OkANACARBOPLATIN

 



OkANACARBOPLATIN 150 mg/15ml Solution pour perfusion IV

Présentation : Boîte de 1 Flacon de 15 ml
Distributeur ou fabriquant : PHI
Composition : Carboplatine
PPM : 750.00 Dh

OkANACARBOPLATIN 450 mg/45ml Solution pour perfusion IV

Présentation : Boîte de 1 Flacon de 45 ml
Distributeur ou fabriquant : PHI
Composition : Carboplatine
PPM : 2050.00 Dh

 

 
Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

Le carboplatine est indiqué dans le traitement :

• du carcinome avancé de l'ovaire d'origine épithéliale :

o en traitement de première ligne

o en traitement de seconde ligne, après l'échec d'autres traitements

• du cancer du poumon à petites cellules



Posologie CARBOPLATINE 10 mg/mL Solution à diluer pour perfusion IV Boîte de 1 Flacon de 45 ml

Posologie et administration :

Le carboplatine doit être uniquement administré par voie intraveineuse. La posologie recommandée du carboplatine chez un patient adulte précédemment non traité à fonction rénale normale (clairance de la créatinine > 60 ml/min) est de 400 mg/m² par perfusion intraveineuse unique brève de 15 à 60 minutes. La formule de Calvert ci-dessous peut également être utilisée pour déterminer la dose :

Dose (mg) = AUC cible (mg/ml x min) x [DFG ml/min + 25]

Dose (mg) = AUC cible (mg/ml x min) x [DFG ml/min + 25]

AUC cible

Chimiothérapie prévue

Statut du patient vis-à-vis du traitement

5-7 mg/ml.min

Carboplatine en monothérapie

Précédemment non traité

4-6 mg/ml.min

Carboplatine en monothérapie

Précédemment traité

4-6 mg/ml.min

Carboplatine plus cyclophosphamide

Précédemment non traité

Note : Avec la formule de Calvert, la dose totale est calculée en mg, et non en mg/m².

La formule de Calvert ne doit pas être utilisée pour les patients ayant été lourdement pré-traités**.

** Les patients sont considérés comme ayant été lourdement pré-traités s'ils ont reçu l'un des traitements suivants :

• Mitomycine C

• Nitroso-urée

• Association doxorubicine/cyclophosphamide/cisplatine

• Polythérapie incluant cinq agents ou plus

• Radiothérapie ≥ 4 500 rad, centrée sur un champ de 20 x 20 cm ou sur plus d'un champ.

Le traitement par le carboplatine doit être arrêté en cas de non-réponse de la tumeur, de progression de la maladie et/ou de survenue d'effets indésirables non tolérables.

Le traitement ne doit pas être répété moins de quatre semaines entre chaque administration de carboplatine et/ou jusqu'au retour de la numération des neutrophiles à au moins 2 000 cellules/mm3 et de la numération plaquettaire à au moins 100 000 cellules/mm3.

Une réduction de 20 à 25% de la dose initiale est recommandée chez les patients exposés à des facteurs de risques tels un traitement précédent myélosuppresseur et un faible indice de performance (ECOG-Zubrod 2-4 ou Karnofsky inférieur à 80).

Une détermination du nadir hématologique par une numération de la formule sanguine hebdomadaire durant les cycles initiaux de traitement par le carboplatine est recommandée afin de permettre une future adaptation posologique.

Les mesures de sécurité ayant trait à la manipulation des substances dangereuses doivent être respectées pour la préparation et l'administration. La préparation doit être réalisée par un personnel formé aux mesures de sécurité et portant des gants de protection, un masque facial et des vêtements de protection.

Insuffisance rénale :

Les patients ayant une clairance de la créatinine inférieure à 60 ml/min sont exposés à un risque plus élevé de myélosuppression.

La fréquence de leucopénie, de neutropénie, ou de thrombocytopénie sévère a été maintenue à environ 25% avec les posologies suivantes :

Clairance de la créatinine Dose initiale (jour 1)

41-59 ml/min 250 mg/m2 IV

16-40 ml/min 200 mg/m2 IV

Les données sur l'utilisation du carboplatine injectable chez les patients dont la clairance de la créatinine est inférieure ou égale à 15 ml/min, sont insuffisantes pour recommander ce traitement.

Les recommandations posologiques ci-dessus s'appliquent au traitement initial. Les posologies suivantes doivent être ajustées selon la tolérance du patient et le degré de myélosuppression.

L'utilisation optimale du carboplatine chez les patients insuffisants rénaux nécessite des adaptations de posologie et une surveillance fréquente des nadirs hématologiques et de la fonction rénale.

Traitement en association :

L'utilisation optimale du carboplatine associé à d'autres agents myélosuppresseurs requiert des ajustements posologiques en fonction du protocole thérapeutique et du calendrier adoptés.

Personnes âgées :

Chez les patients âgés de plus de 65 ans, il est nécessaire d'adapter la dose de carboplatine selon l'état général du patient et de sa fonction rénale, durant le premier cycle de traitement et les cycles suivants.

Enfants :

Les données disponibles chez l'enfant sont insuffisantes pour pouvoir recommander une posologie dans cette population.

Mode d'administration

Il est recommandé d'être prudent lors de la manipulation et l'administration du médicament.

Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.

Les règles de sécurité relatives aux substances dangereuses doivent être respectées pendant la préparation et l'administration.

La préparation doit être réalisée par un personnel qualifié avec port de gants de protection, d'un masque facial et de vêtements de protection.



Contre indications

Le carboplatine est contre-indiqué dans les cas suivants :

• hypersensibilité à la substance active ou à un autre composé contenant du platine

• allaitement

• myélosuppression sévère

• tumeur hémorragique

• Insuffisance rénale sévère préexistante (clairance de la créatinine ≤ 30 ml/min), sauf si le médecin et le patient jugent que les bénéfices éventuels du traitement sont supérieurs aux risques.

• Administration concomitante d'un vaccin contre la fièvre jaune (voir rubriqueInteractions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).



Effets indésirables Carboplatine

La fréquence des effets indésirables rapportés ci-dessous a été établie à partir de données obtenues chez 1893 malades ayant reçu du carboplatine en monothérapie aux doses recommandées et à partir des données post-commercialisation.

La liste est établie par classe de système d'organes et selon la terminologie MedDRA (termes préférentiels), et les fréquences présentées correspondent aux catégories ci-dessous :

Très fréquent (≥ 1/10)

Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)

Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)

Rare (≥ 1/10 000 à ≤1/1 000)

Très rare (< 1/10 000) ;

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

Classes de systèmes d'organes

Fréquence

Terminologie MedDRA

Tumeurs bénignes, malignes (dont kystes et polypes)

Fréquence indéterminée

Tumeur secondaire liée au traitement

I n fections et i n festations

Fréquent

I n fections*

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent

Thrombocytopénie, neutropénie, leucopénie, anémie

Fréquent

Hémorragie*

Fréquence indéterminée

Insuffisance médullaire, neutropénie fébrile, syndrome hémolytique et urémique

Affections du système immunitaire

Fréquent

Hypersensibilité, réaction de type anaphylactique

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquence indéterminée

Déshydratation, anorexie, hyponatrémie

Affections du système nerveux

Fréquent

Neuropathie périphérique, paresthésies, diminution des réflexes ostéo-tendineux, troubles sensoriels, dysgueusie

Fréquence indéterminée

Accident vasculaire cérébral*

Affections oculaires

Fréquent

Troubles visuels

Rares cas de perte de vision

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Fréquent

Ototoxici t é

Affections cardiaques

Fréquent

Troubles cardiovasculaires*

Fréquence indéterminée

Insuffisance cardiaque*

Affections vasculaires

Fréquence indéterminée

Embolie*, h y p e r tension, h y potension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent

Trouble respiratoire, maladie pulmonaire interstitielle, bronchospasme

Affections gastro-intestinales

Très fréquent

Vomissements, nausées, douleurs abdominales

Fréquent

Diarrhée, constipation, troubles de la muqueuse

Fréquence indéterminée

St o m atite

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent

Alopécie, troubles cutanés

 

Fréquence indéterminée

Urticaire, éruption cutanée, érythème, prurit

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent

Troubles musculo-squelettiques

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquent

Trouble urogénital

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent

Asthénie

Fréquence indéterminée

Nécrose au site d'injection, réaction au site d'injection, extravasation au site d'injection, érythème au site d'injection, malaise

Investigations

Très fréquent

Diminution de la clairance rénale de la créatinine, augmentation de l'urémie, augmentation des phosphatases alcalines sanguines, augmentation des taux d'aspartate aminotransférase, anomalies des tests hépatiques, hyponatrémie, hypokaliémie, hypocalcémie, hypomagnésémie.

Fréquent

Augmentation de la bilirubinémie, augmentation de la créatininémie, augmentation de l'uricémie

* Mortel dans < 1% des cas, événements cardiovasculaires mortels dans < 1% incluant insuffisance cardiaque, embolie et accidents vasculaires cérébraux combinés.

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes)

Des affections malignes secondaires (dont une leucémie promyélocytaire survenue six ans après un traitement par le carboplatine en monothérapie et avant une radiothérapie) ont été rapportées à la suite de l'administration de carboplatine en monothérapie ou en association (relation de causalité non établie).

Affections hématologiques et du système lymphatique

La myélosuppression est la toxicité dose-limitante de CARBOPLATINE KABI. Chez les patients ayant des valeurs initiales normales, il a été observé une thrombocytopénie avec des plaquettes inférieures à 50 000/mm3 chez 25% des patients, une neutropénie avec des neutrophiles inférieurs à 1 000/mm3 chez 18% des patients, et une leucopénie avec des leucocytes inférieurs à 2 000/mm3 chez 14% des patients. Le nadir apparait généralement au 21ème jour.

La myélosuppression peut être aggravée par l'association de CARBOPLATINE KABI à d'autres molécules myélosuppressives ou à d'autres formes de traitements.

La myélotoxicité est plus sévère chez les patients déjà traités, en particulier chez les patients traités par du cisplatine et chez les patients insuffisants rénaux. Les patients ayant un faible indice de performance ont également présenté une leucopénie et une thrombocytopénie plus importantes. Ces effets, bien que généralement réversibles, ont provoqué des complications infectieuses et hémorragiques chez respectivement 4% et 5% des patients sous CARBOPLATINE KABI. Ces complications ont été mortelles chez moins de 1% des patients.

Une anémie caractérisée par une hémoglobinémie inférieure à 8 g/dl a été observée chez 15% des patients ayant des valeurs initiales normales. L'incidence de l'anémie augmente avec l'exposition à CARBOPLATINE KABI.

Affections du système immunitaire

Réactions allergiques :

Des réactions anaphylactiques, parfois mortelles, peuvent survenir le plus souvent dans les minutes suivant l'injection du produit : oedème facial, dyspnée, tachycardie, diminution de la pression artérielle, urticaire, choc anaphylactique, bronchospasme (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Ces réactions sont similaires à celles observées après l'administration d'autres dérivés du platine et doivent être prises en charge par un traitement symptomatique approprié.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Électrolytes :

Des diminutions des taux sériques de sodium, potassium, calcium et magnésium apparaissent chez respectivement 29%, 20%, 22% et 29% des patients. En particulier, des cas d'hyponatrémie précoce, ont été rapportés. Les pertes électrolytiques sont mineures et la plupart évoluent sans symptômes cliniques.

Troubles neurologiques :

Une neuropathie périphérique (principalement paresthésies et diminution des réflexes ostéo-tendineux) est apparue chez 4% des patients ayant reçu CARBOPLATINE KABI. Les patients âgés de plus de 65 ans et les patients déjà traités par du cisplatine ainsi que ceux recevant un traitement prolongé par CARBOPLATINE KABI sont plus susceptibles de présenter des troubles neurologiques.

Des troubles sensoriels cliniquement significatifs (troubles visuels et modifications du goût) ont été décrits chez 1% des patients.

La fréquence globale des effets indésirables neurologiques semble être augmentée chez les patients recevant CARBOPLATINE KABI en association. Ceci peut aussi être dû à une exposition cumulée plus longue.

Affections oculaires

Des cas de troubles visuels et de rares cas de déficit visuel comportant une cécité transitoire ont été rapportés lors de traitements par des dérivés du platine. Ces troubles sont habituellement associés à un traitement à forte dose chez des patients insuffisants rénaux. Une névrite optique a été rapportée dans le cadre de la pharmacovigilance après commercialisation.

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Ototoxicité : les examens audiométriques ont mis en évidence des déficits auditifs sur le langage chez 15% des malades, avec des anomalies situées au niveau des hautes fréquences (4 000-8 000 Hz). De très rares cas d'hypoacousie ont été rapportés.

Chez les patients ayant des lésions antérieures de l'appareil auditif dues au cisplatine, une aggravation du déficit auditif se produit parfois pendant le traitement par carboplatine.

À des doses plus élevées que celles recommandées en association à d'autres agents cytotoxiques, une perte cliniquement significative de l'audition a été rapportée chez des patients pédiatriques traités par le carboplatine.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

En plus des pneumopathies interstitielles, la fibrose pulmonaire doit être envisagée si un état d'hypersensibilité pulmonaire est exclu.

Affections gastro-intestinales

Des vomissements se produisent chez 65% des patients et sont sévères chez un tiers de ces patients. Des nausées apparaissent chez 15% de ces patients. Le risque de vomissements est supérieur chez les patients déjà traités antérieurement (en particulier les patients ayant déjà reçu du cisplatine).

Les nausées et vomissements sont généralement retardés et apparaissent 6 à 12 heures après l'administration du carboplatine.

Ces effets disparaissent habituellement dans les 24 heures suivant le traitement et sont généralement traités ou évités par un antiémétique. Les vomissements sont plus courants lorsque CARBOPLATINE KABI est administré en association à d'autres molécules émétisantes.

Les autres effets indésirables gastro-intestinaux correspondent à des douleurs chez 8% des patients, des diarrhées et une constipation chez 6% des patients.

Affections hépatobiliaires

Chez les patients ayant des valeurs initiales normales, une modification de la fonction hépatique a été observée, avec une augmentation de la bilirubine totale chez 5% des patients, une augmentation des ASAT chez 15% des patients, et des phosphatases alcalines chez 24% des patients. Ces modifications sont généralement légères et réversibles chez environ la moitié des patients.

Dans un petit groupe de patients recevant de très fortes doses de CARBOPLATINE KABI et ayant subi une greffe de moelle osseuse autologue, il a été observé une élévation importante des tests hépatiques.

Rare : Des cas de nécroses cellulaires hépatiques fulminantes sont survenus après l'administration de carboplatine à forte dose.

Affections du rein et des voies urinaires

À des posologies habituelles, l'apparition d'anomalies de la fonction rénale est peu fréquente même si CARBOPLATINE KABI est administré sans hyperhydratation et/ou diurèse forcée. Une augmentation de la créatinine sérique est observée chez 6% des patients, une augmentation de l'azote uréique sanguin chez 14% des patients, et de l'acide urique chez 5% des patients. Ces augmentations sont généralement faibles et réversibles chez environ la moitié des patients. La clairance de la créatinine est la mesure la plus sensible de la fonction rénale chez les patients sous CARBOPLATINE KABI. 27% des patients ayant une valeur initiale supérieure ou égale à 60 ml/min présentent une diminution de la clairance de la créatinine pendant le traitement par CARBOPLATINE KABI.

Autres effets indésirables :

Des cas d'alopécie, de fièvre et frissons, de mucite, d'asthénie, de malaise et de dysgueusie ont été parfois observés.

Des cas isolés de syndrome hémolytique-urémique ont été rapportés.

Des cas isolés d'accidents cardiovasculaires (insuffisance cardiaque, embolie) et d'accidents vasculaires cérébraux ont été rapportés.

Des cas d'hypertension ont été rapportés.

Réactions locales :

Des réactions au site d'injection (brûlure, douleur, érythème, oedème, urticaire, nécrose en relation avec une extravasation) ont été rapportées.

Précautions d'emploi

Mises en garde :

L'administration du carboplatine doit être supervisée par un médecin qualifié et expérimenté en matière de mise en oeuvre des traitements anticancéreux. Des numérations de la formule sanguine ainsi qu'un contrôle des fonctions rénales et hépatiques sont recommandés de façon régulière. Le médicament doit être arrêté si une myélosuppression anormale ou une altération anormale de la fonction rénale ou hépatique est observée.

Des moyens diagnostiques et thérapeutiques doivent être facilement disponibles pour la prise en charge du traitement et de ses complications éventuelles.

Toxicité hématologique

De façon générale, les cycles de perfusion de carboplatine ne doivent pas être répétés à des intervalles inférieurs à un mois.

Les leucopénies, neutropénies et thrombocytopénies sont dose-dépendantes et sont des facteurs limitant la posologie. La numération sanguine doit être contrôlée fréquemment au cours du traitement par CARBOPLATINE KABI et, en cas de toxicité hématologique, jusqu'au retour à la normale de la numération sanguine.

En moyenne, le nadir se situe au 21ème jour chez les patients recevant CARBOPLATINE KABI en monothérapie et au 15ème jour chez les patients recevant CABOPLATINE KABI en association avec une autre chimiothérapie.

En règle générale, les cures uniques d'administrations intermittentes de carboplatine par voie intraveineuse ne doivent pas être répétées avant le retour à la normale de la numération des leucocytes, des neutrophiles et des plaquettes. Le traitement ne doit pas être répété moins de quatre semaines entre chaque administration de carboplatine et/ou jusqu'au retour de la numération des neutrophiles à au moins 2 000 cellules/mm3 et de la numération plaquettaire à au moins 100 000 cellules/mm3.

L'anémie est fréquente et cumulative et nécessite, dans de très rares cas, une transfusion.

La sévérité de la myélosuppression est aggravée chez les patients déjà traités (notamment avec du cisplatine) et/ou en cas d'insuffisance rénale.

Chez ces patients, les posologies initiales de CARBOPLATINE KABI doivent être réduites de manière appropriée (voir rubrique Posologie et mode d'administration), et les effets thérapeutiques seront à surveiller par des contrôles sanguins fréquents entre les cycles.

L'association de CARBOPLATINE KABI avec d'autres molécules myélosuppressives doit être envisagée avec prudence en respectant les doses et intervalles afin de réduire l'effet cumulatif des molécules. Des transfusions peuvent être nécessaires chez les patients souffrant de myélosuppression sévère.

Insuffisance hépatique et/ou rénale

Le carboplatine peut entraîner une altération de la fonction hépatique et rénale. Des doses très élevées de carboplatine (≥ 5 fois la dose recommandée en monothérapie) ont induit des anomalies sévères de la fonction hépatique et/ou rénale. Une réduction de la dose ou un arrêt du traitement est nécessaire en cas d'altération modérée à sévère des paramètres fonctionnels rénaux ou hépatiques (voir rubrique Effets indésirables).

Chez les patients dont la fonction rénale est altérée, les effets du carboplatine sur le système hématopoïétique sont plus importants et durent plus longtemps que chez les patients dont la fonction rénale est normale. Dans ce groupe à risque, le traitement par carboplatine doit être envisagé avec une prudence particulière (voir rubrique Posologie et mode d'administration « Posologie et mode d'administration » et rubrique Mises en garde et précautions d'emploi « Toxicité hématologique»).

Une altération de la fonction rénale survient plus fréquemment chez les patients ayant déjà souffert de néphrotoxicité suite à un traitement par du cisplatine.

Réactions allergiques

Comme avec les autres dérivés du platine, des réactions allergiques peuvent apparaître, le plus souvent durant la perfusion, et nécessiter l'arrêt de celle-ci et un traitement symptomatique approprié. Des réactions croisées parfois mortelles ont été rapportées avec tous les dérivés du platine (voir rubriques Contre-indications et Effets indésirables).

Les patients doivent être étroitement surveillés à la recherche d'éventuelles réactions allergiques. La fréquence et la sévérité des manifestations de la toxicité du cisplatine seront probablement plus élevées chez les patients ayant reçu un traitement précédent intensif pour leur maladie, présentant un indice de performance médiocreet âgés. Les paramètres de la fonction rénale doivent être évalués avant, pendant etaprès le traitement par carboplatine.

Neurotoxicité

Bien que généralement fréquente et d'intensité modérée, limitée à des paresthésies ou à une diminution des réflexes ostéo-tendineux, la toxicité neurologique périphérique est plus fréquente chez les patients de plus de 65 ans et/ou chez les patients déjà traités par cisplatine. Une surveillance et un suivi neurologique réguliers sont recommandés.

Des troubles visuels et notamment une perte de la vue ont été rapportés chez des patients ayant une altération de la fonction rénale, après injection de carboplatine à des doses supérieures à celles recommandées. Ces troubles semblent se résoudre totalement ou de façon significative dans les semaines suivant l'arrêt de ces fortes doses.

Ototoxicité

Des déficits auditifs ont été rapportés au cours de traitements par carboplatine.

L'ototoxicité peut être plus sévère chez l'enfant. Des cas de perte d'audition de survenue retardée ont été rapportés chez des patients pédiatriques. Un suivi audiométrique à long terme est recommandé dans cette population.

Population âgée

Dans des études où le carboplatine et le cyclophosphamide étaient administrés en association, les patients âgés traités par du carboplatine étaient plus susceptibles de présenter des thrombocytopénies sévères que les patients plus jeunes. La fonction rénale étant souvent altérée chez les patients âgés, elle doit être évaluée pour déterminer la posologie (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Vaccins vivants

L'administration de vaccins vivants ou vivants atténués à des patients immunodéprimés par des agents chimiothérapeutiques, dont le carboplatine, peut entraîner des infections graves ou mortelles. L'administration d'un vaccin vivant doit être évitée chez les patients recevant le carboplatine. Des vaccins tués ou inactivés peuvent être administrés, mais la réponse à ces vaccins peut être plus faible.

Aucun équipement contenant de l'aluminium ne doit être utilisé durant la préparation et l'administration du carboplatine (voir rubrique Incompatibilités). L'aluminium et le carboplatine peuvent interagir, et être à l'origine de la formation d'un précipité et/ou d'une perte d'efficacité du carboplatine.



Interactions avec d'autres médicaments

L'association du carboplatine à d'autres composés immunosuppresseurs ou à la radiothérapie peut accroître l'effet myélosuppresseur du carboplatine et/ou des autres composés. Une myélotoxicité plus sévère et plus prolongée due à une diminution de la clairance rénale du carboplatine est probable.

Les patients traités simultanément par du carboplatine et d'autres agents néphrotoxiques sont exposés à une myélotoxicité plus sévère et plus prolongée, dû à une diminution de la clairance du carboplatine.

La prudence et une surveillance plus fréquente de l'INR sont recommandées en cas de traitement concomitant par la warfarine et le carboplatine, car une augmentation de l'INR a été rapportée.

Association contre-indiquée

- Vaccin contre la fièvre jaune : risque de maladie vaccinale mortelle (voir rubrique Contre-indications)

Association déconseillée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

- Vaccins vivants atténués (sauf fièvre jaune) : risque de maladie vaccinale généralisée, éventuellement mortelle. Ce risque est majoré chez les sujets déjà immunodéprimés par leur maladie sous-jacente.

Utiliser un vaccin inactivé s'il existe (poliomyélite).

- Phénytoïne, fosphénytoïne : risque d'exacerbation des convulsions par diminution de l'absorption digestive de la phénytoïne par le cytotoxique ou risque de majoration de la toxicité ou de perte d'efficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne.

- L'association avec des médicaments néphrotoxiques ou ototoxiques comme les aminosides, la vancomycine, la capréomycine et les diurétiques est déconseillée car elle peut provoquer une augmentation ou une exacerbation de la toxicité par modification de la clairance rénale de ces molécules par le carboplatine.

Association à prendre en compte

- Agents chélateurs diminuant l'effet du carboplatine.

- Ciclosporine (et par extrapolation tacrolimus et sirolimus) : immunosuppression excessive avec risque de lymphoprolifération.

- Aminosides : l'association du carboplatine avec des antibiotiques de la classe des aminosides doit être prise en compte, en raison de la néphrotoxicité et de l'ototoxicité cumulées, en particulier chez les patients en insuffisance rénale sévère.

- Diurétiques de l'anse : l'utilisation simultanée de carboplatine avec un diurétique de l'anse doit être prise en compte en raison de la néphrotoxicité et de l'ototoxicité cumulées.

- En cas de pathologies tumorales, l'instauration d'un traitement par anticoagulants est fréquente en raison du risque thrombotique accru. La variabilité intra-individuelle de la coagulation au cours de ces maladies et la possible interaction entre les anticoagulants et la chimiothérapie nécessitent (si le patient est placé sous AVK), d'augmenter la fréquence des dosages d'INR. Il est recommandé d'être prudent et de contrôler plus fréquemment l'INR lorsque la warfarine et le carboplatine sont associés, une augmentation de l'INR ayant été observée.

Le carboplatine peut interagir avec l'aluminium et créer un précipité noir. Les aiguilles, seringues, cathéters ou kits d'administration IV contenant des parties en aluminium pouvant entrer en contact avec le carboplatine ne doivent pas être utilisés pour la préparation ou l'administration de ce médicament.



Grossesse et allaitement

Grossesse

CARBOPLATINE KABI peut être nocif pour le foetus lorsqu'il est administré pendant la grossesse. CARBOPLATINE KABI s'est révélé embryotoxique et tératogène chez le rat recevant la molécule pendant l'organogénèse (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Aucune étude contrôlée n'a été menée chez la femme enceinte.

La sécurité d'emploi du carboplatine durant la grossesse n'a pas été établie : des études chez l'animal ont mis en évidence une toxicité pour la reproduction. Le carboplatine s'est révélé embryotoxique et tératogène chez le rat, ainsi que mutagènein vitro et in vivo.

Allaitement

Le passage de CARBOPLATINE KABI dans le lait maternel n'est pas connu.

Si le traitement est vraiment nécessaire pendant l'allaitement, celui-ci doit être arrêté.

Fécondité

Une inhibition des gonades entraînant une aménorrhée ou une azoospermie peut survenir lors d'un traitement antinéoplasique. Ces effets semblent être liés à la dose et à la durée du traitement et peuvent être irréversibles. La prévision du degré d'altération de la fonction testiculaire ou ovarienne est compliquée par l'administration fréquente de l'association de plusieurs antinéoplasiques, ce qui rend difficile l'évaluation des effets spécifiques de chaque agent.

Il est recommandé aux hommes en âge de procréer traités par le carboplatine de ne pas procréer durant le traitement et jusqu'à six mois après son arrêt et de demander des conseils relatifs à la conservation du sperme avant l'instauration du traitement en raison de la possibilité d'une infertilité irréversible due au carboplatine.

Femmes en âge de procréer

Les femmes en âge de procréer doivent être conseillées sur les moyens disponibles pour éviter une grossesse.

CARBOPLATINE KABI ne doit pas être administré aux femmes enceintes ou aux femmes en âge de procréer susceptibles d'être enceinte sauf si le bénéfice attendu pour la mère est plus important que le risque possible pour le foetus. Si ce médicament est utilisé pendant la grossesse ou si la patiente devient enceinte alors qu'elle est sous traitement par ce médicament, la patiente doit être informée du risque possible pour le foetus.



Effet sur la conduite de véhicules

Aucune étude n'a été menée sur les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Le carboplatine peut cependant entraîner des nausées, des vomissements, des troubles de la vision et une ototoxicité, et les patients doivent donc être avertis de l'effet potentiel de ces troubles sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.



Comment ça marche ?

À la suite de l'administration de carboplatine chez l'Homme, il existe une relation linéaire entre la dose et les concentrations plasmatiques de platine total et libre ultrafiltrable. La surface sous la courbe des concentrations plasmatiques en fonction du temps pour le platine total est également en relation linéaire avec la dose quand la clairance de la créatinine est ≥ 60 ml/min.

Des administrations réitérées pendant quatre jours consécutifs n'ont pas induit d'accumulation de platine dans le plasma. À la suite de l'administration de carboplatine, les valeurs rapportées pour les demi-vies terminales d'élimination du platine libre ultrafiltrable et du carboplatine ont été respectivement d'environ 6 heures et 1,5 heure. Durant la phase initiale, la majorité du platine libre ultrafiltrable est présent sous forme de carboplatine. La demi-vie terminale du platine plasmatique total est de 24 heures. Environ 87% du platine plasmatique est lié aux protéines dans les 24 heures suivant l'administration. Le carboplatine est principalement éliminé dans l'urine, avec une récupération du platine administré d'environ 70% en 24 heures. La plus grande partie du médicament est excrétée durant les six premières heures. Les clairances corporelles totales et rénales du platine libre ultrafiltrable sont corrélées au débit de filtration glomérulaire, mais non à la sécrétion tubulaire.

Des variations de trois à quatre fois de la clairance du carboplatine ont été rapportées chez des patients pédiatriques (voir rubriques Posologie et mode d'administration etMises en garde et précautions d'emploi). Comme pour les patients adultes, des données de la littérature suggèrent que la fonction rénale peut contribuer aux variations de la clairance du carboplatine.

 

 

 

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