - 509

200

510 - 569

225

570 - 629

250

630 - 689

275

690 - 749

300

 

En associant plusieurs dispositifs transdermiques, une libération de plus de 100 microgrammes de fentanyl par heure peut être obtenue.

L'évaluation initiale de l'effet analgésique maximal de DUROGESIC doit être réalisée 24 heures après la pose du patch. En effet, les concentrations sériques de fentanyl augmentent progressivement pendant les 24 premières heures suivant l'application du patch.

Au cours des 12 premières heures suivant le remplacement par DUROGESIC, le patient continue à recevoir l'analgésique précédemment prescrit, à la même dose. Pendant les 12 heures suivantes, cet analgésique est administré selon les besoins.

Ajustement de la dose et traitement d'entretien

Le patch doit être remplacé toutes les 72 heures. La dose est à ajuster au cas par cas jusqu'à l'obtention d'une analgésie efficace. Pour les patients chez lesquels l'effet analgésique diminue fortement dans la période allant de 48 à 72 heures après l'application, il peut être nécessaire de renouveler le patch de fentanyl au bout de 48 heures.

DUROGESIC 12 microgrammes par heure est adapté à l'ajustement de la dose, pour des posologies faibles. Si l'effet analgésique est insuffisant à la fin de la période initiale d'application, il est possible d'augmenter la dose au bout de 3 jours jusqu'à obtention de l'effet désiré pour chaque patient. Normalement, les autres ajustements posologiques doivent être effectués par paliers de 25 microgrammes/heure, bien qu'il faille tenir compte des besoins en analgésiques supplémentaires et de l'intensité de la douleur du patient.

Les patients peuvent avoir besoin, par moments, de doses supplémentaires d'un analgésique à courte durée d'action, en cas de douleur paroxystique.

Des méthodes analgésiques supplémentaires ou différentes, ou l'administration d'opioïdes différents doivent être envisagées quand la dose de DUROGESIC dépasse 300 microgrammes/heure.

Des symptômes de sevrage ont été signalés après relais d'un traitement prolongé par la morphine par du fentanyl transdermique, malgré une bonne efficacité analgésique. S'il apparaît des symptômes de sevrage, il est recommandé de les traiter par de faibles doses de morphine de courte durée d'action.

Modification ou arrêt du traitement

S'il s'avère nécessaire d'arrêter le traitement par DUROGESIC, le remplacement par d'autres opioïdes doit être progressif en commençant par une dose faible et en augmentant progressivement les doses. En effet, les taux de fentanyl diminuent progressivement après le retrait du patch et il faut au moins 17 heures pour que la concentration sérique de fentanyl diminue de 50 %.

En règle générale, il faut arrêter progressivement le traitement analgésique opioïde afin d'éviter les symptômes de sevrage (nausées, vomissements, diarrhée, anxiété et tremblement musculaire). Les tables de conversion 2 et 3 ne doivent pas être utilisées pour le passage d'un traitement par DUROGESIC à la morphine.

Mode d'administration

Immédiatement après avoir extrait le patch du sachet et avoir décollé la couche antiadhésive, appliquer le dispositif transdermique sur une région glabre de la peau du haut du corps (thorax, dos, partie supérieure du bras). Pour éliminer les poils, utiliser des ciseaux et non pas un rasoir. Avant l'application, laver soigneusement la peau à l'eau propre (sans produits nettoyants) et la sécher parfaitement. Appliquer ensuite le dispositif transdermique en appuyant légèrement la paume de la main pendant environ 30 secondes. La zone cutanée sur laquelle le patch est appliqué ne doit présenter ni microlésions (par exemple dues à une radiothérapie ou au rasage), ni irritation.

Comme le dispositif transdermique est protégé par un film externe postérieur imperméable, il peut être porté sous la douche.

Il est parfois nécessaire d'assurer une fixation supplémentaire du patch.

Si la dose est progressivement augmentée, la surface active requise peut atteindre une valeur au-delà de laquelle une augmentation supplémentaire n'est plus possible.

Après application du dispositif, ne pas jeter le sachet car il comporte dans son étiquette verso, un système de récupération du dispositif usagé ( voir rubriqueInstructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination ).

Durée d'administration

Il faut renouveler le patch au bout de 72 heures. S'il s'avère nécessaire de le renouveler plus rapidement chez un patient donné, il faut attendre au moins 48 heures pour le renouvellement faute de quoi les concentrations moyennes de fentanyl risquent de devenir excessives. Il faut changer de site d'application lors de chaque renouvellement du patch. Il faut respecter un intervalle de 7 jours avant d'appliquer un nouveau patch sur la même région de la peau. L'effet analgésique peut persister quelque temps après le retrait du dispositif transdermique.

S'il reste des traces du dispositif transdermique sur la peau après le retrait, on peut les éliminer en utilisant beaucoup de savon et d'eau. Ne jamais utiliser d'alcool ou d'autres solvants pour le nettoyage car ils risqueraient de pénétrer dans la peau en raison de l'effet du patch.

Utilisation chez les patients âgés

Il faut surveiller étroitement les patients âgés et au besoin réduire la dose ( voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques ).

Insuffisance hépatique et rénale

En cas d'insuffisance hépatique ou rénale, il faut assurer une surveillance soigneuse et au besoin réduire la dose ( voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi ).

Chez l'enfant

Enfants âgés de 16 ans ou plus

Se reporter à la posologie chez l'adulte.

Enfants âgés de 2 à 16 ans

Mode d'administration

Chez le jeune enfant, le patch doit être appliqué préférentiellement au niveau de la partie supérieure du dos pour éviter que l'enfant puisse retirer le patch.

Posologie

DUROGESIC doit être administré uniquement aux enfants âgés de 2 à 16 ans tolérants aux opioïdes majeurs à dose stable et recevant une dose équivalente à au moins 30 mg de morphine orale par jour.

Pour calculer la dose de DUROGESIC à administrer à partir de la dose de morphine orale par 24 h, utiliser la table de conversion ci-dessous, fournie à titre indicatif.

Doses de DUROGESIC recommandées à titre indicatif en fonction des doses de morphine/24 heures1

 

Voie orale
Dose de morphine/24 h
(mg/j)

DUROGESIC
Dispositif transdermique en microgrammes/h

Chez l'enfant2

30 - 44

12

 

45 - 134

25

1 Dans les études cliniques, ces intervalles de dose de morphine orale ont été utilisés comme base de conversion à DUROGESIC.

2 Pour des doses de morphine supérieures à 134 mg/24 heures, la table de conversion à utiliser est la même pour les enfants et pour les adultes.

Les données issues des essais cliniques sont limitées chez les enfants recevant plus de 90 mg de morphine par voie orale par jour. Dans les études menées chez l'enfant, la dose de fentanyl par voie transdermique nécessaire a été calculée de la façon suivante: 30 mg à 45 mg de morphine orale par jour ou une dose d'opioïde équivalente correspond à un dispositif transdermique DUROGESIC 12 µg/h. Cette table de conversion chez l'enfant ne s'applique qu'au passage de la morphine orale (ou son équivalent) à DUROGESIC, dispositif transdermique. La table de conversion ne doit pas être utilisée pour le passage d'un traitement par DUROGESIC à la morphine ou aux autres opioïdes en raison du risque de surdosage.

L'effet antalgique de la première dose de DUROGESIC n'est pas optimal pendant les 24 premières heures. C'est pourquoi, il est recommandé de poursuivre les antalgiques antérieurement utilisés pendant les 12 premières heures suivant la pose du premier patch. Pendant les 12 heures suivantes, ces antalgiques pourront être utilisés en fonction des besoins du patient.

Etant donné que le pic des concentrations plasmatiques en fentanyl apparaît après 12 à 24 h de traitement, une surveillance de la survenue des effets indésirables, en particulier bradycardie, bradypnée et hypoventilation, est recommandée pendant au moins 48 h après initiation d'un traitement par DUROGESIC ou après une augmentation de dose ( voir aussi rubrique Mises en garde et précautions d'emploi ).

Adaptation posologique et traitement d'entretien

En cas d'effet antalgique insuffisant de DUROGESIC, il peut être nécessaire d'administrer des doses supplémentaires de morphine ou d'un autre opioïde à courte durée d'action. En fonction des besoins antalgiques supplémentaires et de l'état douloureux de l'enfant, il peut être nécessaire d'augmenter la posologie. Les adaptations posologiques devront être réalisées par paliers de 12 µg/h.



Contre indications

• Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients.

• Douleur aiguë ou postopératoire, car l'ajustement de la dose est impossible lors d'une utilisation de courte durée.

• Perturbation grave du système nerveux central.

• Chez l'enfant (2 à 16 ans) : patients n'ayant jamais reçu d'opioïdes ou ne tolérants pas les opioïdes.



Effets indésirables Durogesic

La fréquence des réactions indésirables est définie comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000)

L'effet indésirable le plus grave du fentanyl est la dépression respiratoire.

Affections cardiaques

Peu fréquent : tachycardie, bradycardie.

Rare : arythmie.

Affections du système nerveux

Très fréquent : céphalées, sensations vertigineuses.

Peu fréquent : tremblement, paresthésies, anomalies du langage.

Très rare : ataxie, crises convulsives (y compris crises cloniques et crises de grand mal).

Affections oculaires

Très rare : amblyopie.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent : dyspnée, hypoventilation.

Très rare : dépression respiratoire, apnée.

Affections gastro-intestinales

Très fréquent : nausées, vomissements, constipation.

Fréquent : sécheresse de la bouche, dyspepsie.

Peu fréquent : diarrhée.

Rare : hoquet.

Très rare : flatulences douloureuses, iléus.

Affections du rein et des voies urinaires

Peu fréquent : rétention d'urine.

Très rare : cystalgie, oligurie.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent : sueurs, prurit.

Fréquent : réactions cutanées au site d'application.

Peu fréquent : exanthème, érythème.

Le rash, l'érythème et le prurit disparaissent généralement en l'espace d'une journée après le retrait du patch.

Affections vasculaires

Peu fréquent : hypertension, hypotension.

Rare : vasodilatation.

Troubles généraux

Rare : oedèmes, sensation de froid.

Affections du système immunitaire

Très rare : anaphylaxie.

Affections psychiatriques

Très fréquent : somnolence.

Fréquent : sédation, nervosité, perte de l'appétit

Peu fréquent : euphorie, amnésie, insomnie, hallucinations, agitation.

Très rare : idées délirantes, états d'excitation, asthénie, dépression, anxiété, confusion, troubles sexuels, syndrome de sevrage.

Autres effets indésirables

Pas d'informations (impossible à évaluer à la lumière des données disponibles): L'usage prolongé du fentanyl peut conduire à l'apparition d'une accoutumance et d'une dépendance physique et psychique. Après le relais par DUROGESIC d'autres analgésiques opioïdes ou après l'arrêt brutal du traitement, les patients peuvent présenter le syndrome de sevrage des opioïdes (avec par exemple les symptômes suivants : nausées, vomissements, diarrhée, anxiété et frissons).

Chez l'enfant (2 à 16 ans)

Le profil des évènements indésirables chez les enfants et les adolescents traités par DUROGESIC a été similaire à celui observé chez les adultes. Chez l'enfant, il n'a pas été identifié de risque supérieur à celui attendu lors de l'utilisation d'opioïdes dans le traitement des douleurs d'origine cancéreuse et il ne semble pas qu'il y ait de risque pédiatrique spécifique associé à l'utilisation de DUROGESIC chez l'enfant dès 2 ans dès lors qu'il est utilisé selon les recommandations définies.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés au cours des essais cliniques chez l'enfant ont été la fièvre, les vomissements, et les nausées.

 

Précautions d'emploi

Ce produit doit uniquement être utilisé dans le cadre d'un traitement intégré de la douleur, comprenant une évaluation médicale, sociale et psychologique appropriée.

Le traitement par DUROGESIC doit toujours être instauré par un médecin expérimenté, connaissant bien la pharmacocinétique des dispositifs transdermiques de fentanyl et le risque d'hypoventilation grave.

Quand un patient a présenté un évènement indésirable grave, il faut le surveiller pendant 24 heures après le retrait du dispositif transdermique à cause de la demi-vie du fentanyl (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Dans les douleurs chroniques non cancéreuses, il est préférable d'initier le traitement avec un opioïde fort à libération immédiate (par exemple la morphine) et de prescrire DUROGESIC après détermination de l'efficacité et de la dose optimale de l'opioïde fort.

Ne pas découper le dispositif transdermique car il n'existe aucune information sur la qualité, l'efficacité et la tolérance des fragments de patchs.

Si le patient a besoin de doses dépassant 500 mg d'équivalent de morphine, il est recommandé de réévaluer le traitement par opioïde.

Les effets indésirables les plus fréquents après l'administration des doses usuelles sont somnolence, confusion mentale, nausées, vomissements et constipation. Les premiers de ces symptômes sont transitoires et il faut en rechercher la cause s'ils persistent. Par contre, la constipation ne disparaît pas si le traitement est poursuivi. Tous ces effets étant prévisibles, ils doivent être anticipés, en particulier la constipation, afin d'optimiser le traitement. Il est souvent nécessaire d'administrer un traitement correctif (voir rubrique Effets indésirables).

L'utilisation concomitante de buprénorphine, nalbuphine ou pentazocine n'est pas recommandée (voir aussi rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Douleur paroxystique

Les études montrent que presque tous les patients ont besoin, en plus du traitement par le patch de fentanyl, d'un traitement complémentaire par des médicaments à libération immédiate, pour traiter les douleurs paroxystiques.

Dépression respiratoire

Comme avec tous les opioïdes forts, certains patients peuvent présenter une dépression respiratoire sous traitement par DUROGESIC et les patients doivent être surveillés à la recherche de cet effet. La dépression respiratoire peut persister après le retrait du patch.

L'incidence de la dépression respiratoire augmente avec la dose de fentanyl. Les substances agissant sur le système nerveux central (SNC) peuvent aggraver la dépression respiratoire (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

En cas de dépression respiratoire préexistante, le fentanyl doit être utilisé avec prudence et à des doses réduites.

Maladie pulmonaire chronique

En cas de maladie pulmonaire chronique, obstructive ou autre, le fentanyl peut induire des réactions indésirables plus graves ; chez ces patients, les opioïdes peuvent diminuer la stimulation respiratoire et augmenter la résistance des voies respiratoires.

Dépendance médicamenteuse

Une accoutumance et une dépendance physique et psychique peuvent apparaître après l'administration répétée d'opioïdes, mais ces phénomènes sont rares dans le cadre du traitement des douleurs cancéreuses.

Augmentation de la pression intracrânienne

DUROGESIC doit être utilisé avec prudence chez les patients risquant d'être particulièrement sensibles aux effets intracrâniens du CO2, par exemple les patients présentant des signes d'augmentation de la pression intracrânienne, des troubles de la conscience ou un coma.

Cardiopathies

Les opioïdes peuvent provoquer une hypotension, en particulier en cas d'hypovolémie. La prudence est donc de rigueur lors du traitement des patients présentant une hypotension et/ou une hypovolémie. Le fentanyl peut induire une bradycardie. DUROGESIC doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des bradyarythmies.

Insuffisance hépatique

Comme le fentanyl est transformé en métabolites inactifs dans le foie, son élimination risque d'être retardée en cas de pathologie hépatique. En cas d'insuffisance hépatique, il faut surveiller soigneusement les patients et réduire la dose, si nécessaire.

Insuffisance rénale

Moins de 10 % du fentanyl est excrété sous forme inchangée par les reins et, contrairement à la morphine, on ne connaît pas de métabolites actifs éliminés par voie rénale. Les résultats obtenus avec le fentanyl intraveineux chez des patients souffrant d'insuffisance rénale suggèrent que le volume de distribution du fentanyl peut être modifié par la dialyse. Ceci peut affecter les concentrations sériques. Le traitement de patients présentant une insuffisance rénale par du fentanyl transdermique doit s'accompagner d'une surveillance soigneuse à la recherche de signes de toxicité du fentanyl et une réduction posologique doit être envisagée si nécessaire.

Patients fébriles/exposés à une chaleur extérieure

Les augmentations importantes de la température corporelle peuvent potentiellement accélérer l'absorption du fentanyl. C'est pourquoi les patients fébriles doivent être surveillés à la recherche d'effets indésirables des opioïdes. Il ne faut pas exposer le site d'application du patch à des sources extérieures de chaleur, par exemple sauna.

Patients âgés

Les résultats des études menées après l'administration intraveineuse de fentanyl suggèrent que la clairance du produit peut être réduite et sa demi-vie prolongée chez les personnes âgées. En outre, les patients âgés risquent d'être plus sensibles au principe actif que les patients plus jeunes.

Cependant, les études menées avec le dispositif transdermique de fentanyl chez des patients âgés montrent que la pharmacocinétique du fentanyl ne diffère pas significativement de celle observée chez les patients jeunes, même si les concentrations sériques sont généralement plus élevées. Chez les patients âgés ou cachectiques, il faut assurer une surveillance soigneuse et réduire la dose, si nécessaire.

Enfants (de 2 à 16 ans)

DUROGESIC ne doit pas être administré chez les enfants n'ayant jamais reçu d'opioïdes (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Contre-indications). Il existe un risque d'hypoventilation grave ou pouvant mettre en jeu le pronostic vital indépendamment de la dose de DUROGESIC administrée (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

DUROGESIC n'a pas été étudié chez l'enfant de moins de 2 ans. DUROGESIC doit être administré uniquement aux enfants de 2 ans ou plus ayant déjà reçu et toléré des opioïdes (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Contre-indications). DUROGESIC ne doit pas être utilisé chez l'enfant de moins de 2 ans.

Afin de prévenir une ingestion accidentelle par l'enfant, choisir avec prudence le site d'application de DUROGESIC (voir rubrique Posologie et mode d'administration) et vérifier attentivement la bonne adhésion du dispositif.

Chez l'enfant, il n'est pas recommandé d'utiliser DUROGESIC dans les cas suivants :

• dans le traitement des douleurs aiguës ou chez les patients nécessitant une analgésie opioïde de courte durée d'action ;

• dans le traitement de la douleur postopératoire, y compris après la sortie du patient ou après des opérations effectuées sur une journée (par exemple amygdalectomie) ;

• dans le traitement des douleurs modérées ;

• dans le traitement des douleurs transitoires (par exemple utilisation en fonction des besoins).

Allaitement

Le fentanyl étant excrété dans le lait maternel, l'allaitement doit être interrompu pendant le traitement par DUROGESIC (voir aussi rubrique Grossesse et allaitement).

Myasthénie

Des réactions (myo)cloniques non épileptiques sont possibles. La prudence s'impose lors du traitement des patients présentant une myasthénie.

Interactions

L'utilisation avec les derivés de l'acide barbiturique, la buprénorphine, la nalbuphine et la pentazocine doit généralement être évitée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).



Interactions avec d'autres médicaments

L'utilisation concomitante de dérivés de l'acide barbiturique doit être évitée, car elle risque d'augmenter l'effet dépresseur respiratoire du fentanyl.

L'utilisation concomitante de buprénorphine, nalbuphine ou pentazocine n'est pas recommandée. Elles ont une forte affinité avec les récepteurs opioïdes ayant une activité intrinsèque relativement faible et donc diminuent partiellement l'effet analgésique du fentanyl et peuvent induire un syndrome de sevrage chez les patients dépendant des opioïdes (voir aussi rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).

L'utilisation concomitante d'autres produits exerçant un effet dépresseur sur le SNC peut induire des effets additifs dépresseurs et une hypoventilation, une hypotension ainsi qu'une sédation profonde, voire un coma. Les substances qui ont un effet dépresseur sur le SNC sont les suivantes :

• les opioïdes,

• les anxiolytiques et tranquillisants,

• les hypnotiques,

• les produits pour anesthésie générale,

• les phénothiazines,

• les myorelaxants squelettiques,

• les antihistaminiques sédatifs,

• les boissons alcoolisées.

En conséquence, l'usage concomitant des médicaments susmentionnés exige une surveillance du patient.

Les IMAO augmentent l'effet des analgésiques opioïdes, en particulier en cas d'insuffisance cardiaque. Le fentanyl ne doit donc pas être utilisé dans les 14 jours suivant l'arrêt d'un traitement par des IMAO.

Le fentanyl, principe actif ayant une clairance élevée, est rapidement et largement métabolisé, essentiellement par l'iso-enzyme CYP3A4. L'administration d'itraconazole (un puissant inhibiteur de l'iso-enzyme CYP3A4) à raison de 200 mg/jour par voie orale pendant 4 jours n'a pas eu d'effet significatif sur la pharmacocinétique du fentanyl intraveineux. Chez quelques sujets, les concentrations plasmatiques ont toutefois augmenté. L'administration orale de ritonavir (l'un des plus puissants inhibiteurs du CYP3A4) a réduit de deux tiers la clairance du fentanyl intraveineux et doublé sa demi-vie. L'utilisation simultanée d'inhibiteurs puissants du CYP3A4 (par exemple ritonavir) et de fentanyl transdermique peut aboutir à une augmentation des concentrations plasmatiques de fentanyl. Ce phénomène peut accentuer ou prolonger non seulement ses effets thérapeutiques mais aussi ses effets indésirables, ce qui peut provoquer une dépression respiratoire sévère. Dans ces situations, il faut intensifier les soins et la surveillance des patients. L'utilisation concomitante du ritonavir ou d'autres inhibiteurs puissants du CYP3A4 et du fentanyl transdermique n'est pas recommandée, à moins que le patient soit sous étroite surveillance.



Grossesse et allaitement

La sécurité d'emploi du fentanyl pendant la grossesse n'a pas été établie. Des études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité préclinique). Le risque potentiel en clinique n'est pas connu. Le fentanyl ne doit être utilisé pendant la grossesse qu'en cas de nécessité absolue.

Un traitement prolongé pendant la grossesse risque de provoquer un syndrome de sevrage chez le nourrisson.

Il est déconseillé d'utiliser du fentanyl pendant le travail et l'accouchement (y compris par césarienne) car le fentanyl franchit la barrière placentaire et peut provoquer une dépression respiratoire chez le nouveau-né.

Le fentanyl est excrété dans le lait maternel et peut provoquer une sédation et une dépression respiratoire chez le nourrisson allaité. L'allaitement doit donc être interrompu pendant au moins 72 heures après le retrait de DUROGESIC (voir aussi rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi)



Effet sur la conduite de véhicules

DUROGESIC perturbe considérablement l'aptitude à conduire et à utiliser des machines. Ce risque est particulièrement élevé au début du traitement, lors des changements de dose et en cas de consommation concomitante d'alcool ou de tranquillisants. Les patients dont l'état est stabilisé sous traitement à une posologie donnée ne sont pas toujours soumis à des restrictions.

Les patients doivent donc demander à leur médecin s'ils peuvent ou non conduire et utiliser des machines.



Comment ça marche ?

Après l'application de DUROGESIC, le fentanyl est absorbé de façon continue à travers la peau sur une période de 72 heures. Grâce à la matrice de polymère et à la diffusion du fentanyl au travers des couches cutanées, la vitesse de libération reste relativement constante.

Absorption

Après la première application de DUROGESIC, les concentrations sériques de fentanyl augmentent progressivement et atteignent généralement un plateau au bout de 12 à 24 heures, après quoi elles restent relativement stables pendant le reste de l'intervalle de 72 heures entre l'application de deux patchs successifs. Les concentrations sériques de fentanyl atteintes dépendent de la taille du dispositif transdermique.

Dans toutes les situations pratiques, la concentration sérique d'équilibre est atteinte après la deuxième application de 72 heures et se maintient pendant les applications ultérieures d'un patch de même taille.

Distribution

Le taux de liaison du fentanyl aux protéines plasmatiques est de 84 %.

Biotransformation

Le fentanyl est principalement métabolisé par le foie, par l'iso-enzyme CYP3A4. Son métabolite principal, le norfentanyl, est inactif.

Elimination

Quand le traitement par DUROGESIC est arrêté, les concentrations sériques de fentanyl diminuent progressivement, en chutant d'environ 50 % en l'espace de 13-22 heures chez l'adulte et de 22-25 heures chez l'enfant. La poursuite de l'absorption du fentanyl à partir de la peau explique que la réduction des concentrations sériques soit plus lente qu'après une perfusion intraveineuse.

Environ 75 % du fentanyl sont excrétés dans les urines, essentiellement sous la forme de métabolites, avec moins de 10 % sous la forme active inchangée. Environ 9 % de la dose sont retrouvés dans les selles, essentiellement sous forme métabolisée.

Pharmacocinétique dans des situations cliniques particulières

Chez les patients âgés et affaiblis, l'élimination du fentanyl peut être réduite, ce qui conduit à un allongement de la demi-vie terminale. En cas d'insuffisance rénale ou hépatique, l'élimination du fentanyl peut être altérée en raison des modifications des protéines plasmatiques et de la clairance métabolique, ce qui aboutit à une augmentation des concentrations sériques.

Chez l'enfant

Dans la population pédiatrique, la clairance ajustée au poids corporel (L/h/kg) s'avère être 82 % plus élevée chez les enfants âgés de 2 à 5 ans et 25 % plus importante chez les enfants de 6 à 10 ans comparée à celle observée chez les enfants de 11 à 16 ans dont la clairance est probablement similaire à celle des adultes. Ces résultats ont été pris en compte pour déterminer la posologie.

 

 
 

 

 

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