METALYSE

 



METALYSE 10000 UI PDI

Présentation : Boîte de 1
Distributeur ou fabriquant : BOTTU S.A.
Composition : Tenecteplase
PPM : 19431.00 Dh

 
Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

Metalyse est un traitement thrombolytique indiqué en cas de suspicion d'infarctus du myocarde avec, soit persistance d'un sus-décalage du segment ST, soit un bloc de branche gauche récent, dans les 6 heures suivant l'apparition des symptômes d'infarctus aigu du myocarde.


Posologie METALYSE 10 000 U Poudre et solvant pour solution injectable Etui de 1 Flacon de poudre + seringue préremplie de 10 ml

- Metalyse doit être utilisé par des médecins familiarisés à l'utilisation des traitements thrombolytiques et ayant à leur disposition les moyens de surveillance adéquats.
- Le traitement par Metalyse doit être instauré le plus tôt possible après le début des symptômes.
- La dose de Metalyse est à ajuster en fonction du poids corporel et ne peut excéder 10000 unités (50 mg de ténectéplase). Le volume nécessaire à l'administration de la dose correcte peut être calculé au moyen du tableau ci-dessous :
Poids corporel du patient en kg (P) : Ténectéplase = Volume de la solution reconstituée.
. P < 60 kg : 6000 U (30 mg) = 6 ml.
. 60 < = P < 70 kg : 7000 U (35 mg) = 7 ml.
. 70 < = P < 80 kg : 8000 U (40 mg) = 8 ml.
. 80 < = P < 90 kg : 9000 U (45 mg) = 9 ml.
. P > = 90 kg : 10000 U (50 mg) = 10 ml.
Pour une explication détaillée, voir la rubrique instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.
- La dose requise doit être administrée sous forme d'un bolus intraveineux unique, en 10 secondes environ.
- Metalyse peut être administré par une tubulure veineuse préexistante si celle-ci est utilisée pour l'administration d'une solution de chlorure de sodium à 0,9%. Metalyse est incompatible avec les solutés glucosés.
- Aucun autre médicament ne doit être mélangé à la solution injectable.
- L'utilisation de Metalyse n'est pas recommandée chez l'enfant (moins de 18 ans) en raison de l'absence de données de sécurité et d'efficacité.
- Traitements associés :
. En association aux anti-agrégants plaquettaires et aux anticoagulants, le traitement antithrombotique doit être administré conformément aux recommandations thérapeutiques validées actuelles pour la prise en charge des patients présentant un infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST.
. L'héparine non fractionnée et l'énoxaparine ont été utilisées comme traitement antithrombotique en association à Metalyse dans des études cliniques.
. L'administration d'acide acétylsalicylique doit être instaurée dès que possible après l'apparition des symptômes et poursuivie à vie, sauf indication contraire.


Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Le traitement thrombolytique étant associé à un risque accru de saignement, Metalyse est contre-indiqué dans les cas suivants :
. Hypersensibilité au ténectéplase ou à l'un des excipients.
. Accidents hémorragiques significatifs, actuels ou au cours des 6 derniers mois.
. Traitement concomitant par anticoagulants oraux (INR > 1,3).
. Tout antécédent de lésion du système nerveux central (par exemple : néoplasie, anévrisme, intervention chirurgicale intracérébrale ou intrarachidienne).
. Diathèse hémorragique connue.
. Hypertension artérielle sévère non contrôlée.
. Intervention chirurgicale majeure, biopsie d'un organe parenchymateux ou traumatisme significatif au cours des 2 derniers mois (y compris tout traumatisme associé à l'infarctus du myocarde en cours).
. Traumatisme crânien récent.
. Réanimation cardiopulmonaire prolongée (> 2 minutes) au cours des 15 derniers jours.
. Péricardite aiguë ou endocardite bactérienne subaiguë.
. Pancréatite aiguë.
. Altération significative de la fonction hépatique, y compris insuffisance hépatique, cirrhose, hypertension portale (varices oesophagiennes) et hépatite évolutive.
. Ulcère gastroduodénal évolutif.
. Anévrisme artériel ou malformation artérielle ou veineuse connue.
. Néoplasie associée à une majoration du risque hémorragique.
. Tout antécédent connu d'accident vasculaire cérébral hémorragique ou d'accident vasculaire cérébral d'origine inconnue.
. Antécédent connu d'accident vasculaire cérébral ischémique ou d'accident ischémique transitoire au cours des 6 derniers mois.
. Démence.
- Allaitement : il n'existe pas de données concernant le passage du ténectéplase dans le lait maternel. L'allaitement maternel doit être évité au cours des 24 premières heures suivant le traitement thrombolytique.
DECONSEILLE :
- L'utilisation de Metalyse n'est pas recommandée chez l'enfant (moins de 18 ans) en raison de l'absence de données de sécurité et d'efficacité.
- Grossesse : on ne dispose d'aucune expérience de l'utilisation de Metalyse chez la femme enceinte. Les études chez l'animal ont mis en évidence un risque élevé de saignements vaginaux d'origine vraisemblablement placentaire et d'avortements. Il faut prendre en considération les bénéfices attendus et les risques potentiels d'aggravation d'une pathologie aiguë mettant en jeu le pronostic vital.


Effets indésirables Metalyse

Les hémorragies sont des effets indésirables très fréquemment associés à l'utilisation du ténectéplase.
Elles sont principalement superficielles et situées au point d'injection. Des ecchymoses ont été fréquemment observées, elles ne nécessitent habituellement aucun traitement particulier. Des cas de décès et de handicap permanent ont été rapportés chez des patients ayant eu un accident vasculaire cérébral (notamment des hémorragies intracrâniennes) et d'autres épisodes hémorragiques graves.
Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante : Très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100, < 1/10), peu fréquent (> 1/1000, < 1/100), rare (> 1/10000, < 1/1000), très rare (> 1/10000).
- Affections du système immunitaire :
Peu fréquent : Réactions anaphylactoïdes (y compris éruption cutanée, urticaire, bronchospasme, oedème laryngé).
- Affections du système nerveux :
Peu fréquent : Hémorragies intracrâniennes (hémorragie cérébrale, hématome cérébral, accident vasculaire cérébral hémorragique, transformation hémorragique d'un accident vasculaire cérébral, hématome intracrânien, hémorragie sous-arachnoïdienne) incluant les symptômes associés tels que somnolence, aphasie, hémiparésie, convulsions.
- Affections oculaires :
Très rare : Hémorragie oculaire.
- Affections cardiaques :
. Très fréquent : Arythmies de reperfusion [telles qu'asystole, rythme idioventriculaire accéléré, arythmie, extrasystoles, fibrillation auriculaire, bloc auriculoventriculaire (du 1er degré jusqu'au bloc complet), bradycardie, tachycardie, arythmie ventriculaire, fibrillation ventriculaire, tachycardie ventriculaire] se produisant selon une relation chronologique proche avec le traitement par ténectéplase. Les arythmies de reperfusion peuvent entraîner un arrêt cardiaque, menacer le pronostic vital et nécessiter l'utilisation de traitements anti-arythmiques classiques.
. Rare : Hémopéricarde.
- Affections vasculaires :
. Très fréquent : Saignements.
. Peu fréquent : Embolie.
- Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
. Fréquent : Epistaxis.
. Peu fréquent : Hémorragie pulmonaire.
- Affections gastro-intestinales :
. Fréquent : Hémorragie gastro-intestinale (telle qu'hémorragie gastrique, hémorragie ulcéreuse gastrique, hémorragie rectale, hématémèse, méléna, hémorragie buccale), nausées, vomissements.
. Peu fréquent : Hémorragie rétropéritonéale (telle qu'hématome rétropéritonéal).
- Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Fréquent : Ecchymoses.
- Affections du rein et des voies urinaires :
Fréquent : Hémorragie génito-urinaire (telle que hématurie, hémorragie des voies urinaires).
- Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
Très fréquent : Saignements superficiels, principalement aux points de ponction ou si des vaisseaux ont été endommagés.
- Investigations :
. Très fréquent : Diminution de la pression artérielle.
. Fréquent : Augmentation de la température corporelle.
- Lésions, intoxications et complications liées aux procédures :
Très rare : Embolie graisseuse pouvant avoir des conséquences sur les organes concernés.
- Comme avec les autres agents thrombolytiques, les événements suivants ont été rapportés suite à l'infarctus du myocarde et/ou au traitement thrombolytique :
- très fréquemment (> 1/10) : hypotension, troubles de la fréquence et du rythme cardiaque, angor.
- fréquemment (> 1/100, < 1/10) : récidive d'ischémie myocardique, insuffisance cardiaque, récidive d'infarctus du myocarde, choc cardiogénique, péricardite, oedème pulmonaire.
- peu fréquemment (> 1/1000, < 1/100) : arrêt cardiaque, insuffisance mitrale, effusion péricardique, thrombose veineuse, tamponnade, rupture myocardique.
- rarement (> 1/10000, < 1/1000) : embolie pulmonaire.
Ces effets cardiovasculaires peuvent mettre en jeu le pronostic vital et entraîner le décès.

Précautions d'emploi

HEMORRAGIES :
- Les hémorragies sont les complications les plus fréquentes associées à l'utilisation de Metalyse. L'héparinothérapie associée peut contribuer à la survenue d'hémorragies. Le traitement par Metalyse entraîne une lyse de la fibrine et peut conduire à des saignements au niveau des sites de prélèvement sanguin récents. En conséquence, une surveillance étroite de tous les sites de saignement potentiels est nécessaire en cas de traitement thrombolytique (y compris au niveau des sites d'insertion de cathéters, sites de ponction veineuse ou artérielle, sites de dénudation ou d'insertion d'une aiguille). L'utilisation de cathéters rigides, les injections intramusculaires et toute manipulation du patient non essentielle doivent être évitées lors du traitement par Metalyse.
- Des hémorragies ont été observées, le plus souvent au site d'injection et, de façon occasionnelle, des hémorragies urogénitales ou des gingivorragies.
- En cas d'hémorragie sévère, en particulier cérébrale, l'héparinothérapie concomitante doit être immédiatement interrompue. Il y a lieu d'envisager l'administration de protamine si de l'héparine a été administrée dans les 4 heures précédant le début de l'hémorragie. Chez les quelques patients ne répondant pas à ces mesures conservatives, une transfusion de produits sanguins peut être indiquée. La transfusion de cryoprécipités, de plasma frais congelé ou de plaquettes doit être envisagée, en surveillant les paramètres cliniques et biologiques après chaque administration.
Le taux de fibrinogène à atteindre en cas de perfusion de cryoprécipités est de 1 g/L.
Les antifibrinolytiques constituent la dernière alternative thérapeutique. Les risques liés à l'utilisation de Metalyse peuvent être accrus dans les situations suivantes et nécessitent une évaluation approfondie du rapport bénéfice-risque :
. Pression artérielle systolique > 160 mmHg.
. Maladie cérébrovasculaire.
. Hémorragie digestive ou urogénitale récente (au cours des 10 derniers jours).
. Forte suspicion de thrombus du coeur gauche, par exemple sténose mitrale avec fibrillation auriculaire.
. Toute injection intramusculaire récente connue (dans les 48 heures précédentes).
. Patient âgé de plus de 75 ans.
. Poids corporel inférieur à 60 kg.
ARYTHMIES :
La thrombolyse peut entraîner des arythmies liées à la reperfusion coronaire. En cas de traitement par Metalyse, il est recommandé de disposer de moyens thérapeutiques anti-arythmiques pour le traitement des bradycardies et/ou des tachyarythmies ventriculaires (pacemaker, défibrillateur).
ANTAGONISTES DES RECEPTEURS GPIIB/IIIA :
L'administration concomitante d'antagonistes des récepteurs GPIIb/IIIa augmente le risque hémorragique.
READMINISTRATION :
A ce jour, il n'existe pas de données sur la réadministration de Metalyse. En conséquence, la réadministration n'est pas recommandée. Toutefois, aucune formation d'anticorps dirigés contre le ténectéplase n'a été observée après traitement. En cas de réaction anaphylactoïde, l'injection doit être immédiatement interrompue et le traitement approprié doit être instauré. Dans tous les cas, le ténectéplase ne doit pas être réadministré avant d'avoir mesuré les facteurs hématologiques tels que le fibrinogène, le plasminogène ou l'alpha2-antiplasmine.
INTERVENTION CORONARIENNE PERCUTANEE (ICP) PRIMAIRE :
En cas d'ICP primaire programmée conformément aux recommandations thérapeutiques pertinentes actuelles, Metalyse tel qu'utilisé dans l'étude ASSENT-4 PCI (voir rubrique propriétés pharmacodynamiques) ne doit pas être administré.


Interactions avec d'autres médicaments

- Metalyse est contre-indiqué dans le traitement concomitant par anticoagulants oraux (INR > 1,3).
- Aucune étude formelle d'interaction entre Metalyse et les médicaments habituellement administrés chez les patients atteints d'infarctus du myocarde n'a été menée. Toutefois, l'analyse des données recueillies chez plus de 12000 patients traités au cours des phases I, II et III n'a révélé aucune interaction cliniquement notable lors de l'administration de Metalyse avec les produits habituellement utilisés dans le traitement de l'infarctus du myocarde.
- Les produits agissant sur la coagulation ou ceux modifiant les fonctions plaquettaires (par exemple la ticlopidine, le clopidogrel ou les HBPM) sont susceptibles d'accroître le risque hémorragique en cas d'administration avant, pendant ou après un traitement par Metalyse.
- L'administration concomitante d'antagonistes des récepteurs GPIIb/IIIa augmente le risque hémorragique.


Grossesse et allaitement

Grossesse :
On ne dispose d'aucune expérience de l'utilisation de Metalyse chez la femme enceinte. Les études chez l'animal ont mis en évidence un risque élevé de saignements vaginaux d'origine vraisemblablement placentaire et d'avortements (voir le paragraphe données de sécurité précliniques). Il faut prendre en considération les bénéfices attendus et les risques potentiels d'aggravation d'une pathologie aiguë mettant en jeu le pronostic vital.
Allaitement :
Il n'existe pas de données concernant le passage du ténectéplase dans le lait maternel. L'allaitement maternel doit être évité au cours des 24 premières heures suivant le traitement thrombolytique.


Comment ça marche ?

- Le ténectéplase est une protéine recombinante, administrée par voie intraveineuse, qui active le plasminogène. Il est éliminé de la circulation après liaison à des récepteurs hépatiques spécifiques, et catabolisé en peptides de petite taille. Sa liaison aux récepteurs hépatiques est toutefois plus faible que celle du t-PA endogène, ce qui entraîne une demi-vie plus longue. Des études menées chez le rat avec du ténectéplase radiomarqué ont permis d'obtenir des données sur sa distribution et son élimination tissulaires. Le foie est l'organe principal de distribution du ténectéplase. La liaison du ténectéplase aux protéines plasmatiques chez l'homme n'a pas été étudiée.
- Après un bolus intraveineux unique de ténectéplase chez des patients à la phase aiguë de l'infarctus du myocarde, la clairance plasmatique de l'antigène du ténectéplase suit un profil biphasique. Dans la fourchette des doses thérapeutiques, la clairance du ténectéplase n'est pas dose-dépendante. La demi-vie initiale, dominante, est de 24 +/- 5,5 min (moyenne +/- écart-type), ce qui correspond à 5 fois la valeur de la demi-vie du t-PA endogène. La demi-vie terminale est de 129 +/- 87 min et la clairance plasmatique de 119 +/- 49 ml/min.
- La clairance du ténectéplase augmente de façon modérée avec l'accroissement pondéral et diminue légèrement avec l'âge. Elle est en général plus faible chez la femme que chez l'homme, mais cette différence peut s'expliquer par un poids corporel généralement plus faible chez la femme.
- On ne connaît pas l'effet d'une atteinte hépatique ou rénale sur la pharmacocinétique du ténectéplase chez l'homme. Il n'existe aucune donnée permettant de définir un schéma d'adaptation de la dose de ténectéplase chez les patients insuffisants rénaux sévères ou insuffisants hépatiques. Toutefois, compte tenu des données obtenues chez l'animal, il est peu probable qu'une atteinte rénale modifie les paramètres pharmacocinétiques du ténectéplase.
 

 

 

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