HALOTHANE

 



HALOTHANE, Liquide pour inhalation

Présentation : Flacon de 250ml
Distributeur ou fabriquant : COOPER PHARMA
Composition : Halothane Bp

 

 

Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

Anesthésique général par inhalation, utilisable en induction et entretien, chez l'adulte et l'enfant.


Posologie HALOTHANE Liquide pour inhalation par vapeur Boîte de 1 Flacon de 250 ml

Propriétés physico-chimiques :
Liquide volatil, ininflammable et inexplosible aux concentrations habituelles.
Stabilisé par la présence de thymol qui peut éventuellement se concentrer dans le vaporisateur (coloration brune), l'halothane n'est pas décomposé par la chaux sodée. Il peut être utilisé en circuit ouvert, semi-ouvert, semi-fermé ou fermé.
Evaporateur :
Des évaporateurs spécialement calibrés pour l'halothane doivent être utilisés afin de contrôler avec précision la concentration de l'anesthésique délivré. Il est recommandé de leur assurer un entretien régulier.
Prémédication :
L'administration d'atropine (0,5 mg) est indiquée dans certains cas (voir mises en garde).
Concentration :
La concentration alvéolaire minimale de l'halothane est en moyenne de 0,76% et est abaissée en présence de protoxyde d'azote.
- Adultes :
. Induction :
L'anesthésie peut être induite en douceur avec des concentrations de 2 à 4% d'halothane dans l'oxygène ou un mélange d'oxygène et de protoxyde d'azote.
Lorsque l'oxygène ou l'air sont utilisés seuls, des concentrations supérieures d'halothane de l'ordre de 4 à 5% sont souvent nécessaires. L'intubation peut être pratiquée 3 à 4 minutes après le début de l'inhalation.
Il est tout à fait possible de faire appel à un anesthésique intraveineux avant de commencer l'administration d'halothane.
. Entretien :
Des concentrations comprises entre 0,5 et 2% d'halothane dans l'oxygène ou le mélange oxygène/protoxyde d'azote sont habituellement adéquates chez l'adulte.
Ces concentrations permettent l'utilisation d'une concentration élevée d'oxygène, évitant ainsi toute hypoxie.
- Sujet âgé : La concentration alvéolaire minimale est plus faible que chez l'adulte d'âge moyen. En conséquence, les concentrations utilisées à l'induction et à l'entretien sont généralement réduites.
- Enfant : Pour l'induction, une concentration comprise entre 1,5 et 2% d'halothane dans l'oxygène ou le mélange oxygène/protoxyde d'azote est indiquée. Pour l'entretien, une concentration comprise entre 0,5 et 2% est généralement suffisante.



Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Hypersensibilité aux agents anesthésiques volatils.
- Patients ayant des antécédents, personnels ou familiaux d'hyperthermie maligne.
- Patients ayant présenté une atteinte hépatique, un ictère, une fièvre inexpliquée ou une éosinophilie après administration d'un anesthésique halogéné.
DECONSEILLE :
- Grossesse : des études animales ont montré un potentiel tératogène chez certaines espèces. Bien que ces données expérimentales ne puissent être totalement extrapolées à l'homme, il est prudent d'éviter toute anesthésie générale par inhalation pendant les premiers mois de la grossesse, à moins que cela ne soit indispensable.
- Il est déconseillé d'utiliser l'halothane chez les sujets susceptibles de présenter une hyperthermie maligne (antécédents d'hyperthermie maligne d'effort, myopathies telles que les dystrophies musculaires, syndrome de King, myotonie, myopathie à noyau central).
- Associations déconseillées : sympathomimétiques alpha et bêta (dopamine, adrénaline et noradrénaline pour action systémique par voie parentérale) ; sympathomimétiques bêta (isoprénaline) ; théophylline (base et sels) et aminophylline ; sympathomimétiques bêta 2 (salbutamol, terbutaline, ritodrine).


Effets indésirables Halothane

- De rares observations d'hépatite cytolytique ont été rapportées après anesthésie à l'halothane. L'âge adulte, le sexe féminin et surtout le caractère itératif et rapproché des anesthésies avec ce même produit sont considérés comme des facteurs de risque (voir contre-indications et mises en garde).
- Une bradycardie et/ou une hypotension peuvent survenir pendant l'anesthésie par halothane. Une baisse modérée de la tension artérielle est habituelle durant l'induction à l'halothane (l'halothane diminue la pression artérielle de manière dose-dépendante). La tension tend ensuite à remonter avec la réduction de la concentration de l'halothane en entretien, mais demeure généralement stable, nettement au-dessous de la valeur pré-anesthésique.
Cet effet hypotenseur peut être utilisé pour réduire le saignement et libérer ainsi le champ opératoire.
Cependant, si nécessaire, une administration intraveineuse de phényléphrine permettra de maîtriser cette baisse tensionnelle.
- Des cas de troubles du rythme cardiaque, en particulier ventriculaires, ont été signalés comme très fréquents. Certains sont d'évolution grave et ont pu conduire à des décès.
- Des frissons peuvent s'observer pendant la phase du réveil, notamment si le patient est hypothermique.
- L'anesthésie par halothane peut entraîner des nausées et des vomissements post-opératoires.
- Dépression respiratoire, surtout aux fortes concentrations.
- De même qu'avec les autres agents anesthésiques de ce type, l'halothane peut déclencher un état d'hypermétabolisme du muscle squelettique conduisant à une forte demande en oxygène et induisant un syndrome clinique connu sous le nom d'hyperthermie maligne (HM). Ce syndrome comprend des symptômes non spécifiques tels que rigidité musculaire, tachycardie, tachypnée, cyanose, arythmie et tension artérielle instable, ainsi qu'une élévation de l'ensemble du métabolisme ce qui se traduit par une élévation de la température corporelle et l'augmentation du CO2 en fin d'expiration (PetCO2). De tels effets ont été observés, dans des rares cas, chez l'Homme après une anesthésie par l'halothane (voir mises en garde et précautions d'emploi).

Précautions d'emploi

MISES EN GARDE :
- Salle d'opération : une bonne ventilation de la salle d'opération est conseillée lors de toute utilisation d'anesthésique par inhalation.
- L'emploi d'halothane est réservé aux anesthésistes et aux médecins exerçant sous la responsabilité des anesthésistes, en clinique ou en hôpital disposant de tout le matériel d'assistance respiratoire et de réanimation nécessaire à tout acte d'anesthésie générale.
- ECG et oxymétrie de pouls doivent être monitorés en permanence. En aucun cas l'halothane ne doit être administré par la personne effectuant l'acte chirurgical ou de diagnostic.
- Il est recommandé de bien évaluer le rapport bénéfice/risque avant l'utilisation de l'halothane chez l'enfant pour l'anesthésie de courte durée et en chirurgie ORL du fait du risque de troubles du rythme cardiaque. En effet, des troubles du rythme cardiaque au cours de la période d'induction, du maintien de l'anesthésie ainsi qu'au cours de la période de réveil ont été signalés comme très fréquents.
En particulier, des études cliniques en chirurgie dentaire et en chirurgie ORL chez l'enfant ont montré une incidence plus élevée de tachycardies ventriculaires asymptomatiques, comparativement à d'autres agents halogénés volatils.
La prudence est requise en cas d'administration d'halothane chez les patients atteints de phéochromocytome, car le risque d'arythmie opératoire peut être augmenté.
- Lors de l'utilisation des anesthésiques halogénés, des cas d'anomalies des fonctions hépatiques, d'ictère et de cytolyse hépatique massive, parfois mortelle ont été signalés. Ces réactions orientent vers des réactions d'hypersensibilité communes aux anesthésiques halogénés.
- D'autre part, cirrhose, hépatite virale ou toute autre pathologie hépatique préexistante doivent faire préférer un autre agent anesthésique.
- Toute répétition d'anesthésie avec un gaz halogéné avant un délai d'environ 3 mois doit être évitée chaque fois que cela est possible.
- L'anesthésie par halothane peut s'accompagner d'une bradycardie, ce qui peut augmenter son effet hypotenseur. Il convient d'envisager l'administration intraveineuse d'un anticholinergique avant l'induction ou pendant l'entretien de l'anesthésie, surtout dans les situations où le tonus vagal risque d'être prédominant ou lorsque l'halothane est utilisé avec d'autres agents bradycardisants.
- L'halothane peut être à l'origine d'une hyperthermie maligne. Si celle-ci apparaît, le traitement consiste dans l'arrêt des agents ayant déclenché ce mécanisme, la dépose des évaporateurs, la purge du circuit, l'administration intraveineuse de dantrolène ainsi qu'un traitement symptomatique.
Il est déconseillé d'utiliser l'halothane chez les sujets susceptibles de présenter une hyperthermie maligne (antécédents d'hyperthermie maligne d'effort, myopathies telles que les dystrophies musculaires, syndrome de King, myotonie, myopathie à noyau central).
PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- L'halothane provoque une relaxation des muscles striés. La prudence est recommandée si l'halothane doit être administré chez des patients atteints de myasthénie.
- Neurochirurgie : L'halothane est un puissant vasodilatateur cérébral. Des augmentations du débit sanguin cérébral et/ou de la pression intracrânienne peuvent s'observer pendant une anesthésie par halothane. Une hyperventilation modérée est recommandée pour prévenir l'augmentation de la pression du LCR. Une augmentation plus prononcée de la pression intracrânienne peut survenir en cas de tumeur intracrânienne.
- Grossesse : des études animales ont montré un potentiel tératogène chez certaines espèces. Bien que ces données expérimentales ne puissent être totalement extrapolées à l'homme, il est prudent d'éviter toute anesthésie générale par inhalation pendant les premiers mois de la grossesse, à moins que cela ne soit indispensable.
Obstétrique : en raison de la relaxation du muscle utérin due à l'halothane, il est conseillé de maintenir l'anesthésie au niveau le plus léger possible. L'utilisation en obstétrique, surtout aux fortes concentrations, peut provoquer une hémorragie de post-partum.
- Associations faisant l'objet de précautions d'emploi : bêtabloquants ; isoniazide ; sympathomimétiques alpha et bêta (adrénaline pour action hémostatique locale par injection sous-cutanée ou gingivale) ; sympathomimétiques indirects : amphétamines et dérivés (anorexigènes, psychostimulants) ; éphédrine et dérivés, méthylphénidate ; toute médication.


Interactions avec d'autres médicaments

ASSOCIATIONS DECONSEILLEES :
- Sympathomimétiques alpha et bêta (dopamine. adrénaline et noradrénaline pour action systémique par voie parentérale) :
Troubles du rythme ventriculaire graves par augmentation de l'excitabilité cardiaque.
- Sympathomimétiques bêta (isoprénaline) :
Troubles du rythme ventriculaire graves, par augmentation de l'excitabilité cardiaque.
- Théophylline (base et sels) et aminophylline :
Troubles du rythme ventriculaire graves, par augmentation de l'excitabilité cardiaque.
- Sympathomimétiques bêta2 (salbutamol, terbutaline, ritodrine) :
En cas d'intervention obstétricale, majoration de l'inertie utérine avec risque hémorragique ; par ailleurs, troubles du rythme ventriculaire graves, par augmentation de l'excitabilité cardiaque.
Interrompre le traitement par les bêta2 mimétiques si l'anesthésie doit se faire sous halothane.
ASSOCIATIONS FAISANT L'OBJET DE PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Bêtabloquants :
Réduction des réactions cardiovasculaires de compensation par les bêtabloquants (l'inhibition bêta-adrénergique peut être levée durant l'intervention par des bêtastimulants).
En règle générale, ne pas arrêter le traitement bêtabloquant et, de toute façon, éviter l'arrêt brutal. Informer l'anesthésiste de ce traitement.
- Isoniazide :
Potentialisation de l'effet hépatotoxique de l'isoniazide avec formation accrue de métabolites toxiques de l'isoniazide.
En cas d'intervention programmée, arrêter par prudence le traitement par l'isoniazide une semaine avant l'intervention et ne le reprendre que 15 jours après.
- Sympathomimétiques alpha et bêta (adrénaline pour action hémostatique locale par injection sous-cutanée ou gingivale) :
Troubles du rythme ventriculaire graves (augmentation de l'excitabilité cardiaque).
Limiter l'apport, par exemple : moins de 0,1 mg d'adrénaline en 10 minutes ou 0,3 mg en 1 heure chez l'adulte.
- Sympathomimétiques indirects : amphétamines et dérivés (anorexigènes, psychostimulants) ; éphédrine et dérivés, méthylphénidate.
Poussée hypertensive peropératoire.
En cas d'intervention programmée, il est préférable d'interrompre le traitement quelques jours avant l'intervention.
- Toute médication :
Dans la plupart des cas où un traitement médicamenteux est indispensable, il n'y a pas lieu de l'arrêter avant l'anesthésie générale. Il suffit d'en informer l'anesthésiste.


Grossesse et allaitement

Grossesse :
Des études animales ont montré un potentiel tératogène chez certaines espèces.
Bien que ces données expérimentales ne puissent être totalement extrapolées à l'homme, il est prudent d'éviter toute anesthésie générale par inhalation pendant les premiers mois de la grossesse, à moins que cela ne soit indispensable.
Obstétrique :
En raison de la relaxation du muscle utérin due à l'halothane, il est conseillé de maintenir l'anesthésie au niveau le plus léger possible.
L'utilisation en obstétrique, surtout aux fortes concentrations, peut provoquer une hémorragie de post-partum.
Allaitement :
L'halothane a été retrouvé dans le lait maternel, mais ses effets chez le nouveau-né n'ont pas fait l'objet d'études contrôlées.
Cependant, à ce jour, la large utilisation pendant plus de 30 ans de l'halothane n'a révélé aucun effet préjudiciable sur la lactation et le nouveau-né.


Effet sur la conduite de véhicules

L'attention des conducteurs de véhicules et des utilisateurs de machines est attirée sur le fait qu'après une anesthésie générale, il y a persistance, pendant un certain temps, d'une altération de la vigilance qui rend dangereuses la conduite des véhicules et l'utilisation des machines.


Comment ça marche ?

- Anesthésique volatil, l'halothane est absorbé au niveau des alvéoles pulmonaires. Il présente une solubilité relativement faible dans le sang.
L'équilibre de concentration sang/alvéole est obtenu rapidement.
- Dans l'organisme, la pharmacocinétique de l'halothane semble reposer sur un modèle à trois compartiments : tissus richement vascularisés (cerveau, coeur, foie) - tissus musculaires et tissus adipeux. Environ 80% de la dose est éliminée sous forme inchangée par les poumons. Les 20% restants sont éliminés au niveau hépatique par voie oxydative et, dans des conditions d'hypoxie, par voie réductrice.
Les principaux métabolites sont : l'acide trifluoro-acétique et des sels de brome, chlore, fluor, selon la voie.
- La concentration maximale des métabolites est atteinte à la 24ème heure suivant l'administration et leur élimination rénale se poursuit pendant une semaine.
Son affinité pour les lipides entraîne une disparition presque totale du sang après traversée des tissus (en particulier tissus adipeux). Les tissus adipeux sont avides d'halothane, ce qui, au cours d'une anesthésie même prolongée, évite toute accumulation au niveau du sang circulant.
 

 

 

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