LUDIOMIL

 



LUDIOMIL 25 mg, Comprimé Pelliculé

Présentation : Boîte de 30
Distributeur ou fabriquant : NOVARTIS PHARMA
Composition : Maprotiline Chlorhydrate
PPM : 54.10 Dh

LUDIOMIL 75 mg, Comprimé Pelliculé

Présentation : Boîte de 20
Distributeur ou fabriquant : NOVARTIS PHARMA
Composition : Maprotiline Chlorhydrate
PPM :

 

 

Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

Episodes dépressifs majeurs (c'est-à-dire caractérisés).



Posologie LUDIOMIL 25 mg Comprimé pelliculé Boîte de 50

Utiliser les dosages adaptés de comprimés (25 ou 75 mg) ou la forme solution en fonction de la dose journalière prescrite.

DEPRESSION :

Posologie

La posologie recommandée est comprise entre 75 à 150 mg par jour.

La posologie initiale est le plus souvent de 75 mg (en 1 à 3 prises par jour).

Cette posologie sera éventuellement réévaluée après 3 semaines de traitement effectif à doses efficaces. Une adaptation individuelle est alors possible si nécessaire par augmentation progressive des doses dans la fourchette des doses recommandées (75 à 150 mg/j).

Les doses quotidiennes supérieures à 150 mg sont déconseillées.

Mode d'administration

Les caractéristiques pharmacocinétiques de ce médicament autorisent une seule prise journalière, pendant les repas ou à distance de ceux-ci.

La prise la plus importante peut être donnée le soir pour faciliter le sommeil.

Durée de traitement

Le traitement par antidépresseur est symptomatique.

Le traitement d'un épisode est de plusieurs mois (habituellement de l'ordre de 6 mois) afin de prévenir les risques de rechute de l'épisode dépressif.

Populations à risque

Sujet âgé

Le traitement sera initié à posologie faible, c'est-à-dire en pratique à la moitié de la posologie minimale recommandée (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

L'augmentation des doses, si nécessaire, sera progressive, en pratiquant une surveillance clinique : les effets indésirables des imipraminiques peuvent en effet avoir des conséquences graves chez la personne âgée (chutes, confusions).

Insuffisants hépatiques et rénaux

Il convient de diminuer la posologie (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques.).

Enfants et adolescents

L'efficacité et la sécurité d'emploi n'ont pas été étudiées chez les enfants et les adolescents (moins de 18 ans). L'utilisation de la maprotiline est de ce fait déconseillée chez ces patients (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Arrêt du traitement

Un arrêt brutal ou une réduction brutale des doses doivent être évités du fait de la survenue possible de symptômes de sevrage (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables).



Contre indications

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE prescrit dans les cas suivants :

• hypersensibilité à la maprotiline ou à l'un des excipients,

• risque connu de glaucome par fermeture de l'angle,

• risque de rétention urinaire lié à des troubles urétro-prostatiques,

• infarctus du myocarde récent,

• association au sultopride, (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).



Effets indésirables Ludiomil

La plupart des effets indésirables découlent des propriétés pharmacologiques anticholinergiques, adrénolytiques et centrales de la maprotiline (voir rubriquePropriétés pharmacodynamiques). Les patients âges sont particulièrement sensibles à ces effets.

Il peut être difficile de distinguer certains effets indésirables de certains symptômes de la dépression tels que fatigue, troubles du sommeil, agitation, anxiété, constipation ou sécheresse de la bouche.

Certains effets sont liés à la nature même de la maladie dépressive : levée de l'inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire ; inversion de l'humeur avec apparition d'épisodes maniaques ; réactivation d'un délire chez les sujets psychotiques ; manifestations paroxystiques d'angoisse.

Les effets indésirables sont classés par catégorie de fréquence, les plus fréquents d'abord, en utilisant la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1,000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10,000, < 1/1,000) ; très rare (< 1/10,000), y compris cas isolés.

Infections et infestations

 

• Très rare :

Caries dentaires (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Affections hématologiques et du système lymphatique

 

• Très rare:

Leucopénie, agranulocytose, éosinophilie, thrombopénie.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

 

• Très Fréquent :

Augmentation de l'appétit, prise de poids.

• Très rare :

Hyponatrémie. Ces cas sont généralement dus à un syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique.

Affections psychiatriques

 

• Fréquent :

Nervosité, anxiété, agitation.

• Fréquence indéterminée :

Manie, hypomanie, troubles de la libido, agressivité, troubles du sommeil, insomnie, cauchemars, délire, confusion, hallucinations (en particulier chez les patients âgés), dépersonnalisation, idées et comportements suicidaires*.

Affections du système nerveux

 

• Très fréquent :

Sédation, somnolence, sensations vertigineuses, tremblements.

• Rare :

Convulsions.

• Fréquence indéterminée :

Céphalées, myoclonies, troubles de la mémoire, paresthésies, dysarthrie,akathisie, ataxie, dyskinésie, syncope, dysgueusie.

Affections oculaires

 

• Fréquent :

Vision floue, troubles de l'accommodation.

Affections de l'oreille et du labyrinthe

 

• Fréquence indéterminée :

Acouphènes.

Affections cardiaques

 

• Fréquent :

Tachycardie sinusale, palpitations.

• Fréquence indéterminée :

Troubles de la conduction ou du rythme (avec des doses élevées).

Affections vasculaires

 

• Fréquent :

Hypotension orthostatique.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

 

• Très rare :

Pneumopathie interstitielle, bronchospasme.

Affections gastro-intestinales

 

• Très fréquent :

Sécheresse de la bouche, constipation.

• Fréquent :

Nausées, vomissements.

• Fréquence indéterminée :

Stomatite.

Affections hépatobiliaires

 

• Fréquent :

Elévation asymptomatique des enzymes hépatiques.

• Très rare :

Hépatite cytolytique ou cholestatique.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

 

• Fréquent :

Eruption cutanée morbiliforme ou maculopapuleuse, avec ou sans prurit, sueurs, prurit.

• Très rare :

Vascularite cutanée, alopécie, syndrome de Stevens-Johnson, nécro-épidermolyse bulleuse aiguë.

• Fréquence indéterminée :

Réaction de photosensibilité.

Affections du rein et des voies urinaires

 

• Fréquent :

Troubles de la miction.

• Très rare :

Rétention urinaire.

Affections des organes de reproduction et du sein

 

• Très rare :

Hypertrophie mammaire, galactorrhée.

• Fréquence indéterminée :

Impuissance.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

 

• Fréquent :

Bouffées de chaleur

* : Des cas d'idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par maprotiline ou peu après son arrêt (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Symptômes de sevrage

L'arrêt du traitement par la maprotiline, particulièrement quand il est brutal, peut entraîner des symptômes de sevrage. Ont été notamment observés : nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhée, troubles du sommeil, anxiété, nervosité, céphalées, malaises. Il est donc recommandé de diminuer progressivement les doses de maprotiline lorsque le traitement n'est plus nécessaire (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde et précautions d'emploi).

Précautions d'emploi

Mises en garde

Insomnie ou nervosité en début de traitement peuvent justifier une diminution de la posologie ou un traitement transitoire symptomatique.

En cas de virage maniaque franc, le traitement par la maprotiline sera interrompu et, le plus souvent, un neuroleptique sédatif sera prescrit.

Utilisation chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans

L'utilisation de la maprotiline est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans. Des comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement d'opposition et colère) ont été plus fréquemment observés au cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo. Si, en cas de nécessité clinique, la décision de traiter est néanmoins prise, le patient devra faire l'objet d'une surveillance attentive pour détecter l'apparition de symptômes suicidaires.

Suicides/idées suicidaires ou aggravation clinique

La dépression est associée à un risque accru d'idées suicidaires, d'auto-agression et de suicide (comportement de type suicidaire). Ce risque persiste jusqu'à obtention d'une rémission significative. L'amélioration clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients devront être surveillés étroitement jusqu'à obtention de cette amélioration. L'expérience clinique montre que le risque suicidaire peut augmenter en tout début de rétablissement.

Les patients ayant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue d'idées suicidaires ou de comportements de type suicidaire, et doivent faire l'objet d'une surveillance étroite pendant le traitement. Une méta-analyse d'essais cliniques contrôlés versus placebo sur l'utilisation d'antidépresseurs chez l'adulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo. Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra accompagner le traitement médicamenteux, particulièrement au début du traitement et lors des changements de dose. Les patients (et leur entourage) devront être avertis de la nécessité de surveiller la survenue d'une aggravation clinique, l'apparition d'idées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement et de prendre immédiatement un avis médical si ces symptômes survenaient.

Convulsions

Les antidépresseurs comme la maprotiline sont connus pour abaisser le seuil épileptogène et favoriser la survenue de convulsions notamment chez les patients épileptiques ou ayant des antécédents d'épilepsie, en cas d'administration concomitante de médicaments abaissant le seuil épileptogène (voir rubriqueInteractions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions), lors de l'interruption brutale d'un traitement concomitant par benzodiazépines, en cas d'électroconvulsivothérapie, ou lors du dépassement de la posologie recommandée de LUDIOMIL. Dans tous ces cas, il est prudent de renforcer la surveillance clinique ou électrique. La survenue de crises convulsives impose l'arrêt du traitement.

Affections cardiaques et vasculaires

La maprotiline doit être utilisée avec prudence chez les patients souffrant d'affections cardiovasculaires, notamment les patients avec une insuffisance cardiaque, une cardiomyopathie et chez les patients âgés en raison de ses effets tachycardisants et hypotenseurs.

Il est recommandé d'effectuer un ECG dans le bilan initial et de contrôler régulièrement la pression artérielle chez les patients âgés ou sensibles à l'hypotension orthostatique.

Autres effets psychiatriques

Chez certains patients prédisposés ou ayant des antécédents, des troubles psychiatriques peuvent être observés au cours du traitement par antidépresseurs tricycliques : une augmentation paradoxale de l'anxiété (plus prononcée les premiers jours de traitement et persistant généralement les 2 premières semaines), une activation de la psychose chez des patients schizophrènes, des épisodes hypomaniaques ou maniaques chez des patients souffrant de troubles bipolaires. Il pourra être nécessaire de réduire la posologie de LUDIOMIL ou d'arrêter le traitement et d'administrer un antipsychotique.

Anesthésie

Avant toute anesthésie générale ou locale, l'anesthésiste doit être informé que le patient est sous traitement par LUDIOMIL.

Groupes particuliers de patients et traitement au long cours

Il convient d'être prudent chez les patients présentant une constipation chronique, la maprotiline pouvant favoriser un iléus paralytique, notamment chez les patients âgés ou alités. Des mesures appropriées doivent être prises en cas de constipation.

Une augmentation des caries dentaires a été signalée chez des patients traités au long cours par antidépresseurs. Des contrôles dentaires réguliers sont donc recommandés.

Une diminution de la sécrétion lacrymale et l'accumulation de sécrétions mucoïdes dues aux propriétés anticholinergiques des antidépresseurs tricycliques, peuvent entraîner des lésions de l'épithélium cornéen chez les porteurs de lentilles de contact.

Ce médicament est déconseillé en association avec la clonidine et la guanfacine, les sympathomimétiques alpha et bêta (adrénaline, noradrénaline, dopamine administrées par voie parentérale) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Liées aux excipients :

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

Précautions d'emploi

La maprotiline doit être utilisée avec prudence :

• chez le sujet âgé présentant :

o une plus grande sensibilité à l'hypotension orthostatique et à la sédation,

o une constipation chronique (risque d'iléus paralytique),

o une éventuelle hypertrophie prostatique,

• chez les sujets porteurs de certaines affections cardiovasculaires, en raison des effets quinidiniques, tachycardisants et hypotenseurs de cette classe de produits,

• dans les insuffisances hépatiques et rénales, en raison du risque de surdosage (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).

Arrêt du traitement

L'arrêt brutal du traitement ou la réduction brutale de la dose doivent être évités en raison des effets indésirables possibles. Si la décision est prise d'arrêter le traitement, celui-ci doit être diminué très progressivement, aussi rapidement que possible, mais en tenant compte du fait que l'arrêt brutal peut être associé à certains symptômes (céphalées, malaises, nausées, anxiété, troubles du sommeil) (voir rubrique Effets indésirables, paragraphe « Symptômes de sevrage »).



Interactions avec d'autres médicaments

Médicaments abaissant le seuil épileptogène

L'utilisation conjointe de médicaments proconvulsivants, ou abaissant le seuil épileptogène, devra être soigneusement pesée, en raison de la sévérité du risque encouru. Ces médicaments sont représentés notamment par la plupart des antidépresseurs (imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, le bupropion, le tramadol.

Médicaments atropiniques

Il faut prendre en compte le fait que les substances atropiniques peuvent additionner leurs effets indésirables et entraîner plus facilement une rétention urinaire, une poussée aiguë de glaucome, une constipation, une sécheresse de la bouche, etc…

Les divers médicaments atropiniques sont représentés par les antidépresseurs imipraminiques, la plupart des antihistaminiques H1 atropiniques, les antiparkinsoniens anticholinergiques, les antispasmodiques atropiniques, le disopyramide, les neuroleptiques phénothiaziniques ainsi que la clozapine.

Assocations contre-indiquées

(Voir rubrique Contre-indications)

+ Sultopride

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaires, notamment de torsades de pointes.

Associations déconseillées

(Voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

+ Clonidine et guanfacine

Décrit pour la désipramine et l'imipramine.

Inhibition de l'effet antihypertenseur de la clonidine ou de la guanfacine (antagonisme au niveau des récepteurs adrénergiques).

+ Sympathomimétiques alpha et bêta (voie parentérale)

Hypertension paroxystique avec possibilité de troubles du rythme (inhibition de l'entrée du sympathomimétique dans la fibre sympathique).

Associations faisant l'objet de précautions d'emploi

+ Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine

Augmentation des concentrations plasmatiques de la maprotiline avec risque de convulsions et augmentation des effets indésirables.

Surveillance clinique accrue et, si nécessaire, adaptation posologique.

+ Adrénaline (voie bucco-dentaire ou sous-cutanée)

Hypertension paroxystique avec possibilité de troubles du rythme ventriculaires graves par augmentation de l'excitabilité cardiaque.

Limiter l'apport, par exemple, moins de 0,1 mg d'adrénaline en 10 minutes ou 0,3 mg en une heure, chez l'adulte.

+ Thioridazine (neuroleptique phénothiazinique)

Risque d'augmentation des effets indésirables de la maprotiline, par diminution de son métabolisme hépatique par la thioridazine.

Surveillance clinique. Si besoin, adaptation de la posologie de l'antidépresseur pendant le traitement par thioridazine.

Associations à prendre en compte

+ Antihypertenseurs

Majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique (effets additifs)

+ Baclofène

Risque d'augmentation de l'hypotonie musculaire.

+ Bêta bloquant dans l'insuffisance cardiaque

Effet vasodilatateur et risque d'hypotension, notamment orthostatique (effet additif).

+ Antipsychotiques

La co-administration d'antipsychotiques (par ex. phénothiazines, rispéridone) peut entraîner un abaissement du seuil épileptogène et des convulsions (voir rubriqueMises en garde et précautions d'emploi).



Grossesse et allaitement

Grossesse

Le maintien d'un bon équilibre psychique maternel est souhaitable tout au long de la grossesse. Si une prise en charge médicamenteuse est nécessaire pour assurer cet équilibre, elle doit être instituée ou poursuivie à dose efficace tout au long de la grossesse et si possible en monothérapie.

A ce jour, les résultats des données semblent exclure un risque malformatif particulier des antidépresseurs imipraminiques, mais pour la maprotiline, les données sont limitées. Chez les nouveau-nés de mères traitées en fin de grossesse par un antidépresseur imipraminique, des signes d'imprégnation (notamment atropiniques) et/ou de sevrage ont parfois été décrits :

• troubles neurologiques dans la première semaine de vie (hypotonie, hyperexcitabilité, trémulations, voire exceptionnellement convulsions) ;

• troubles respiratoires (polypnée, accès de cyanose, voire exceptionnellement détresse respiratoire) ;

• troubles digestifs (difficulté de mise en route de l'alimentation, retard à l'émission du méconium et distension abdominale).

Tous ces signes apparaissent dans les premiers jours de vie et sont le plus souvent de courte durée et peu sévères.

Compte tenu des données disponibles, l'utilisation de la maprotiline est envisageable quel que soit le terme de la grossesse. La surveillance du nouveau-né tiendra compte des effets précédemment décrits.

Allaitement

La maprotiline est excrétée dans le lait. La dose estimée reçue par l'enfant et les effets chez le nouveau-né allaité ne sont pas connus. En conséquence, le traitement est à éviter pendant l'allaitement.



Effet sur la conduite de véhicules

Ce médicament peut affaiblir les facultés mentales et physiques nécessaires à l'exécution de certaines tâches dangereuses, telles que la manipulation d'appareils ou la conduite de véhicules à moteur.



Comment ça marche ?

Absorption

La biodisponibilité de la maprotiline est très variable d'un sujet à l'autre (de 45 à 95% environ). En raison d'un effet de premier passage hépatique éventuellement important, la biodisponibilité de la maprotiline peut ainsi être réduite après administration par voie orale d'environ 50 % au maximum par rapport à l'administration parentérale.

Distribution

Le volume de distribution est élevé, en moyenne de 25 l/kg. La clairance totale plasmatique de la maprotiline, calculée après administration intraveineuse, est de 1,1 l/min.

La maprotiline traverse la barrière hémato-encéphalique ainsi que le placenta et passe dans le lait maternel.

Liaison aux protéines plasmatiques :

La liaison aux protéines est importante et proche de 90 %.

Métabolisme

Le foie joue un rôle majeur dans le processus de métabolisation des antidépresseurs imipraminiques après captation (effet de premier passage) puis biotransformation intense, ce qui explique :

• la forte valeur de la clairance plasmatique, rapportée au débit sanguin hépatique (1,5 l/min)

• le très faible pourcentage de composés actifs retrouvés dans les urines.

Le métabolisme hépatique de la maprotiline concerne plus de 95% de la dose administrée.

Le principal métabolite de la maprotiline est la desméthylmaprotiline, composé actif, à la suite d'une réaction catalysée principalement par le CYP2D6 et accessoirement par le CYP1A2. Les concentrations plasmatiques de desméthylmaprotiline restent toujours inférieures à celles de la maprotiline. La suite du schéma métabolique de la maprotiline et de la desméthylmaprotiline s'opère par conjugaison avec l'acide glucuronique, formant des métabolites hydrosolubles éliminés dans les urines ou la bile.

Elimination

Seulement 2 % de la dose administrée de maprotiline s'élimine sous forme inchangée dans les urines. La demi-vie d'élimination plasmatique de la maprotiline est d'environ 45 heures. Egalement, 1 % de la dose est éliminé sous forme de desméthylmaprotiline.

La majorité des produits éliminés sont des glycuroconjugués des métabolites primaires (75%), les deux tiers étant éliminés par voie urinaire et environ un tiers par les fécès.

Relation concentration-activité

Pour la maprotiline, la fourchette thérapeutique communément retenue se situe entre 180 et 400 ng/ml. En pratique courante, le dosage plasmatique de la maprotiline n'est pas nécessaire pour assurer le suivi thérapeutique.

Toutefois, on distingue 2 groupes de malades pour lesquels le monitoring des concentrations plasmatiques peut être souhaitable :

• les patients à risque: sujet âgé, pathologie cardiaque, hépatique, rénale, enfant (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) ;

• les patients résistant au traitement ou chez lesquels les effets indésirables sont marqués ou encore polymédiqués (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Populations à risque

• sujet âgé : le métabolisme hépatique diminue et donc la clairance totale avec augmentation des concentrations à l'équilibre et de la demi-vie. Il importe alors de diminuer les doses, au moins dans un premier temps.

• insuffisants hépatiques et rénaux : il convient de diminuer la posologie de la maprotiline.

 

 

 

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