SANDOSTATINE

 



SANDOSTATINE 100 µg/ml , Ampoule Injectable

Présentation : Boîte de 6 Ampoule de 1 ml
Distributeur ou fabriquant : LAPROPHAN
Composition : Octréotide

 

 
Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

- Traitement des symptômes cliniques au cours des tumeurs endocrines digestives suivantes :
. tumeurs carcinoïdes,
. vipomes,
. glucagonomes (voir précautions d'emploi).
- Traitement de l'acromégalie :
. lorsque la sécrétion d'hormone de croissance n'est pas normalisée après chirurgie et/ou radiothérapie ;
. en cas de macro-adénomes expansifs ou invasifs, non opérables.
- Traitement des adénomes thyréotropes primitifs :
. lorsque la sécrétion n'est pas normalisée après chirurgie et/ou radiothérapie ;
. chez les patients ne relevant pas d'un traitement chirurgical ou radiothérapique ;
. chez les patients irradiés, en attente de l'efficacité de la radiothérapie.
- Traitement des adénomes non fonctionnels : traitement symptomatique des troubles visuels liés à une compression des voies optiques : avant la chirurgie, avant ou après la radiothérapie ou lorsqu'aucun geste thérapeutique n'est possible ou efficace.
- Traitement des adénomes corticotropes au cours du syndrome de Nelson et des adénomes gonadotropes fonctionnels :
. après échec des autres thérapeutiques ;
. en attente de l'efficacité de la radiothérapie.
- Prévention des fistules pancréatiques après chirurgie d'exérèse.
- Traitement d'urgence de la rupture de varice oesocardiale chez le cirrhotique, en attente du traitement endoscopique.


Posologie SANDOSTATINE 50 µg/1 mL Solution injectable Boîte de 6 Ampoules de 1 ml

- La posologie doit être adaptée pour chaque patient, en milieu spécialisé.
- Dans les indications où l'administration se fait par voie sous-cutanée, les injections seront espacées de 8 h ou de 12 h, selon les cas. Il est conseillé de pratiquer ces injections à distance (1 à 2 h après si possible) des repas de midi et du soir.
- La tolérance locale peut être améliorée en laissant réchauffer l'ampoule quelque temps à la température ambiante, juste avant l'emploi, en injectant lentement le produit (plus de 20 secondes) et en variant les points d'injection.
- En fonction des variations posologiques souhaitées, on utilisera l'une des trois présentations : 500 µg/1 ml, 100 µg/1 ml ou 50 µg/1 ml.
- Tumeurs endocrines digestives :
La dose initiale recommandée est de 50 µg le matin et le soir, en deux injections sous-cutanées, à 12 h d'intervalle. Cette posologie peut être augmentée, habituellement jusqu'à 200 à 400 µg (soit 2 injections de 100 ou de 200 µg par jour). Dans quelques cas (tumeurs carcinoïdes), il sera nécessaire d'augmenter les doses en utilisant 3 injections sous-cutanées de 200 à 500 µg (1 injection toutes les 8 h) pour atteindre un maximum de 1500 µg par jour.
- Acromégalie :
La posologie doit être adaptée en fonction de la réponse jugée sur les concentrations d'hormone de croissance et de somatomédine-C, l'objectif étant de les normaliser. Il est conseillé de commencer le traitement par 3 fois 50 µg/jour par voie sous-cutanée (une injection toutes les 8 h) et d'augmenter éventuellement par paliers de 50 µg 3 fois par jour tous les mois en fonction des critères conseillés, la dose maximale étant de 500 µg 3 fois par jour.
Il convient de ne prescrire que la dose minimale efficace qui, chez la majorité des patients, est de 300 µg par jour (3 fois 100 µg).
- Adénomes thyréotropes primitifs :
Posologie le plus souvent efficace : 100 µg, 3 fois par jour par voie sous-cutanée. La dose sera adaptée en fonction de la réponse de la TSH et des hormones thyroïdiennes. Cinq jours au moins de traitement sont nécessaires pour juger de l'efficacité.
- Adénomes non fonctionnels :
Posologie recommandée : 100 µg, 3 fois par jour. Cette dose pourra éventuellement être doublée en cas d'inefficacité immédiate ou secondaire.
L'initiation du traitement peut se faire en administration sous-cutanée continue pendant quelques jours pour obtenir un effet immédiat sur les troubles visuels.
- Adénomes corticotropes au cours du syndrome de Nelson et adénomes gonadotropes fonctionnels :
Posologie initiale : 100 µg, 3 fois par jour par voie sous-cutanée. La posologie sera ensuite adaptée en fonction des résultats observés.
- Prévention des fistules pancréatiques après chirurgie d'exérèse :
La posologie est de 100 µg, 3 fois par jour pendant 7 jours par voie sous-cutanée.
- Rupture de varice oesocardiale chez le cirrhotique, en attente du traitement endoscopique :
25 µg par heure pendant 48 heures en perfusion intraveineuse continue.


Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Hypersensibilité à l'octréotide ou aux autres composants de la solution.
- Grossesse et allaitement :
. grossesse : les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces. Toutefois, des anomalies de la fertilité et de la descendance sont retrouvées chez les animaux mâles traités. En clinique, il n'existe pas actuellement de données pertinentes sur un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de ce médicament. Toutefois, compte tenu de l'activité pharmacologique (antagonisme de l'hormone de croissance), des effets sur la fertilité observés en expérimentation animale, la grossesse représente une contre-indication à l'utilisation de ce produit.
. allaitement : en cas de traitement par ce médicament, l'allaitement est contre-indiqué.
DECONSEILLE :
Enfant : on ne dispose pas d'étude chez l'enfant.


Effets indésirables Sandostatine

- Localement, lors de l'administration sous-cutanée, possibilité de réactions aux points d'injection (douleur, plus rarement oedème et éruptions cutanées). Elles sont habituellement de courte durée et d'intensité modérée. Ces phénomènes peuvent être réduits en laissant se réchauffer l'ampoule à température ambiante avant l'injection.
- Troubles digestifs : anorexie, nausées, vomissements, douleurs abdominales, ballonnements, diarrhée, stéatorrhée. Ils sont, le plus souvent, d'intensité modérée et transitoires.
- L'octréotide peut modifier la tolérance glucidique.
- Des cas de lithiase vésiculaire peuvent éventuellement s'observer, en utilisation prolongée, pouvant se compliquer, exceptionnellement, de pancréatite aiguë. Par ailleurs, en dehors des lithiases vésiculaires, des cas isolés de pancréatite aiguë ont été rapportés en tout début de traitement et ont rapidement régressé à l'arrêt.
- Rarement, une chute de cheveux a pu être observée sous octréotide.
- Au plan biologique, ont été signalés quelques cas de perturbations passagères de la glycorégulation (hypoglycémie ou hyperglycémie) ainsi que, exceptionnellement, des élévations des enzymes hépatiques et de la bilirubine, réversibles à l'arrêt du traitement.

Précautions d'emploi

- Dans le cas du glucagonome, le traitement par l'acétate d'octéotide ne doit pas faire remettre en cause l'instauration d'une chimiothérapie.
- L'octréotide peut altérer la glycorégulation en raison d'une action inhibitrice sur la GH, le glucagon et l'insuline.
Chez le sujet non diabétique, lors de contrôles systématiques, quelques cas d'élévation passagère de la glycémie ont été signalés, le plus souvent transitoires, n'ayant cependant pas nécessité le recours à l'insulinothérapie.
Chez le diabétique non insulinodépendant, une surveillance stricte de l'équilibre glycémique doit être instaurée.
Chez le diabétique insulinodépendant, le traitement par l'acétate d'octréotide peut réduire de 30 à 50% les besoins en insuline. Les glycémies devront être contrôlées attentivement chez ces patients dès l'instauration et lors de chaque changement posologique.
- L'acétate d'octréotide ne doit pas être prescrit avant d'avoir éliminé la présence d'une tumeur intestinale obstructive, notamment dans les syndromes carcinoïdes.
- Il est conseillé, lors de traitements prolongés, de pratiquer auparavant, et tous les 6 mois, une échographie de la vésicule biliaire (voir effets indésirables : lithiase vésiculaire).
- L'apparition d'une élévation franche et durable de la stéatorrhée justifie la prescription complémentaire d'extraits pancréatiques.
- En cas d'insuffisance hépatique ou rénale, les fonctions de ces deux organes doivent être contrôlées régulièrement afin d'adapter, si nécessaire, la posologie.
- En cas de tumeur hypophysaire (acromégalie ou autre adénome), l'utilisation de l'octréotide ne dispense pas de la surveillance du volume tumoral.
- Dans une étude de fertilité chez le rat ont été notées des anomalies testiculaires chez les animaux mâles, ainsi que des anomalies modérées de la fécondité, de la gestation et de la croissance dans la descendance. Les effets sont en rapport avec l'activité physiopharmacologique exagérée du produit. L'attention des patients traités devra donc être attirée sur les anomalies possibles de leur fertilité et sur l'opportunité de pratiquer une contraception pendant le traitement et pendant les 3 mois qui suivent l'arrêt du traitement.
- Enfant : on ne dispose pas d'étude chez l'enfant.
- Association nécessitant des précautions d'emploi : ciclosporine (voie orale).


Interactions avec d'autres médicaments

ASSOCIATIONS NECESSITANT DES PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Ciclosporine (voie orale) :
Baisse des concentrations circulantes de ciclosporine (diminution de l'absorption intestinale de ciclosporine). Augmentation des doses de ciclosporine sous contrôle des concentrations sanguines et réduction de la posologie après l'arrêt du traitement par l'octréotide.
- Insuline :
Risque d'hypoglycémie (diminution des besoins en insuline par diminution de la sécrétion de glucagon endogène).
Prévenir le patient du risque d'hypoglycémie ; renforcer l'autosurveillance glycémique et urinaire et adapter la posologie de l'insuline pendant le traitement par l'octréotide.


Grossesse et allaitement

Grossesse :
Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.
Toutefois, des anomalies de la fertilité et de la descendance sont retrouvées chez les animaux mâles traités.
En clinique, il n'existe pas actuellement de données pertinentes sur un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de ce médicament.
Toutefois, compte tenu de l'activité pharmacologique (antagonisme de l'hormone de croissance) et des effets sur la fertilité observés en expérimentation animale, la grossesse représente une contre-indication à l'utilisation de ce produit.
Allaitement :
En cas de traitement par ce médicament, l'allaitement est contre-indiqué.


Comment ça marche ?

- Après injection sous-cutanée, l'acétate d'octréotide est rapidement et complètement résorbé. Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes en 30 minutes. La demi-vie d'élimination est de l'ordre de 100 minutes. La liaison aux protéines plasmatiques est de l'ordre de 65%. La quantité d'octréotide liée aux hématies est négligeable. Le volume de distribution est voisin de 20 L et la clairance totale de 160 ml/min.
- L'excrétion de l'acétate d'octréotide sous forme inchangée est essentiellement biliaire (80%). Le métabolisme s'effectue au niveau du tractus gastro-intestinal pour conduire à des enchaînements peptidiques de plus faible poids moléculaire.
 

 

 

Pharmapress est un journal d'information sur la santé. En aucun cas, il ne saurait se substituer à une consultation médicale.Veuillez nous signaler toute erreur ou information incomplète.Merci

 


Voir Aussi :

En un seul Click, accédez à toutes les professions de santé :

 

 

 

Ajouter un commentaire

 
×