SALAZOPYRIN

 



SALAZOPYRIN EN/500 mg, Comprimé enrobé

Présentation : Boîte de 100 en flacon
Distributeur ou fabriquant : LAPROPHAN
Composition : Sulfasalazine
PPM : 194.70 Dh

 

 
Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

En gastroentérologie:

• Rectocolite hémorragique: traitement d'attaque des poussées et prévention des rechutes,

• Maladie de Crohn dans sa localisation colique.

En rhumatologie:

• Polyarthrite rhumatoïde.



Posologie SALAZOPYRINE 500 mg Comprimé enrobé gastrorésistant Boîte de 1 Flacon de 100

Voie orale.

Les comprimés doivent être avalés tels quels avec un peu d'eau, de préférence après les repas, et ne doivent être ni cassés, ni écrasés.

Chez l'adulte (incluant le sujet âgé)

En gastroentérologie

• Traitement d'attaque: 4 à 6 g par jour, soit 8 à 12 comprimés par jour en 3 ou 6 prises, régulièrement espacées.
Chez les acétyleurs lents, il est conseillé de n'atteindre cette dose qu'en 2 ou 3 jours.

• Traitement d'entretien: 4 comprimés par jour en 2 prises.

En rhumatologie

• 2 g/jour, soit 4 comprimés par jour. Cette posologie sera atteinte au bout de 4 semaines par paliers hebdomadaires de 0,5 g (1 comprimé).

Chez l'enfant (de plus de 6 ans)

• Traitement d'attaque: 100 à 150 mg/kg/j

• Traitement d'entretien: 50 à 75 mg/kg/j

Une étude du caractère acétyleur lent ou rapide de l'enfant devrait permettre d'adapter la posologie.



Contre indications

• Hypersensibilité connue aux sulfamides et aux salicylés.

• Hypersensibilité connue à l'un des composants.

• Déficit en G6PD: risque de déclenchement d'hémolyse.

• Prématurés et nouveau-nés en raison de l'immaturité de leurs systèmes enzymatiques.

• Porphyrie intermittente aiguë et porphyrie variegata.



Effets indésirables Salazopyrine

• Affections hématologiques et du système lymphatique
Macrocytose pouvant être corrigée par l'administration de folates, anémie hémolytique, possibilité d'atteinte des 3 lignées avec exceptionnellement une atteinte médullaire, anémie mégaloblastique, agranulocytose, aplasie médullaire, leucopénie, thrombocytopénie.

• Affections du système immunitaire
Rarement: Syndrome d'hypersensibilité dont des cas de syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse (Drug Rash with Eosinophilia and Systemic Symptoms (DRESS) syndrome). Ce syndrome comporte une éruption cutanée sévère, une fièvre, une éosinophilie supérieure à 1500/mm3 et/ou une lymphocytose atypique, et au moins une des atteintes viscérales suivantes: adénopathies, hépatite, pneumopathie interstitielle, néphropathie, péricardite ou myocardite.
Des cas de maladie sérique consistant généralement en la présence de fièvre, rash cutané ou urticaire et arthralgies ont également été rapportés. Le syndrome d'hypersensibilité peut également se manifester par un oedème de la face, des myalgies et des arthralgies.
La survenue d'un syndrome d'hypersensibilité impose l'arrêt immédiat et définitif du médicament responsable.

• Troubles du métabolisme et de la nutrition
Perte d'appétit.

• Affections du système nerveux
Neuropathie périphérique, méningite aseptique, encéphalopathie.
Troubles du goût et de l'odorat.

Céphalées, vertiges.

• Affections de l'oreille et du labyrinthe
Acouphènes.

• Affections cardiaques
Rarement: péricardite.

• Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Rarement alvéolite fibrosante, pneumopathie interstitielle à éosinophiles.
Dyspnée, toux.

• Affections gastro-intestinales
Douleurs abdominales, nausées, dyspepsie.
Exceptionnellement, colite pseudo-membraneuse.

• Affections hépatobiliaires
Augmentation des enzymes hépatiques, hépatite (exceptionnellement fulminante), pancréatite.

• Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Exanthème, urticaire, érythème, coloration de la peau et des fluides biologiques et plus rarement: cyanose, syndrome de Lyell et de Stevens-Johnson, dermatite exfoliante, photosensibilité, alopécie, lichen plan, prurit, pustulose exanthématique aiguë généralisée.

• Affections musculo-squelettiques et systémiques
Rarement: lupus érythémateux disséminé, arthralgies, myalgies.

• Affections du rein et des voies urinaires
Rarement, syndrome néphrotique, protéinurie, hématurie, cristallurie. Néphrite tubulo-interstitielle.

• Affections des organes de reproduction et du sein
Altérations modérées du spermogramme avec oligo-asthénospermie (troubles réversibles à l'arrêt du traitement en 3 à 6 mois).

• Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fièvre.

• Affections psychiatriques

Dépression.

• Investigations
Induction d'auto-anticorps.

Précautions d'emploi

• Concernant les atteintes hépatiques et les réactions d'hypersensibilité, il existe une possibilité de réaction croisée entre la mésalazine et la sulfasalazine.

• La sulfasalazine doit être administrée avec précaution et avec une surveillance particulière chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou une insuffisance rénale sévères. Il est recommandé d'effectuer un contrôle biologique de l'hémogramme (avec numération des plaquettes) et des enzymes hépatiques avant l'instauration du traitement; de surveiller de manière régulière ces données et en cas d'interruption du traitement de faire un nouveau contrôle avant toute reprise de la sulfasalazine.
La fonction rénale sera vérifiée régulièrement (créatinémie, protéinurie) en début de traitement et à chaque reprise.
Il est nécessaire d'assurer une ration hydrique importante.

• Les manifestations cutanées ou muqueuses imposent l'arrêt immédiat du traitement.

• En cas d'exacerbation des symptômes de la maladie, le rapport bénéfice/risque doit être réévalué.

• L'apparition de signes cliniques tels qu'un mal de gorge, une fièvre, une pâleur, un purpura ou un ictère pendant le traitement par la sulfasalazine peut faire suspecter une myélosuppression, une hémolyse ou une hépatotoxicité. Il faut arrêter le traitement en attendant les résultats sanguins.

• La sulfasalazine, par voie orale, inhibe l'absorption et le métabolisme de l'acide folique et peut par conséquent entrainer une carence en acide folique, se traduisant par des troubles sanguins graves (par exemple une macrocytose ou une pancytopénie).

• La sulfasalazine doit être prescrite avec précaution chez les patients présentant une allergie grave ou un asthme bronchique.

• L'utilisation chez les enfants présentant la forme de polyarthrite rhumatoïde juvénile à début systémique peut entrainer une réaction de type maladie sérique ; par conséquent la sulfasalazine n'est pas recommandée chez ces patients.

• Une coloration anormale des lentilles de contact souples a pu être observée.



Interactions avec d'autres médicaments

Associations faisant l'objet de précautions d'emploi

+ Digoxine

Diminution de la digoxinémie pouvant atteindre 50%.

Surveillance clinique, ECG et, éventuellement, de la digoxinémie. S'il y a lieu, adaptation de la posologie de la digoxine pendant le traitement par la sulfasalazine et après son arrêt.

Associations à prendre en compte

+ Azathioprine, Mercaptopurine

Risque de majoration de l'ffet myélosuppresseur de l'azathioprine ou de la mercaptopurine par inhibition de son métabolisme hépatique par le dérivé de l'ASA, notamment chez les sujets présentant un déficit partiel en thiopurine méthyltransférase (TPMT).



Grossesse et allaitement

Grossesse

Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.

L'utilisation de la sulfasalazine au cours d'un nombre limité de grossesses n'a révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier à ce jour. Toutefois, des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer les conséquences d'une exposition en cours de grossesse.

En cas de grossesse, compte tenu de l'indication de ce médicament, le traitement par sulfasalazine pourra être poursuivi aux doses efficaces les plus faibles possibles.

Si une posologie élevée est requise, une surveillance échographique rénale foetale est conseillée. En effet, et bien qu'aucun cas n'ait été rapporté avec la sulfasalazine elle-même, un cas d'atteinte du parenchyme rénal foetal (avec hyperéchogénicité des reins foetaux) et insuffisance rénale à la naissance a été décrit avec 4 g/j per os de mésalazine seule, au 2ème trimestre de la grossesse.

Aucun ictère néonatal n'a été rapporté à ce jour lors de l'administration de sulfasalazine jusqu'à l'accouchement.

En cas de déficit foetal en G6PD, un risque d'hémolyse lié à la présence de sulfapyridine est à craindre (voir rubrique Contre-indications).

Allaitement

La sulfasalazine est peu excrétée dans le lait maternel, à l'inverse de la sulfapyridine, que l'on retrouve à des concentrations non négligeables dans le lait.

En raison de la présence du sulfamide dans le lait maternel:

• l'allaitement est contre-indiqué dans le cas où la mère ou l'enfant présente un déficit en G6PD, afin de prévenir la survenue d'hémolyses.

• Avec les sulfamides à demi-vie longue, des ictères nucléaires ont été rapportés chez le nouveau-né. En conséquence, l'allaitement est contre-indiqué lorsque le nouveau-né a moins d'un mois.

Au-delà de cet âge, et compte tenu des données de tolérance disponibles, l'allaitement est possible en cas de traitement par ce médicament. Toutefois, interrompre l'allaitement (ou le médicament) en cas de survenue de diarrhée chez le nourrisson.



Effet sur la conduite de véhicules

Aucun effet connu, ni attendu.



Comment ça marche ?

Après ingestion orale, la sulfasalazine n'est que partiellement absorbée au cours du trajet dans l'intestin grêle (environ 1/3 de la dose administrée), de sorte qu'elle atteint en grande partie le côlon où elle est soumise à l'action des bactéries intestinales. Ces dernières sont capables de rompre le pont azoïque et de libérer:

• d'une part, l'acide 5 aminosalicylique qui est partiellement absorbé puis éliminé par les selles;

• d'autre part, la sulfapyridine, qui, au contraire, est presque totalement absorbée par le côlon. Elle est métabolisée au niveau du foie où elle subit en particulier une acétylation, puis éliminée dans les urines.

 

 

 

Pharmapress est un journal d'information sur la santé. En aucun cas, il ne saurait se substituer à une consultation médicale.Veuillez nous signaler toute erreur ou information incomplète.Merci

 


Voir Aussi :

En un seul Click, accédez à toutes les professions de santé :

 

 

 

Ajouter un commentaire