RULID

 



RULID 150 mg, Comprimé

Présentation : Boîte de 10
Distributeur ou fabriquant : SANOFI
Composition : Roxithromycine
PPM : 151.65 Dh

RULID 300 mg, Comprimé enrobé

Présentation : Boîte de 7
Distributeur ou fabriquant : SANOFI
Composition : Roxithromycine
PPM : 199.90 Dh

 

 
Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

 

Elles procèdent de l'activité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques de la roxithromycine. Elles tiennent compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu ce médicament et de sa place dans l'éventail des produits antibactériens actuellement disponibles.

Elles sont limitées aux infections dues aux germes définis comme sensibles :

• Angines documentées à streptocoque A bêta-hémolytique, en alternative au traitement par bêta-lactamines, particulièrement lorsque celui-ci ne peut être utilisé.

• Sinusites aiguës. Compte tenu du profil microbiologique de ces infections, les macrolides sont indiqués lorsqu'un traitement par une bêta-lactamine est impossible.

• Surinfections des bronchites aiguës.

• Exacerbations des bronchites chroniques.

Pneumopathies communautaires chez les sujets :

o sans facteurs de risque,

o sans signes de gravité clinique,

o en l'absence d'éléments cliniques évocateurs d'une étiologie pneumococcique.

En cas de suspicion de pneumopathie atypique, les macrolides sont indiqués quels que soient la gravité et le terrain.

• Infections cutanées bénignes: impétigo, impétiginisation des dermatoses, ecthyma, dermohypodermite infectieuse (en particulier, érysipèle), érythrasma.

• Infections génitales non gonococciques.

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.


Posologie RULID 100 mg Comprimé pelliculé Boîte de 10

 

La posologie est de 5 à 8 mg/kg/jour en 2 prises par voie orale (la dose moyenne utilisée dans les essais cliniques pédiatriques a été de 6 mg/kg/jour).

Soit en fonction du poids de l'enfant:

Enfants de 24 à 40 kg: 1 comprimé matin et soir.

Enfants de moins de 24 kg, préférer une présentation pharmaceutique plus adaptée dosée à 50 mg.

La roxithromycine sera administrée de préférence avant les repas.

Le traitement ne sera pas prolongé au-delà de 10 jours (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Pour les angines, la durée de traitement est de 10 jours.

 

 

 

 

 



Contre indications

 

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ÊTRE UTILISÉ dans les situations suivantes :

• Allergie aux macrolides.

Association avec :

o les alcaloïdes de l'ergot de seigle vasoconstricteurs : dihydroergotamine, ergotamine,

o le cisapride.

(voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions)

• Femme qui allaite un enfant traité par cisapride (voir rubrique Grossesse et allaitement).

 



Effets indésirables Rulid

 

Affections gastro-intestinales

Nausées, vomissements, gastralgies , diarrhées très rarement sanglantes.

 

Affections cardiaques :

Allongement de l'intervalle QT.

Arythmies ventriculaires telles que torsades de pointes, tachycardie ventriculaire, pouvant entraîner une fibrillation ventriculaire ou un arrêt cardiaque. (voir rubriqueMises en garde et précautions d'emploi).

 

Affections du système nerveux :

Sensations vertigineuses, céphalées, paresthésies, dysgueusie, anosmie.

 

Affections hépatobiliaires:

Augmentation transitoire possible des transaminases ASAT et des ALAT, ictère, hépatite cholestatique ou cytolytique.

 

Affections de la peau ou du tissu sous-cutané:

Rash, réactions bulleuses dont érythèmes polymorphes, syndromes de Stevens-Johnson ou syndromes de Lyell.

 

Troubles du système immunitaire

Réactions d'hypersensibilité à type d'urticaire, d'oedème de Quincke, de bronchospasme, de réactions anaphylactoïdes.

 

Troubles vasculaires

Purpura.

 

Troubles psychiatriques

Hallucinations

Précautions d'emploi

 

Mises en garde

Ce médicament contient du glucose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose.

En cas d'insuffisance hépatique, l'administration de la roxithromycine n'est pas recommandée. Si elle est nécessaire, elle justifie alors une surveillance régulière des tests hépatiques et éventuellement une réduction de posologie.

L'élimination rénale de la molécule active est faible, ce qui permet de ne pas modifier les posologies en cas d'insuffisance rénale.

Dans la mesure où chez le jeune animal, ont été observées à des doses au moins 10 fois supérieures aux doses thérapeutiques, des anomalies du cartilage de conjugaison, il est recommandé de limiter la posologie à 5-8 mg/kg/jour pendant une période maximale de 10 jours.

La prise concomitante de roxithromycine avec la colchicine ou des alcaloïdes de l'ergot de seigle dopaminergiques est déconseillée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Précautions d'emploi

Dans certaines conditions, les macrolides incluant la roxithromycine, ont la possibilité d'allonger l'intervalle QT. Par conséquent, la roxithromycine devra être utilisée avec précaution chez les patients ayant un syndrome du QT long congénital, des conditions pro-arythmiques (ex: hypokaliémie ou hypomagnésémie non corrigée, bradycardie cliniquement significative), et chez les patients recevant des anti-arythmiques de la classe IA et III (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Effets indésirables).

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

 

Comme c'est le cas avec d'autres macrolides, la roxithromycine peut aggraver une myasthénie.

 



Interactions avec d'autres médicaments

 

Associations contre-indiquées

(voir rubrique Contre-indications)

+ Cisapride

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Dihydroergotamine

Ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (inhibition de l'élimination hépatique de la dihydroergotamine).

+ Ergotamine

Ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (diminution de l'élimination hépatique de l'ergotamine).

Associations déconseillées

(voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

+ Alcaloïdes de l'ergot de seigle dopaminergiques (bromocriptine, cabergoline, lisuride, pergolide)

Augmentation des concentrations plasmatiques du dopaminergique avec accroissement possible de son activité ou apparition de signes de surdosage.

+ Colchicine

Augmentation des effets indésirables de la colchicine aux conséquences potentiellement fatales.

Associations faisant l'objet de précautions d'emploi

+ Anticoagulants oraux

Augmentation de l'effet anticoagulant oral et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'anticoagulant oral pendant le traitement par le macrolide et après son arrêt.

+ Ciclosporine

Risque d'augmentation des concentrations sanguines de ciclosporine et de la créatininémie.

Dosage des concentrations sanguines de ciclosporine, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après l'arrêt du macrolide.

+ Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Précaution d'emploi : dans certaines conditions, les macrolides incluant la roxithromycine, ont la possibilité d'allonger l'intervalle QT. Par conséquent, la roxithromycine devra être utilisée avec précaution chez les patients ayant un syndrome du QT long congénital, des conditions pro-arythmiques (ex. hypokaliémie ou hypomagnésémie non corrigée, bradycardie cliniquement significative), et chez les patients recevant des anti-arythmiques de la classe IA et III (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Effets indésirables). Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

Associations à prendre en compte

+ Midazolam

Majoration légère de la sédation.

+ Théophylline (et, par extrapolation, aminophylline)

Risque d'augmentation de la théophyllinémie, particulièrement chez l'enfant.

Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR

De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées: il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

 



Grossesse et allaitement

 

Ce médicament est destiné à l'enfant. Cependant, en cas d'utilisation dans des circonstances exceptionnelles chez les femmes en âge de procréer, il faut rappeler les points suivants:

Grossesse

Il est préférable, par mesure de précaution, de ne pas utiliser la roxithromycine au cours de la grossesse.

En effet, bien que les données animales ne mettent pas en évidence d'effet malformatif ou foetotoxique, les données cliniques sont insuffisantes.

 

Allaitement

Le passage de la plupart des macrolides dans le lait maternel est documenté, avec des concentrations dans le lait égales ou supérieures aux concentrations plasmatiques.

Cependant, les quantités ingérées par le nouveau-né restent faibles au regard des posologies pédiatriques. Le risque majeur consiste en une modification de la flore intestinale de l'enfant. En conséquence, l'allaitement est possible. En cas de survenue de troubles digestifs chez le nourrisson (candidose intestinale, diarrhée), il est nécessaire d'interrompre l'allaitement (ou le médicament).

 

En cas de prise de cisapride chez le nouveau-né ou le nourrisson allaité, l'administration de macrolides à la mère est contre-indiquée par mesure de prudence, en raison du risque potentiel d'interaction chez l'enfant (torsades de pointes).

 



Effet sur la conduite de véhicules

 

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de sensations vertigineuses attachés à l'emploi de ce médicament.

 



Comment ça marche ?

 

Une étude de bioéquivalence a montré qu'il y avait bioéquivalence entre les formes :

• sachet 50 mg

• comprimé 50 mg

• comprimé 150 mg

La forme comprimé 100 mg étant homothétique à la forme comprimé 150 mg, il n'a pas été effectué d'étude de bio-équivalence.

 

Absorption

L'absorption est rapide. La roxithromycine se révèle stable en milieu acide et l'antibiotique est retrouvé dans le sérum dès la 15ème minute. Le pic sérique se situe à 2,2 heures après la prise de 150 mg à jeun. Il a été montré que la prise du médicament, 1/4 d'heure avant le repas, n'entraîne pas de modification de la pharmacocinétique chez le sujet sain.

Distribution

Lors d'une administration réitérée de 2,5 mg/kg/ toutes les 12 heures chez l'enfant, les concentrations plasmatiques résiduelles sont identiques pendant toute la durée du traitement.

Les concentrations à l'état d'équilibre sont les suivantes :

• concentration maximale: 9 microgrammes/ml

• concentration minimale: 3.1 microgrammes/ml, elle ne diffère pas de celle retrouvée 12 heures après prise unique de 2,5 mg/kg (3.6 microgrammes/ml).

Demi-vie d'élimination moyenne 20 heures (plus longue que chez l'adulte 10,5 heures).

En raison de l'absence d'accumulation du produit, la dose journalière peut donc être donnée en 2 prises, à 12 heures d'intervalle, ce qui assure une concentration plasmatique de l'antibiotique efficace sur les germes sensibles pendant 24 heures.

Les macrolides pénètrent et s'accumulent dans les phagocytes (polynucléaires neutrophiles, monocytes, macrophages péritonéaux et alvéolaires).

Les concentrations intra-phagocytaires sont, élevées chez l'homme. Ces propriétés expliquent l'activité de la roxithromycine sur les bactéries intra-cellulaires.

Diffusion tissulaire

Bonne, notamment dans le tissu pulmonaire, les amygdales, les végétations, les sécrétions de l'oreille moyenne, 6 h et 12 h après prises répétées de roxithromycine.

Liaison aux protéines plasmatiques: 96 pour cent; la roxithromycine se fixe essentiellement sur l'α1 glyco-protéine acide. Cette liaison est saturable et diminue pour une concentration de roxithromycine supérieure à 4 mg.l-1.

Biotransformation

La roxithromycine est relativement peu biotransformée, plus de la moitié du produit étant excrété inchangé. Trois structures ont été identifiées dans l'urine et les matières fécales: la descladinose/roxithromycine, dérivé le plus abondant, et les N-mono et N-didéméthyles/roxithromycine, métabolites mineurs. Les proportions de roxithromycine et de ses trois dérivés sont voisines dans l'urine et les matières fécales.

Excrétion

L'élimination est principalement fécale: après administration orale de roxithromycine -14C, la radioactivité urinaire ne représente en 72 heures que 12 pour cent de l'ensemble excrété dans l'urine et les matières fécales.

 

 

 

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