NIVAQUINE

 



NIVAQUINE 100mg , Comprimé

Présentation : Boîte de 20
Distributeur ou fabriquant : SANOFI
Composition : Chloroquine Sulfate
PPM : 12.00 Dh

 

 
Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

- En parasitologie :
Traitement curatif et préventif du paludisme.
Il est nécessaire, lors de la prescription d'antipaludiques, de prendre en compte les recommandations des autorités sanitaires nationales et internationales concernant l'évolution des chimiorésistances.
- En rhumatologie :
Traitement symptomatique d'action lente de la polyarthrite rhumatoïde.
- En dermatologie :
. Lupus érythémateux discoïde.
. Lupus érythémateux subaigu.
. Traitement d'appoint ou prévention des rechutes des lupus systémiques.
. Prévention des lucites.


Posologie NIVAQUINE 100 mg Comprimé sécable Boîte de 20

Voie orale.
Afin d'éviter les nausées et vomissements, administrer la chloroquine après les repas.
Afin de prévenir la survenue de troubles du sommeil qui peuvent être liés au traitement, il est préférable d'absorber le comprimé après le repas du matin ou du midi.
1 comprimé contient 100 mg de chloroquine base.
PALUDISME :
TRAITEMENT CURATIF DU PALUDISME CHEZ L'ADULTE ET L'ENFANT DE PLUS DE 10 KG (soit environ 1 an) :
- Adulte de poids supérieur ou égal à 60 kg :
. 1er jour : 600 mg (6 comprimés) en 1 prise, puis 300 mg (3 comprimés) 6 heures plus tard.
. 2ème et 3ème jours : 300 mg (3 comprimés) en 1 prise par jour à heure fixe.
- Adulte et enfant dont le poids est compris entre 10 et 60 kg :
. 1er jour : 10 mg/kg en 1 prise, puis 5 mg/kg 6 heures plus tard,
. 2ème et 3ème jours : 5 mg/kg en une prise par jour.
- Pour l'enfant de moins de 6 ans, les comprimés seront écrasés et mélangés dans un yaourt ou un peu de liquide sucré, pour être administrés.
Une forme sirop est également disponible.
- En cas de persistance ou d'aggravation des symptômes, il faut suspecter une résistance du Plasmodium à la chloroquine et envisager rapidement un autre traitement antipaludique.
TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE DU PALUDISME CHEZ L'ADULTE ET L'ENFANT A PARTIR DE 30 KG (soit environ 8 ans) :
Le traitement sera débuté le jour du départ, il sera poursuivi pendant toute la durée du risque d'impaludation et pendant les 4 semaines suivant le retour de la zone d'endémie.
- Adulte : 100 mg (1 comprimé) par jour.
- Enfant de plus de 30 kg : 1,7 mg/kg par jour.
AUTRES INDICATIONS : RESERVE A L'ADULTE ET A L'ENFANT A PARTIR DE 6 ANS :
- Traitement du lupus érythémateux discoïde ou subaigu :
Initialement 1 à 2 comprimés par jour (100 à 200 mg/jour) jusqu'à disparition des lésions, pouvant être augmenté à 4 comprimés (400 mg) par jour, en cas de non-réponse après 1 à 2 mois.
La posologie est réduite progressivement après obtention de la rémission à 100 mg par jour pendant plusieurs mois, voire 200 à 400 mg par semaine sur plusieurs années.
- Traitement préventif des rechutes de lupus systémique :
Une posologie quotidienne en chloroquine inférieure à 5 mg/kg de poids idéal est en général suffisante.
- Traitement préventif des lucites :
2 à 3 comprimés par jour à débuter 7 jours avant le début de l'exposition solaire, puis à poursuivre pendant les 15 premiers jours, soit 200 à 300 mg de chloroquine par jour.
- Traitement de la polyarthrite rhumatoïde :
. 2 à 3 comprimés par jour en traitement d'attaque, en doses fractionnées (soit 200 à 300 mg de chloroquine).
. 1 à 2 comprimés par jour en traitement d'entretien, en doses fractionnées (soit 100 mg à 200 mg de chloroquine).


Contre indications

- hypersensibilité à la chloroquine, à ses dérivés, ou à l'un des constituants de ce médicament.
- rétinopathies (sauf en cas de traitement curatif du paludisme et si on ne dispose pas d'autre traitement antipaludique).
- en raison de la présence d'amidon de blé (gluten) comme excipient, ce médicament est contre-indiqué chez les sujets atteints de maladie coeliaque.


Effets indésirables Nivaquine

- Troubles digestifs :
Fréquemment : possibilité d'intolérance gastro-intestinale modérée incluant nausées, vomissements (cédant généralement, lors de la poursuite du traitement), diarrhées.
- Atteintes hépatiques :
Très rarement : élévation des enzymes hépatiques ou d'hépatite survenant notamment chez les patients porteurs d'une porphyrie cutanée tardive (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
- Atteintes hématologiques :
Exceptionnellement : modifications de la formule sanguine à type de neutropénie, agranulocytose, thrombopénie.
- Atteintes psychiatriques :
. Rarement troubles psychiatriques : agitation, anxiété, agressivité, troubles du sommeil, confusion, hallucination.
. Exceptionnellement : épisodes psychotiques.
- Atteintes du système nerveux :
. Très rarement : convulsions.
. Fréquemment : céphalées et étourdissements.
. Rarement et aux doses élevées : neuropathies (polynévrites).
- Atteintes visuelles :
. Fréquemment : troubles de l'accommodation, vision floue.
. Rarement et lors de traitement prolongé : opacités cornéennes (régressant à l'arrêt du traitement).
. Exceptionnellement : rétinopathie. A ce jour, d'exceptionnels cas de rétinopathies, liées à l'accumulation de chloroquine et pouvant conduire à des atteintes irréversibles de la macula, ont été décrits chez des patients présentant une pathologie rhumatologique ou dermatologique et recevant un traitement au long cours et à doses élevées de chloroquine (plus de 4 mg/kg/jour).
- Atteintes auditives :
Très rarement : acouphènes, surdité.
- Atteintes de la peau et des annexes :
. Fréquemment : réactions allergiques ou anaphylactoïdes (urticaire, oedème de Quincke), éruption cutanée, prurit.
. Rarement : troubles de la pigmentation (pigmentation ardoisée des ongles et des muqueuses) ; exacerbation d'un psoriasis (régressant à l'arrêt du traitement), alopécie.
. Exceptionnellement : dermite exfoliatrice, érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, photosensibilité.
- Atteintes musculaires :
Rarement et aux doses élevées : myopathie.
- Atteintes cardiovasculaires :
Exceptionnellement des cardiomyopathies ont été décrites après administration de doses cumulées très élevées de chloroquine chez des sujets atteints d'une maladie systémique.
Troubles du rythme aux doses élevées (voir rubrique surdosage).

Précautions d'emploi

MISES EN GARDE :
- Chez les sujets atteints de porphyrie intermittente, la prise de chloroquine peut déclencher la survenue d'une crise aiguë.
- Chez les sujets atteints de porphyrie cutanée tardive, la prise de chloroquine peut favoriser la survenue d'une atteinte hépatique et ce de façon dose-dépendante (voir rubrique effets indésirables).
- Chez les sujets atteints de psoriasis, l'administration de chloroquine peut entraîner une aggravation des lésions.
- Chez les patients atteints d'affections rhumatologiques ou dermatologiques traités au long cours par des doses élevées de chloroquine, une rétinopathie peut survenir. Afin de dépister les complications rétiniennes liées à l'utilisation de la chloroquine, qui peut exceptionnellement mener à une maculopathie irréversible, il conviendra de rechercher une anomalie ophtalmologique avant le début ou dans les premières semaines du traitement chez les patients pour lesquels un traitement au long coursest envisagé. Cette recherche d'une anomalie ophtalmologique peut être effectuée par un questionnaire ciblé sur les troubles visuels et une évaluation de l'acuité visuelle par lecture de textes et de caractères de différentes tailles avec chaque oeil séparément. En cours de traitement, les modalités et la fréquence de surveillance ophtalmologique sont à définir en fonction de :
. la dose quotidienne prescrite : les doses de chloroquine inférieures à 4 mg/kg/j sont considérées comme les doses à faible risque,
. la durée du traitement : aux doses inférieures à 4 mg/kg/j, le risque de perte permanente de l'acuité visuelle est considéré comme faible pendant les 10 premières années du traitement,
. la présence de facteurs de risque supplémentaires comme l'âge du patient supérieur à 65 ans, l'insuffisance rénale chronique, l'existence éventuelle d'une atteinte oculaire préalable.
- Chez les patients avec une acuité visuelle normale, traités par les doses de chloroquine considérées comme les doses à faible risque et sans facteur de risque préalable, un suivi clinique simple peut être effectué une fois par an (questionnaire, évaluation de l'acuité visuelle).
- Chez les patients ayant une anomalie ophtalmologique préexistante ou un autre facteur de risque, un suivi ophtalmologique adapté plus rapproché peut être effectué.
PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- La chloroquine doit être utilisée avec prudence en cas d'insuffisance hépatique ou d'insuffisance rénale (prévoir une adaptation de la posologie).
- La chloroquine sera utilisée avec prudence en cas d'épilepsie.
- Allaitement : la chloroquine est excrétée dans le lait maternel (2,2 à 4,2 pour cent de la dose administrée). L'allaitement est possible en cas de traitement prophylactique et curatif de paludisme. Il n'existe pas de données pertinentes évaluant la tolérance chez l'enfant allaité au cours d'un traitement par chloroquine au long cours.


Interactions avec d'autres médicaments

ASSOCIATIONS NECESSITANT UNE PRECAUTION D'EMPLOI :
- Topiques gastro-intestinaux anti-acides et charbon : sels (carbonates, citrates, gluconates, magaldrates, phosphates, sulfates, silicates), oxydes et hydroxydes d'aluminium, de calcium et de magnésium.
Diminution de l'absorption digestive de la chloroquine.
Prendre les topiques gastro-intestinaux à distance de la chloroquine (plus de 2 heures si possible).
- Ciclosporine : risque d'augmentation des concentrations sanguines de ciclosporine et de la créatininémie.
Dosage des concentrations sanguines de la ciclosporine, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après l'arrêt.
ASSOCIATIONS A PRENDRE EN COMPTE :
- Cimétidine : ralentissement de l'élimination de la chloroquine et risque de surdosage.
- Médicaments abaissant le seul épileptogène : l'utilisation conjointe de médicaments proconvulsivants, ou abaissant le seuil épileptogène, devra être soigneusement pesée, en raison de la sévérité du risque encouru. Ces médicaments sont représentés notamment par la plupart des antidépresseurs (imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol.


Grossesse et allaitement

Grossesse :
En clinique, un recul important et des grossesses exposées en nombre suffisamment élevé, n'ont pas révélé d'effet malformatif ou foetotoxique de la chloroquine.
En conséquence, la chloroquine peut être prescrite pendant la grossesse.
Allaitement :
La chloroquine est excrétée dans le lait maternel (2,2 à 4,2 pour cent de la dose administrée).
L'allaitement est possible en cas de traitement prophylactique et curatif de paludisme.
Il n'existe pas de données pertinentes évaluant la tolérance chez l'enfant allaité au cours d'un traitement par chloroquine au long cours.




Effet sur la conduite de véhicules

L'attention des conducteurs de véhicules et des utilisateurs de machines sera attirée sur le risque de troubles visuels transitoires (vision floue, troubles de l'accommodation) pouvant apparaître lors de traitement par chloroquine.


Comment ça marche ?

ABSORPTION :
L'absorption est rapide et intense. Les concentrations maximales sont obtenues entre la 2ème et la 6ème heure suivant l'administration.
La prise de nourriture facilite l'absorption de la chloroquine et augmente sa biodisponibilité.
DISTRIBUTION :
La chloroquine est largement distribuée dans l'organisme. Elle se fixe dans les tissus contenant de la mélanine (peau, rétine) et dans les globules rouges. Sa concentration augmente dans les érythrocytes parasités.
La chloroquine se fixe à 50% aux protéines plasmatiques (albumine, a1-acide glycoprotéine, gamma-globulines).
METABOLISME :
Le métabolite principal est la déséthylchloroquine, dont la concentration maximale est environ 30 pour cent de celle de la chloroquine, qui a sensiblement le même profil de distribution et une fixation tissulaire analogue. Son activité in vitro est semblable à celle de la chloroquine.
La demi-vie d'élimination est de 10 à 30 jours.
EXCRETION :
L'excrétion est essentiellement urinaire puisque 50 à 60% de la dose administrée est retrouvée dans les urines dont environ 70% sous forme inchangée, 25% sous forme de déséthylchloroquine, et 5% sous forme d'autres métabolites. Cette élimination urinaire est très lente.
 

 

 

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