SEVORANE

 



SEVORANE 1 ml/ml , Liquide pour inhalation par vapeur

Présentation : Boîte de 1 Flacon de 250 ml
Distributeur ou fabriquant : MAPHAR
Composition : Sevoflurane

 

 

Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

Anesthésie générale par inhalation, utilisable en induction et entretien, pour les patients hospitalisés ou ambulatoires, chez l'adulte et chez l'enfant.



Posologie SEVORANE 1 ml/ml Liquide pour inhalation par vapeur Boîte de 1 Flacon (PE) de 250 ml

• Propriétés physicochimiques : le sévoflurane est un liquide clair, incolore. Une protection contre les acides de Lewis environnementaux est assurée par la présence d'au moins 300 ppm d'eau. Aucun autre adjuvant ou stabilisant n'est utilisé. Le sévoflurane est non inflammable et non explosif, selon les exigences de la Commission Electrotechnique Internationale 601-2-13. Le sévoflurane n'est pas âcre. Il est miscible à l'éthanol, l'éther, le chloroforme, l'éther de pétrole et légèrement soluble dans l'eau.

• Des évaporateurs spécialement calibrés pour le sévoflurane doivent être utilisés afin de contrôler avec précision la concentration de l'anesthésique délivrée.

• La concentration alvéolaire minimale (CAM) du sévoflurane est fonction de l'âge et de la composition du gaz vecteur.

• La CAM du sévoflurane est plus faible chez les sujets âgés et lorsque le gaz vecteur est un mélange oxygène-protoxyde d'azote.

• Le choix de recourir ou non à une prémédication ainsi que le choix de la prémédication sont fonction des besoins de chaque patient et laissés à la discrétion de l'anesthésiste.

Dégradation du sévoflurane

Le sévoflurane est stable lorsqu'il est conservé dans des conditions normales d'éclairage. Aucune dégradation perceptible du sévoflurane ne se produit en présence d'acides forts ou de chaleur. Le sévoflurane n'est pas corrosif en contact avec l'acier inoxydable, le laiton, l'aluminium, le laiton nickelé, le laiton chromé ou l'alliage de cuivre et de béryllium.

Une dégradation chimique peut se produire lorsque l'anesthésique inhalé entre en contact avec l'absorbeur de CO2 dans l'appareil d'anesthésie. Lorsqu'il est utilisé conformément aux instructions avec des absorbeurs frais, le sévoflurane subit une dégradation minime et ses produits de dégradation sont indétectables ou non toxiques. La dégradation du sévoflurane et la formation de produits de dégradation sont accentuées en cas d'augmentation de la température de l'absorbeur, d'emploi d'un absorbeur de CO2 deshydraté (particulièrement ceux qui contiennent de l'hydroxyde de potassium, comme le Baralyme Ò ), d'augmentation de la concentration de sévoflurane et de diminution du débit de gaz frais. Le sévoflurane peut subir une dégradation alcaline par deux voies. La première résulte de la perte de fluorure d'hydrogène avec formation de pentafluoro-isopropanyl-fluorométhyl éther (PIFE, plus connu sous le nom de composé A). La seconde voie de dégradation du sévoflurane se produit uniquement en présence d'absorbeurs de CO2 deshydraté et entraîne la décomposition du sévoflurane en hexafluoro-isopropanol (HFIP) et en formaldéhyde. Le HFIP est une substance inactive et non génotoxique, rapidement glycuroconjuguée et éliminée, qui a une toxicité comparable à celle du sévoflurane. Le formaldéhyde est quant à lui présent dans les processus métaboliques normaux. En contact avec un absorbeur très deshydraté, le formaldéhyde peut être dégradé à son tour en méthanol et en formiate. Le formiate peut contribuer à la formation de monoxyde de carbone en présence de températures élevées. Le méthanol peut réagir avec le composé A pour produire le composé B par ajout du groupement méthoxy. Le composé B peut subir une dégradation supplémentaire par perte de fluorure d'hydrogène pour former les composés C, D et E. En présence d'absorbeurs très deshydratés, particulièrement ceux qui contiennent de l'hydroxyde de potassium (comme le Baralyme Ò ), la formation de formaldéhyde, de méthanol, de monoxyde de carbone, de composé A et peut-être d'autres de ses produits de dégradation, les composés B, C et D, peut survenir.

4.2.1 Induction de l'anesthésie :

Le sévoflurane est administré avec de l'oxygène seul ou avec un mélange oxygène/protoxyde d'azote. Des concentrations maximales inspirées de sévoflurane de 8 % produisent habituellement une anesthésie de stade chirurgical en moins de 2 minutes chez l'adulte et l'enfant. Après la perte de conscience, la concentration inspirée sera adaptée à la profondeur de l'anesthésie souhaitée. Chez les sujets âgés, des concentrations moins importantes de sévoflurane seront nécessaires.

4.2.2 Entretien de l'anesthésie :

Le stade chirurgical de l'anesthésie est entretenu avec une concentration inhalée de sévoflurane de 0,5 à 3 %. Chez les sujets âgés, des concentrations inhalées moins importantes de sévoflurane sont nécessaires.

Valeurs de CAM en fonction de l'âge des patients

Age du patient

Sévoflurane dans

100 % d'O2

Sévoflurane dans

65 % N2O / 35 % O2

0 - 1 mois*

1- < 6 mois

< 3 ans

3-12 ans

25 ans

40 ans

60 ans

80 ans

3,3 %

3,0 %

2,8 %

2,5 %

2,6 %

2,05 %

1,7 %

1,4 %

 

 

2,0 %**

 

1,4 %

1,1 %

0,9 %

0,7 %

* Enfants nés à terme. La CAM n'a pas été déterminée chez les enfants prématurés.

** Pour les enfants de 1 à < 3 ans, le mélange 60 % N2O / 40 % O2 a été utilisé.

4.2.3 Réveil : Les délais de réveil sont généralement plus courts après une anesthésie au sévoflurane qu'avec les autres agents anesthésiques volatils. De ce fait, il peut être nécessaire de débuter l'analgésie post-opératoire plus précocément.

4.2.4 Posologie chez l'insuffisant rénal ou hépatique : Des concentrations inhalées de sévoflurane de 0,4 à 2,3 % associées au mélange protoxyde d'azote/oxygène ont été utilisées sans inconvénient particulier chez l'insuffisant rénal ou hépatique.



Contre indications

• Hypersensibilité au sévoflurane ou à d'autres agents anesthésiques halogénés.

• Patients ayant présenté des antécédents personnels ou familiaux d'hyperthermie maligne.



Effets indésirables Sevorane

Comme tous les anesthésiques inhalés puissants, le sévoflurane peut provoquer une dépression cardiorespiratoire dose-dépendante. La plupart des effets indésirables sont d'intensité légère ou modérée et de nature transitoire. Des nausées et des vomissements ont été observés en postopératoire, mais ce sont des effets fréquents après une intervention chirurgicale et une anesthésie générale, qui peuvent être dus à l'anesthésique par inhalation, aux autres agents administrés en per ou postopératoire ou à la réponse du patient au geste chirurgical.

Les événements indésirables les plus fréquemment observés sont les suivants :

• Chez l'adulte : hypotension artérielle, nausées et vomissements ;

• Chez le patient âgé : bradycardie, hypotension artérielle et nausées ;

• Chez l'enfant : agitation, toux, vomissements et nausées.

Tous les événements indésirables rapportés au cours des essais cliniques, ayant au moins un lien de causalité possible avec le sévoflurane, sont présentés dans le tableau ci-dessous selon la classification MedDRA par système-organe. Les groupes de fréquence suivants sont utilisés : très fréquents ( ³ 1/10), fréquents ( ³ 1/100 à < 1/10), peu fréquents ( ³ 1/1000 à < 1/100), rares ( ³ 1/10 000 à < 1/1000), très rares (< 1/10 000), cas isolés inclus. La nature, la gravité et la fréquence des événements indésirables chez les patients ayant reçu le sévoflurane sont comparables à celles observées chez les patients ayant reçu les produits de référence.

Données sur les effets indésirables issues des essais cliniques

Résumé des effets indésirables les plus fréquents

lors des essais cliniques avec le sévoflurane

Classe système-organe

Frequence

Effet indésirable

 

Affections psychiatriques

Très fréquents

Agitation (essentiellement chez l'enfant)

 

Affections du système nerveux

Fréquents

 

Somnolence

Etourdissements

 

Affections cardiaques

Très fréquents

Fréquents

Bradycardie (essentiellement chez le patient âgé)

Tachycardie

 

Affections vasculaires

 

Très fréquents

Fréquents

 

Hypotension

Hypertension

 

Affections respiratoires, thoraciques et mediastinales

Très fréquents

Fréquents

 

Toux (chez l'enfant)

Toux

Dépression respiratoire

Laryngospasme

 

Affections gastro-intestinales

 

Très fréquents

Fréquents

Nausées

Vomissements

Hypersalivation

 

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

 

Fréquents

 

Frissons

Fièvre

 

Investigations

Fréquents

 

Glycémie anormale

Anomalie des paramètres du bilan hépatique *

Hyperleucocytose ou leucopénie

Augmentation de la phosphorémie**

 

*Des cas extrêmement rares de modification transitoire des paramètres du bilan hépatique ont été rapportés avec le sévoflurane et avec les produits de référence.

* * Une élévation transitoire de la concentration sérique de fluor inorganique peut survenir pendant et après l'anesthésie au sévoflurane. Le pic de concentration est habituellement observé dans les 2 heures qui suivent l'anesthésie au sévoflurane et le retour aux valeurs de base survient dans les 48 heures. Au cours des essais cliniques, les concentrations élevées de fluor n'ont pas été associées à une altération de la fonction rénale

Expérience après la mise sur le marché

Des événements indésirables ont été spontanément rapportés après mise sur le marché du sévoflurane. Mais le niveau d'exposition de la population à partir de laquelle ces événements ont été rapportés n'est pas connu. Par conséquent, il n'est pas possible d'établir l'incidence réelle et l'imputabilité de ces événements à l'exposition au sévoflurane.

Résumé des effets indésirables après mise sur le marché

Classe système-organe

Effet indésirable

Affections du système immunitaire

Réaction anaphylactique

Réaction anaphylactoïde

Affections du système nerveux

Convulsions

Mouvements dystoniques

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Bronchospasme

 

Affections hépatobiliaires

Hépatite

Insuffisance hépatique

Nécrose hépatique

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Prurit

Rash

Urticaire

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Hyperthermie maligne*

 

Investigations

Hyperkaliémie accompagnée d'élévation des CPK (chez l'enfant)**

* De même qu'avec les autres agents anesthésiques de ce type, le sévoflurane peut déclencher un état d'hypermétabolisme du muscle squelettique conduisant à une forte demande en oxygène et induisant un syndrome clinique connu sous le nom d'hyperthermie maligne (HM). Ce syndrome comprend des symptômes non spécifiques tels que rigidité musculaire, tachycardie, tachypnée, cyanose, arythmie et tension artérielle instable, ainsi qu'une élévation de l'ensemble du métabolisme, ce qui se traduit par une élévation de la température corporelle et l'augmentation du CO2en fin d'expiration (P et CO2). De tels effets ont été observés, dans des rares cas, chez l'homme après une anesthésie par le sévoflurane (Voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

** De rares cas d'hyperkaliémie accompagnée d'élévations des CPK et ayant entraîné des arythmies cardiaques et des décès ont été rapportés chez des enfants en période post-opératoire (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Précautions d'emploi

Mises en garde

Le sévoflurane ne doit être utilisé qu'en présence d'un anesthésiste-réanimateur disposant d'un matériel complet d'anesthésie et de réanimation.

Comme les niveaux d'anesthésie peuvent être modifiés facilement et rapidement avec le sévoflurane, seuls les évaporateurs spécialement calibrés pour ce produit doivent être utilisés.

Remplacement des absorbeurs de dioxyde de carbone (CO2) déshydratés

Des réactions entraînant un dégagement de chaleur peuvent survenir avec tous les agents halogénés y compris le sévoflurane et les absorbeurs de CO2.

De rares cas isolés de chaleur excessive, de dégagements de fumée et/ou de combustion spontanée dans des appareils d'anesthésie ont été rapportés durant l'utilisation de sévoflurane en présence d'absorbeurs de CO2 déshydratés.

Une augmentation particulièrement lente ou une diminution inattendue de la concentration de sévoflurane délivrée dans la branche inspiratoire par rapport au réglage de l'évaporateur peut être en rapport avec une température excessive du canister.

Une réaction exothermique, une dégradation accrue du sévoflurane et la production de composés de dégradation peuvent apparaître lorsque l'absorbeur de CO2 est déshydraté, notamment après une période prolongée de passage de gaz sec à travers le canister contenant l'absorbant de CO2. Des produits de dégradation du sévoflurane (méthanol, formaldéhyde, monoxyde de carbone et composés A, B, C et D) ont été observés dans le circuit respiratoire d'un appareil expérimental d'anesthésie en présence d'un absorbeur de CO2 déshydraté et de concentrations maximales de sévoflurane (8%) administrées pendant des périodes prolongées ( ³ 2 heures). Les concentrations de formaldéhyde observées étaient de même magnitude que celles connues pour entraîner une légère irritation respiratoire. Les conséquences cliniques de ces produits de dégradation observés dans ce modèle expérimental extrême ne sont pas connues.

En cas de doute sur la dessication de l'absorbeur de CO2, celui-ci doit être remplacé avant l'administration du sévoflurane. Les indicateurs de la plupart des absorbeurs de CO2 ne changent pas obligatoirement de couleur lorsque ces derniers sont déshydratés. C'est pourquoi l'absence de changement de couleur ne doit pas être considérée comme un signe fiable d'une hydratation suffisante. Les absorbeurs de CO2, doivent être remplacés périodiquement, qu'il y ait ou non un changement de couleur de l'indicateur.

Une hypotension artérielle et une dépression respiratoire (d'autant plus importantes que l'anesthésie est plus profonde) peuvent être observées. Le degré d'hypotension et de dépression ventilatoire peut fournir une indication sur le niveau d'anesthésie des patients.

L'utilisation répétée d'anesthésiques halogénés, dont le sévoflurane, sur une période relativement courte, expose à un risque accru d'hépatite.

Chez les patients ayant présenté une atteinte hépatique, un ictère, une fièvre inexpliquée, ou une éosinophilie après administration d'un anesthésique halogéné, il est recommandé d'éviter d'administrer du sévoflurane s'il existe des alternatives par voie intraveineuse.

Le sévoflurane peut être à l'origine d'une hyperthermie maligne. Si celle-ci apparaît, le traitement consiste dans l'arrêt des agents ayant déclenché ce mécanisme, la dépose des évaporateurs, la purge du circuit, l'administration intraveineuse de dantrolène ainsi qu'un traitement symptomatique.

Il est déconseillé d'utiliser le sévoflurane chez les sujets susceptibles de présenter une hyperthermie maligne (antécédents d'hyperthermie maligne d'effort, myopathies telles que les dystrophies musculaires, syndrome de King, myotonie, myopathies à noyau central).

Chez des enfants en période post-opératoire, l'utilisation d'agents anesthésiques inhalés a été associée à de rares augmentations de la kaliémie ayant entraîné des arythmies cardiaques et des décès. Les patients atteints d'une affection neuromusculaire latente ou manifeste, notamment une dystrophie musculaire de Duchenne semblent les plus vulnérables. Dans la plupart de ces cas, il y avait une administration concomitante de succinylcholine. Ces patients ont aussi présenté des augmentations significatives de créatine phosphokinase et, dans certains cas, des modifications urinaires compatibles avec une myoglobinurie. En dépit des similitudes avec une hyperthermie maligne, aucun de ces patients n'a présenté des signes de rigidité musculaire ou d'hypermétabolisme. Il est recommandé de traiter précocement l'hyperkaliémie et les arythmies réfractaires ainsi que de rechercher par la suite une affection neuromusculaire latente.

Des cas isolés d'arythmies ventriculaires ont été rapportés chez des enfants souffrant de la maladie de Pompe.

Précautions d'emploi

La Concentration Alvéolaire Minimale (CAM) diminue avec l'âge : la concentration moyenne de sévoflurane nécessaire pour atteindre la CAM chez une personne de 80 ans est approximativement 50 % plus faible que chez une personne de 20 ans.

Comme avec tous les anesthésiques, le maintien de la stabilité hémodynamique est important pour éviter une ischémie myocardique chez les patients atteints de maladie coronarienne.

Comme avec tous les anesthésiques, de légères modifications de l'humeur peuvent persister pendant plusieurs jours suivant l'administration.

Insuffisance rénale : compte tenu du nombre limité de patients insuffisants rénaux (créatininémie > 15 mg/l) étudiés, la sécurité d'utilisation de sévoflurane n'est pas complètement établie chez ces patients. En conséquence, le sévoflurane doit être utilisé avec prudence chez les patients insuffisants rénaux.

Neurochirurgie : chez les patients susceptibles de présenter une hypertension intracrânienne, le sévoflurane doit être administré avec prudence et des manoeuvres destinées à réduire l'hypertension intracrânienne telle que l'hyperventilation doivent être associées.



Interactions avec d'autres médicaments

Dans la plupart des cas où un traitement médicamenteux est indispensable, il n'y a pas lieu de l'arrêter avant l'anesthésie générale. Il suffit d'en informer l'anesthésiste.

+ Sympathomimétiques alpha et bêta (dopamine, adrénaline, noradrénaline) : dopamine, adrénaline, noradrénaline pour action systémique par voie parentérale. Troubles du rythme ventriculaire graves par augmentation de l'excitabilité cardiaque.

+ Sympathomimétique bêta (isoprénaline) : troubles du rythme ventriculaire graves (augmentation de l'excitabilité cardiaque).

+ Agents bloquants neuromusculaires non dépolarisants : potentialisation en présence de sévoflurane. L'ajustement des posologies de ces substances est nécessaire en usage simultané.

+ Bêta-bloquants : réduction des réactions cardiovasculaires de compensation par les bêta-bloquants (l'inhibition bêta-adrénergique peut être levée durant l'intervention par des bêta-stimulants). En règle générale ne pas arrêter le traitement bêta-bloquant et, de toute façon, éviter l'arrêt brutal. Informer l'anesthésiste de ce traitement.

+ Isoniazide : potentialisation de l'effet hépatotoxique de l'isoniazide avec formation accrue de métabolites toxiques de l'isoniazide.

En cas d'intervention programmée, arrêter par prudence, le traitement par l'isoniazide une semaine avant l'intervention et ne le reprendre que 15 jours après.

+ Opiacés (alfentanil, sulfentanil) : par effet synergique avec le sévoflurane, risque de baisse de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle et de la fréquence respiratoire.

+ Sympathomimétiques alpha et bêta (dopamine, adrénaline, noradrénaline). Adrénaline pour action hémostatique locale par injections sous-cutanée ou gingivale : limiter l'apport, par exemple : moins de 0,1 mg d'adrénaline en dix minutes ou 0,3 mg en une heure chez l'adulte.

+ Sympathomimétiques indirects : amphétamines et dérivés (anorexigènes, psychostimulants), éphédrine et dérivés : poussée hypertensive per-opératoire. En cas d'intervention programmée, il est préférable d'interrompre le traitement quelques jours avant l'intervention.

+ Benzodiazépines et opiacés. On s'attend à ce que les benzodiazépines et les opiacés réduisent la CAM du sévoflurane dans les mêmes proportions que les autres anesthésiques par inhalation. Le sévoflurane est compatible avec les benzodiazépines et les opiacés couramment utilisés dans la pratique chirurgicale.

+ Barbituriques. Le sévoflurane est compatible avec les barbituriques couramment utilisés dans la pratique chirurgicale.

Le sévoflurane s'est révélé sûr et efficace en cas d'administration concomitante avec divers agents couramment utilisés en peropératoire, comme les dépresseurs du système nerveux central, des médicaments du système nerveux autonome, des myorelaxants, des anti-infectieux, notamment des aminosides, des hormones et des substituts synthétiques, des dérivés sanguins et des médicaments cardiovasculaires, notamment l'adrénaline.



Grossesse et allaitement

Grossesse

Aucune donnée concernant l'utilisation du sévoflurane chez la femme enceinte n'est actuellement disponible. En conséquence, le sévoflurane ne doit être utilisé chez la femme enceinte qu'en cas d'indication formelle. Il n'y a pas d'étude portant sur le travail et l'accouchement sous sévoflurane. La sécurité de l'anesthésie par le sévoflurane pour les césariennes a été démontrée dans un essai multicentrique.

Allaitement

En l'absence d'information sur le passage du sévoflurane dans le lait maternel, une attitude de prudence est conseillée quand le sévoflurane est administré à une femme en période d'allaitement.



Effet sur la conduite de véhicules

L'attention des conducteurs de véhicules et des utilisateurs de machines est attirée sur le fait qu'après une anesthésie générale, il y a persistance pendant un certain temps, d'une altération de la vigilance qui rend dangereuse la conduite des véhicules et l'utilisation des machines.



Comment ça marche ?

Solubilité

La très faible solubilité du sévoflurane dans le sang laisse prévoir une augmentation rapide de la concentration alvéolaire pendant l'induction et une décroissance rapide à l'arrêt de l'administration.

Des mesures des concentrations inspirée et alvéolaire (FI et FA) avec le sévoflurane ont montré que le rapport FA/FI (wash-in) à la 30ème minute est de 0,85. La vitesse d'ascension vers le pseudo-plateau est rapide. Le rapport FA/FAO (wash-out) à la 5ème minute est de 0,15 (FAO : concentration alvéolaire à l'arrêt de l'administration).

Distribution

Les effets du sévoflurane sur le déplacement des médicaments liés aux protéines sériques et tissulaires n'ont pas été étudiés. D'autres anesthésiques volatils fluorés ont montré in vitro qu'ils déplaçaient des médicaments liés aux protéines sériques et tissulaires. La portée clinique de ces données n'a pas été établie. Les études cliniques n'ont montré aucune réaction indésirable lorsque le sévoflurane est administré aux patients qui prennent des médicaments qui sont fortement liés et qui ont un faible volume de distribution (par ex. la phénytoïne).

Métabolisme

Chez l'homme, moins de 5 % du sévoflurane absorbé est métabolisé au niveau hépatique par l'isoenzyme 2E1 du cytochrome P450 en hexafluoroisopropanol (HFIP) avec libération de fluor et de dioxyde de carbone (ou d'un fragment carboné). Une fois formé, l'HFIP est rapidement conjugué avec l'acide glucuronique et excrété dans les urines. Aucune autre voie métabolique n'a été identifiée pour le sévoflurane. C'est le seul anesthésique volatil fluoré qui n'est pas métabolisé en acide trifluoroacétique. L'élimination pulmonaire rapide et importante du sévoflurane réduit la quantité d'anesthésique susceptible d'être métabolisée.

Le métabolisme du sévoflurane n'est pas inductible par les barbituriques.

 

 

 

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