LUVERIS

 



LUVERIS 75 U.I

Présentation : Boîte de 1 flacon
Distributeur ou fabriquant : PROMOPHARM
Composition : Lutropine alfa
PPM : 448.00 Dh

 

 

Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

Luveris, en association avec une préparation à base d'hormone folliculo-stimulante (FSH), est recommandé pour stimuler le développement folliculaire chez les femmes qui présentent un déficit sévère en hormone lutéinisante (LH) et en FSH. Au cours des essais cliniques, ces patientes étaient définies par un taux plasmatique de LH endogène < 1,2 UI/l.



Posologie LUVERIS 75 UI Poudre et solvant pour solution injectable SC Boîte de 1 Flacon de poudre + flacon de solvant de 1 ml

Tout traitement par Luveris doit être institué sous la surveillance d'un médecin ayant l'expérience du traitement des problèmes de fertilité. L'auto-injection de ce médicament ne devra être réalisée que par des patientes motivées, formées et pouvant disposer de conseils avisés.


Chez les femmes présentant un déficit en LH et en FSH, l'objectif du traitement par la lutropine alfa en association avec la FSH est de développer un seul follicule de Graaf mature, à partir duquel l'ovule sera libéré après administration de choriogonadotropine humaine (hCG). Luveris devra être administré en injections quotidiennes, en même temps que la FSH. Ces patientes étant aménorrhéiques et présentant une faible sécrétion endogène d'estrogènes, le traitement peut être débuté à tout moment du cycle. Luveris devra être administré en même temps que la follitropine alfa.


Le traitement devra être adapté à la réponse individuelle de chaque patiente, celle-ci étant déterminée en mesurant la taille du follicule par échographie et la sécrétion estrogénique. Le traitement recommandé commence par 75 UI de lutropine alfa (soit un flacon de Luveris) par jour, avec 75 à 150 UI de FSH. Si une augmentation de la dose de FSH est nécessaire, il est préférable d'ajuster la dose à intervalles de 7 ou 14 jours et par paliers de 37,5 UI ou 75 UI. Il peut être justifié au cours d'un cycle de prolonger la stimulation jusqu'à 5 semaines.

Quand une réponse optimale est obtenue, une injection unique de 250 microgrammes de r-hCG ou 5 000 à 10 000 UI d'hCG devra être administrée 24 à 48 heures après les dernières injections de lutropine alfa et de FSH. On recommandera alors à la patiente d'avoir un rapport sexuel le jour même et le jour suivant l'administration d'hCG. Alternativement, une insémination intra-utérine (IIU) peut être pratiquée.


Un soutien de phase lutéale peut être envisagé ; en effet, le manque de substances à activité lutéotrope (LH/hCG) après l'ovulation peut entraîner une insuffisance qualitative du corps jaune.


Si une réponse excessive est obtenue, le traitement devra être arrêté et l'hCG ne devra pas être administrée. Le traitement devra reprendre lors du cycle suivant, à une posologie de FSH inférieure à celle du cycle abandonné.


Luveris s'administre par voie sous-cutanée. La poudre doit être reconstituée, immédiatement avant l'emploi, avec le solvant fourni.



Contre indications

Luveris est contre-indiqué chez les patientes présentant :


• hypersensibilité aux gonadotrophines ou à l'un des excipients

• carcinome ovarien, utérin ou mammaire

• tumeur hypothalamique ou hypophysaire

• hypertrophie ou kystes de l'ovaire, non imputables à un syndrome des ovaires polykystiques et d'étiologie inconnue

• saignements gynécologiques d'étiologie inconnue.


Luveris ne doit pas être utilisé quand il existe des circonstances rendant une grossesse normale impossible, par exemple :

• insuffisance ovarienne primitive

• malformations des organes génitaux incompatibles avec une grossesse

• fibromes utérins incompatibles avec une grossesse



Effets indésirables Luveris

Description générale :


La lutropine alfa est utilisée pour stimuler le développement folliculaire en association avec la follitropine alfa. Dans ce contexte, il est difficile d'attribuer des effets indésirables à l'une des substances en particulier.


Lors d'un essai clinique, des réactions (ecchymoses, douleur, rougeur, prurit ou tuméfaction) au site d'injection, légères (7,4 %) et modérées (0,9 %), ont été rapportées. Aucune réaction grave au site d'injection n'a été rapportée. A ce jour, aucune réaction allergique systémique n'a été rapportée après administration de Luveris.


Moins de 6 % des patientes traitées par Luveris ont présenté un syndrome d'hyperstimulation ovarienne. Aucun syndrome d'hyperstimulation ovarienne grave n'a été rapporté (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Dans de rares cas, une torsion des annexes (complication de l'hypertrophie des ovaires) et un hémopéritoine ont été associés au traitement par gonadotrophine ménopausique humaine. Bien que ces effets indésirables n'aient pas été observés, il est possible qu'ils puissent survenir également avec Luveris.


Une grossesse ectopique peut également survenir, en particulier chez les femmes ayant des antécédents de pathologie tubaire.


Réactions contraires


La convention suivante a été utilisée pour déterminer la fréquence des effets indésirables (événement/nombre de patients) : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à <1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à <1/100), rare (≥ 1/10 000 à <1/1 000), très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).


Après analyse, les effets indésirables suivants (présentés suivant un ordre décroissant de gravité au sein de chaque fréquence de groupe) peuvent être observés après l'administration de Luveris :

Classe de système d'organes

Fréquent

Très rare

Troubles gastro-intestinaux

Nausées, douleurs abdominales, douleur pelvienne

 

Troubles vasculaires

 

Evénements thrombo-emboliques généralement associés à un syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO) grave

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Céphalées, somnolence, réaction au site d'injection

 

Affections des organes de reproduction et du sein

Syndrome d'hyperstimulation ovarienne, kyste ovarien, douleurs mammaires

 

Précautions d'emploi

Avant d'entreprendre le traitement, un bilan de la stérilité du couple est nécessaire ainsi que la recherche d'éventuelles contre-indications à une grossesse. Les examens porteront également sur l'hypothyroïdie, l'insuffisance corticosurrénalienne, l'hyperprolactinémie et les tumeurs hypophysaires ou hypothalamiques pour lesquelles des traitements spécifiques seront prescrits.


Les traitements qui stimulent le développement folliculaire augmentent le risque d'hyperstimulation ovarienne car ils peuvent induire une réponse estrogénique excessive et un développement multifolliculaire.


Le syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO) peut devenir une complication grave, caractérisée par de larges kystes ovariens proches de la rupture. Une réponse ovarienne excessive au traitement provoque rarement une hyperstimulation significative, sauf si l'hCG est administrée pour induire l'ovulation. Il est par conséquent prudent de supprimer l'administration d'hCG dans de tels cas et de conseiller aux patientes de ne pas avoir de rapports sexuels ou d'utiliser des contraceptifs locaux pendant au moins 4 jours.


Le suivi attentif de la réponse ovarienne, basé sur l'examen échographique, est recommandé juste avant et pendant le cycle de stimulation, particulièrement chez les patientes présentant des ovaires polykystiques.


Chez les patientes qui reçoivent un traitement inducteur de l'ovulation, l'incidence des grossesses et des naissances multiples est accrue comparée au mode de conception naturelle.


Quand un risque important de SHO ou de grossesse multiple est anticipé, il est conseillé d'interrompre le traitement.


Afin de réduire les risques de SHO ou de grossesses multiples, il est recommandé de pratiquer des examens échographiques et des dosages d'estradiol. Chez les patientes anovulatoires, le risque de SHO est augmenté pour un taux sérique d'estradiol > 900 pg/ml (3 300 pmol/l) et la présence de plus de 3 follicules de diamètre supérieur ou égal à 14 mm.


Le respect des posologies et schémas d'administration recommandés pour la lutropine alfa et la FSH ainsi que la surveillance stricte du traitement permettent de diminuer l'incidence de l'hyperstimulation ovarienne et des grossesses multiples.


Les essais cliniques ont montré que le médicament augmentait la sensibilité ovarienne à la FSH. Si une augmentation de la dose de FSH est nécessaire, il est préférable d'ajuster la dose à intervalles de 7 ou 14 jours et par paliers de 37,5 UI ou 75 UI. Au cours des essais cliniques, aucun cas d'hypersensibilité à la lutropine alfa n'a été rapporté.


La fréquence des grossesses sans naissance vivante du fait d'une fausse-couche ou d'un avortement est plus élevée chez les patientes bénéficiant d'une stimulation de la croissance folliculaire par induction de l'ovulation que dans une population normale.


Les femmes ayant des antécédents de pathologie tubaire sont exposées à un risque de grossesse ectopique, que la grossesse ait été obtenue par conception spontanée ou au moyen d'un traitement stimulant la fertilité. La prévalence des grossesses ectopiques après FIV se situe entre 2 et 5 %, comparée à 1 à 1,5 % dans la population générale.


Des tumeurs bénignes et malignes de l'ovaire et d'autres organes de la reproduction ont été rapportées, chez des femmes ayant eu recours à plusieurs traitements médicaux pour traiter l'infertilité. Il n'a pas encore été établi si un traitement par gonadotrophines augmente ou non le risque initial de ces tumeurs chez les femmes infertiles.


La prévalence des malformations congénitales après utilisation des techniques de reproduction assistée (TRA) serait légèrement plus élevée qu'après la conception naturelle. Ceci pourrait être dû à des facteurs parentaux (ex. âge de la mère, génétique), aux TRA et aux grossesses multiples.


Chez les femmes exposées aux facteurs de risque généralement reconnus d'accidents thrombo-emboliques, tels que les antécédents personnels ou familiaux, le traitement par gonadotrophines pourrait augmenter le risque. Chez ces femmes, il est nécessaire de déterminer si les bénéfices de l'administration de gonadotrophines sont supérieurs ou,non sur les risques éventuels. Il faut toutefois noter que la grossesse elle-même, ainsi que le SHO, sont également associés à un risque accru d'accidents thrombo-emboliques.



Interactions avec d'autres médicaments

Aucune étude d'interactions n'a été réalisée avec la lutropine alfa.

Luveris ne doit pas être mélangé dans une même seringue avec d'autres médicaments, excepté avec la follitropine alfa. Des études ont montré que l'administration simultanée de ces deux médicaments ne modifiait pas significativement l'activité, la stabilité, les propriétés pharmacocinétiques ou pharmacodynamiques des substances actives.



Grossesse et allaitement

Luveris ne doit pas être administré au cours de la grossesse ou de l'allaitement.



Effet sur la conduite de véhicules

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.



Comment ça marche ?

La pharmacocinétique de la lutropine alfa a été étudiée chez des femmes volontaires présentant une désensibilisation hypophysaire, à des doses allant de 75 UI à 40 000 UI.

Le profil pharmacocinétique de la lutropine alfa est analogue à celui de la LH extraite des urines humaines. Après administration intraveineuse, la lutropine alfa se distribue rapidement avec une demi-vie initiale d'environ 1 heure et s'élimine avec une demi-vie terminale d'environ 10 à 12 heures. Le volume de distribution à l'état d'équilibre est d'environ 10 à 14 litres. La pharmacocinétique de la lutropine alfa est linéaire, comme le montre l'aire sous la courbe (AUC) qui reste directement proportionnelle à la dose administrée. La clairance totale est d'environ 2 litres par heure et moins de 5 % de la dose sont excrétés dans les urines. Le temps de résidence moyen est d'environ 5 heures.

Après administration sous-cutanée, la biodisponibilité absolue est d'environ 60 % ; la demi-vie terminale est légèrement allongée. La pharmacocinétique de la lutropine alfa est comparable après administration unique et répétée de Luveris et l'accumulation de la lutropine alfa est minime. Il n'y a pas d'interaction pharmacocinétique avec la follitropine alfa en cas d'administration simultanée des deux produits.

 

 

 

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