RAPIFEN

 



RAPIFEN 1 mg/2 ml , Solution injectable

Présentation : Boîte de 5 Ampoules de 2 ml
Distributeur ou fabriquant : MAPHAR
Composition : Alfentanil chlorhydrate

RAPIFEN 5 mg/10 ml , Solution injectable

Présentation : Boîte de 10 Ampoules de 10 ml
Distributeur ou fabriquant : MAPHAR
Composition : Alfentanil chlorhydrate

 

 

Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

Analgésique central réservé à l'anesthésie.
- En raison de son action rapide et de courte durée, l'alfentanil est particulièrement indiqué pour l'anesthésie ambulatoire ou de courte durée.
- L'alfentanil peut être également utilisé pour les interventions de durée moyenne ou longue sous forme de réinjections à la demande ou en perfusion continue.


Posologie RAPIFEN (0,5 mg/ml) 5 mg Solution injectable Boîte de 10 Ampoules de 10 ml

- Ce produit ne doit être administré que par des médecins spécialisés en anesthésie-réanimation ou en médecine d'urgence et familiarisés avec l'utilisation des anesthésiques, ou sous leur contrôle, et disposant de tout le matériel d'anesthésie-réanimation nécessaire.
- Les recommandations des sociétés savantes concernées doivent être respectées, notamment en cas d'utilisation en situation extra-hospitalière (situation d'urgence ou transport médicalisé).
- La posologie sera individualisée. Les facteurs à prendre en compte pour déterminer la posologie sont l'âge, le poids corporel, l'état physique, les maladies sous-jacentes (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi), l'utilisation d'autres médicaments (voir rubrique interactions), le type d'anesthésie employé et le type et la durée de l'intervention chirurgicale.
- La dose d'alfentanil utilisée tiendra compte de la demi-vie d'élimination qui est fonction de l'âge du patient (voir propriétés pharmacocinétiques).
- La posologie initiale d'alfentanil sera réduite chez le sujet âgé en mauvaise condition physique (les doses de morphiniques sont habituellement diminuées de moitié chez les patients de plus de 70 ans). Chez l'enfant, elle doit être augmentée. L'effet observé avec la dose initiale sera pris en compte pour déterminer les doses supplémentaires. La tolérance et les conditions d'utilisation n'ayant pas été établies chez le très jeune enfant, ne pas utiliser ce produit chez de tels patients.
D'après la durée de l'intervention, la posologie sera la suivante :
- Ventilation spontanée (adultes) : Durée de l'intervention < 10 min :
. Doses d'induction : 7 à 12 µg/kg.
. Réinjection (toutes les 10 à 15 min si prolongation) : 5 à 10 µg/kg.
- Ventilation assistée (ces doses impliquent une surveillance attentive de la ventilation au moins 3 heures après la fin de l'intervention) :
. Durée de l'intervention 10 à 30 min :
Doses d'induction : 20 à 40 µg/kg.
Doses d'entretien : injections répétées toutes les 10 à 15 min : 15 µg/kg.
. Durée de l'intervention 30 à 60 min :
Doses d'induction : 40 à 80 µg/kg.
Doses d'entretien : soit injections répétées toutes les 10 à 15 min : 15 µg/kg, soit perfusion continue : 1 à 1,5 µg/kg/min.
. Durée de l'intervention > 60 min :
Doses d'induction : 80 à 150 µg/kg (en plusieurs min).
Doses d'entretien : perfusion continue : 1 à 1,5 µg/kg/min.
- Afin d'éviter une dépression respiratoire post-opératoire, l'administration d'alfentanil sera arrêtée avant la fin de l'intervention.
- La dose d'entretien peut être augmentée au moment des temps opératoires douloureux ou si le protocole anesthésique ne comporte pas d'anesthésiques par inhalation.
- A la dose de 120 µg/kg, l'alfentanil pourra être employé comme inducteur d'anesthésie à condition d'assurer simultanément une relaxation musculaire suffisante.


Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les cas suivants :
. hypersensibilité connue aux morphiniques,
. dépression respiratoire non assistée,
. pneumopathie chronique obstructive,
. myasthénie contre-indiquant l'usage de myorelaxant,
. association aux agonistes-antagonistes morphiniques (voir rubrique interactions : nalbuphine, buprénorphine, pentazocine).
- La tolérance et les conditions d'utilisation n'ayant pas été établies chez le très jeune enfant, ne pas utiliser ce produit chez de tels patients.
- Allaitement : l'alfentanil peut être excrété dans le lait maternel. En conséquence, l'allaitement est contre-indiqué pendant les 24 heures suivant l'administration d'alfentanil.
DECONSEILLE :
L'administration de ce médicament est à éviter avec la naltrexone et la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool (voir rubrique interactions).


Effets indésirables Rapifen

- Ceux des morphinomimétiques, à savoir : dépression respiratoire, apnée, rigidité musculaire (en particulier, rigidité thoracique), mouvements myocloniques, bradycardie, hypotension (transitoire), nausée, vomissements et sensation de vertige.
- Autres effets indésirables très rarement rapportés :
. De rares cas de dépression respiratoire secondaire survenant en période post-opératoire ont été rapportés (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi).
. Laryngospasme.
. Réaction d'hypersensibilité (en particulier, anaphylaxie, bronchospasme, prurit, urticaire) et asystolie ont été rapportées chez des patients polymédicamentés au cours de l'anesthésie. Le lien de causalité avec l'alfentanil est donc incertain.

Précautions d'emploi

MISES EN GARDE :
- L'assistance respiratoire doit obligatoirement être prévue ; l'utilisation de doses élevées sera de préférence accompagnée d'un contrôle post-opératoire minutieux de la ventilation. Les antimorphiniques sont en cas de nécessité, des antagonistes fiables de la dépression respiratoire.
- L'administration d'un anticholinergique (atropine) doit être pratiquée de préférence immédiatement avant l'injection par voie IV pour prévenir les effets cholinergiques.
- Lors de l'induction, l'alfentanil peut induire une rigidité musculaire. Cette rigidité peut être évitée en prenant les mesures suivantes :
. l'administration en injection lente doit être suffisamment lente lorsque l'alfentanil est utilisé à faibles doses,
. l'administration de myorelaxants immédiatement avant celle d'alfentanil prévient la rigidité musculaire.
- Pendant l'anesthésie, l'hyperventilation peut modifier les réponses du patient au CO2, entraînant une modification de la ventilation post-opératoire.
- L'administration de ce médicament est à éviter avec la naltrexone et la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool (voir rubrique interactions).
PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- En cas d'hypovolémie non corrigée ou d'insuffisance cardiaque non compensée, la dose d'induction devra être adaptée et administrée lentement afin d'éviter une dépression cardiovasculaire souvent majorée par l'administration concomitante d'autres drogues anesthésiques.
- L'administration d'alfentanil en bolus IV rapides doit être évitée chez les patients présentant des troubles de la circulation intracérébrale : chez ces patients, une diminution transitoire de la pression artérielle a parfois été associée à une réduction de courte durée de la pression cérébrale de perfusion.
- Chez le sujet âgé et chez l'obèse, ainsi qu'au cours d'une utilisation en perfusion d'une durée supérieure à 3 heures, la demi-vie terminale pourra être allongée : il conviendra d'en tenir compte au cours de l'administration du médicament.
- En cas d'insuffisance hépatique, étant donné que le métabolisme de l'alfentanil est presque exclusivement hépatique, sa durée d'action peut être prolongée. En conséquence, la surveillance post-opératoire doit être prolongée et les doses devront être réduites quand 40 µg/kg sont atteints.
- En cas d'insuffisance respiratoire chronique, la surveillance pendant et après administration d'alfentanil devra être accrue.
- En cas d'hypothyroïdie non contrôlée, de rare cas de chutes tensionnelles ont été rapportés. En conséquence, la dose initiale sera diminuée et la surveillance post-opératoire doit être prolongée.
- Grossesse : il n'y a pas actuellement de données fiables de tératogenèse chez l'animal. En clinique, il n'existe pas de données pertinentes, pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de l'alfentanil lorsqu'il est administré pendant la grossesse. En fin de grossesse, par analogie avec la morphine et ses dérivés, l'alfentanil est susceptible d'entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né. En conséquence, l'utilisation de l'alfentanil ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire.
- Associations faisant l'objet de précautions d'emploi : cimétidine ; diltiazem, érythromycine, fluconazole.


Interactions avec d'autres médicaments

ASSOCIATION CONTRE-INDIQUEE (voir rubrique contre-indications) :
Agoniste-antagonistes morphiniques : nalbuphine, buprénorphine, pentazocine.
Diminution de l'effet antalgique par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.
ASSOCIATIONS DECONSEILLEES (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi) :
- Alcool :
Majoration par l'alcool de l'effet sédatif des analgésiques morphiniques. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation des machines.
Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
- Naltrexone :
Risque de diminution de l'effet antalgique. Si nécessaire, augmenter les doses du dérivé morphinique.
ASSOCIATIONS FAISANT L'OBJET DE PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Cimétidine :
Avec la cimétidine utilisée à des doses supérieures ou égales à 800 mg/j : augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.
Adapter la posologie de l'alfentanil en cas de traitement par la cimétidine.
- Diltiazem, érythromycine, fluconazole :
Augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.
Adapter la posologie de l'alfentanil en cas de traitement par : érythromycine, fluconazole, diltiazem.
ASSOCIATIONS A PRENDRE EN COMPTE :
- Autres analgésiques morphiniques agonistes (y compris les antitussifs morphiniques et les traitements de substitution, benzodiazépines, barbituriques).
Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.
- Autres médicaments sédatifs : antidépresseurs sédatifs, antihistaminiques H1 sédatifs, anxiolytiques, hypnotiques, neuroleptiques, antihypertenseurs centraux.
Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicule et l'utilisation de machines.


Grossesse et allaitement

Grossesse :
Il n'y a pas actuellement de données fiables de tératogenèse chez l'animal.
En clinique, il n'existe pas de données pertinentes, pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de l'alfentanil lorsqu'il est administré pendant la grossesse.
En fin de grossesse, par analogie avec la morphine et ses dérivés, l'alfentanil est susceptible d'entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né.
En conséquence, l'utilisation de l'alfentanil ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire.
Allaitement :
L'alfentanil peut être excrété dans le lait maternel. En conséquence, l'allaitement est contre-indiqué pendant les 24 heures suivant l'administration d'alfentanil.


Effet sur la conduite de véhicules

Un délai de temps suffisant doit être observé entre l'administration d'alfentanil et la reprise de la conduite automobile ou l'utilisation de machines. En cas d'administration d'alfentanil au cours d'une intervention en ambulatoire, le patient ne doit pas conduire avant le lendemain matin de l'intervention.



Comment ça marche ?

- Le faible degré d'ionisation (11% à pH = 7,4) contribue significativement à la distribution rapide du produit. La distribution tissulaire est limitée : le volume total de distribution varie entre 0,4 et 1,0 L/kg, soit environ 1/4 à 1/10ème de celui du fentanyl.
Comparé au fentanyl, le volume de distribution est limité du fait de sa moindre liposolubilité et de l'importance de sa liaison aux protéines plasmatiques (92%) due principalement à une grande affinité pour l'alpha1 glycoprotéine acide.
Le petit volume de distribution de l'alfentanil explique que sa demi-vie terminale d'élimination (moyenne : 90 min, extrêmes 60-150 min) soit beaucoup plus courte que celles du fentanyl et du sufentanil, en dépit d'une extraction hépatique plus faible.
- Il est à noter une demi-vie d'élimination plus rapide (45 min environ) chez l'enfant âgé de 1 an à 7 ans et plus longue (150 min environ) chez le nourrisson de moins de 1 mois.
- Les diminutions de concentrations plasmatiques d'alpha1 glycoprotéine acide, observée notamment en cas de dilution dans certaines chirurgies comme la chirurgie cardiaque, s'accompagnent d'une augmentation du volume de distribution et par conséquent de la demi-vie terminale.
- L'alfentanil est principalement métabolisé dans le foie.
Les 2 voies métaboliques principales consistent au niveau du foie en N-déalkylation oxydative et une O-déméthylation oxydative. Les métabolites sont inactifs et 70 à 80% de ces métabolites sont éliminées dans les urines.
- Seul 1% de la dose administrée est retrouvé sous forme inchangée dans l'urine. La clairance plasmatique est d'environ 5 ml/min/kg.
- Elle représente donc sa clairance métabolique et son élimination est surtout dépendante de l'intégrité de la capacité métabolique hépatocytaire. Le coefficient d'extraction hépatique de l'alfentanil, mesuré chez l'homme est de 0,3 à 0,4. Des diminutions interindividuelles du métabolisme de l'alfentanil ont été rapportées chez des patients indemnes d'atteinte de la fonction hépatique. L'incidence de ces altérations du métabolisme serait de l'ordre de 10%.
Lorsque l'état d'équilibre est atteint après perfusion d'une durée < = 3 heures, la demi-vie d'élimination demeure inchangée. Au-delà, elle est augmentée.
 

 

 

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