STAGID

 



STAGID 700 mg , Comprimé sécable

Présentation : Boîte de 30/100
Distributeur ou fabriquant : SOTHEMA
Composition : Metformine
PPM : 36.20/107.60 Dh

 

 
Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

- Diabète non acidocétosique, non insulinodépendant de l'adulte (diabète de type II), en particulier avec surcharge pondérale, lorsque le régime prescrit n'est pas suffisant pour rétablir à lui seul l'équilibre glycémique.
- Diabète insulinotraité en complément de l'insulinothérapie :
. dans le diabète de type I (DID),
. dans le diabète de type II, en particulier en cas de surcharge pondérale importante associée à une résistance secondaire à l'action de l'insuline.


Posologie STAGID 700 mg Comprimé sécable Boîte de 30

- Diabète non insulinodépendant de type II :
La posologie moyenne est de 3 comprimés par jour en 3 prises, matin, midi et soir (administrés au cours ou à la fin des repas) :
Au bout de 10 à 15 jours, la posologie sera adaptée en fonction des résultats biologiques.
Adapter ensuite en fonction des résultats.
Association aux sulfamides hypoglycémiants :
Associer STAGID à la posologie de 3 comprimés par jour, 1 le matin, 1 à midi et 1 le soir.
- Diabète insulinotraité :
Dans le diabète insulinodépendant, la metformine ne remplace jamais l'insuline mais son association avec elle permet d'en réduire les doses et d'obtenir une meilleure stabilisation de la glycémie. La mesure de la glycémie capillaire permet une adaptation quotidienne de la posologie d'insuline.
. Si la dose d'insuline est inférieure à 40 unités par jour, STAGID est administré à la posologie habituelle de 3 comprimés par jour : 1 le matin, 1 à midi et 1 le soir. Simultanément, l'insuline est réduite de 2 à 4 unités tous les 2 jours.
. Si la dose d'insuline dépasse 40 unités par jour, il est préférable d'hospitaliser le malade pour réaliser l'association ; la dose quotidienne d'insuline sera réduite le premier jour de 30 à 50%. Les glycémies capillaires obtenues guideront ensuite la diminution progressive des doses d'insuline.


Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Insuffisance rénale, même modérée, organique ou fonctionnelle (créatininémie > = 135 µmol/L chez l'homme et > = 110 µmol/L chez la femme : cette valeur limite est à réduire en fonction de l'âge physiologique et de la masse musculaire).
- Exploration par produit de contraste iodés (UIV, angiographies) : en règle générale, à éviter chez le diabétique ; en cas de nécessité, interrompre la metformine 48 heures avant et ne reprendre que 48 heures après l'examen.
- Pathologie aiguë comportant un risque d'altération de la fonction rénale : déshydratation (diarrhées, vomissements), fièvre, états infectieux et/ou états hypoxiques sévères (état de choc, septicémie, infection urinaire, pneumopathie).
- Insuffisance hépatocellulaire, intoxication alcoolique aiguë.
- Décompensation acidocétosique, précoma diabétique.
- Expression clinique d'une affection aiguë ou chronique susceptible d'entraîner une hypoxie tissulaire sévère (insuffisance cardiaque ou respiratoire, infarctus du myocarde récent...).
DECONSEILLE :
- Grossesse : le diabète (gestationnel ou permanent) lorsqu'il n'est pas équilibré, est à l'origine d'une augmentation des malformations congénitales et de la mortalité périnatale. La metformine est tératogène chez le rat à doses suprathérapeutiques. En clinique, quelques études épidémiologiques portant sur de très faibles effectifs n'ont pas montré d'effet malformatif propre de la metformine. Une hypoglycémie néonatale prolongée a été observée dans certains cas. La rééquilibration du diabète permet de normaliser le déroulement de la grossesse dans cette catégorie de patientes. Cette rééquilibration fait appel à l'insuline, quel que soit le type de diabète, I ou II, gestationnel ou permanent. Dans ce dernier cas, il est recommandé d'effectuer le relais d'un traitement oral par l'insuline dès l'instant qu'une grossesse est envisagée.
- Association au danazol, à l'alcool.


Effets indésirables Stagid

- Troubles gastro-intestinaux à type de nausées, vomissements, diarrhées : ils surviennent le plus souvent lors de l'installation du traitement ; ils régressent spontanément dans la plupart des cas. Il est possible de les atténuer par absorption, à titre momentané, de poudres inertes (assurant un pansement de la muqueuse gastro-intestinale) ou de dérivés atropiniques, ou d'antispasmodiques.
Pour prévenir ces troubles digestifs, il est recommandé d'administrer la metformine en plusieurs prises dans la journée, au cours ou à la fin des repas. Leur persistance impose l'arrêt du traitement.
- Acidose lactique (voir mises en garde et précautions d'emploi : la survenue de crampes musculaires accompagnées de troubles digestifs, de douleurs abdominales et d'une grande asthénie chez un malade traité doit attirer l'attention du médecin ; l'acidose lactique est caractérisée par une dyspnée acidosique, des douleurs abdominales, une hypothermie puis un état comateux).

Précautions d'emploi

MISES EN GARDE :
Acidose lactique :
La metformine peut entraîner ou favoriser la survenue d'un état d'acidose lactique, complication métabolique entraînant une mortalité élevée en l'absence de traitement précoce. Son incidence peut et doit être réduite par une bonne surveillance des facteurs de risque.
- Circonstances :
. l'insuffisance rénale aiguë organique ou fonctionnelle, joue un rôle prédominant, elle explique l'accumulation de metformine par défaut d'excrétion urinaire ;
. le diabète mal équilibré, la cétose, le jeûne prolongé, l'éthylisme, l'insuffisance hépatocellulaire ainsi que tout état d'hypoxémie sont des facteurs prédisposants.
- Signes prémonitoires : la survenue de crampes musculaires accompagnées de troubles digestifs, de douleurs abdominales et d'une grande asthénie chez un malade traité doit attirer l'attention du médecin.
Une lactacidémie veineuse supérieure à la normale accompagnée d'une élévation de la créatininémie, doit entraîner l'arrêt du traitement.
Nota : prélèvement pour dosage de lactacidémie à effectuer au repos sans garrot, dosage immédiat ou transport sur glace.
- Diagnostic : l'acidose lactique est caractérisée par une dyspnée acidosique, des douleurs abdominales, une hypothermie puis un état comateux. Le diagnostic biologique comporte un abaissement du pH sanguin, une lactacidémie supérieure à 5 mmol/L, une élévation du rapport lactates/pyruvates. Devant toute suspicion d'acidose métabolique, il convient d'arrêter la metformine et d'hospitaliser d'urgence le malade.
- Incidence : en France, l'incidence apparente de l'acidose lactique chez les diabétiques traités par metformine est de un cas pour 40000 années/malade.
PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- L'utilisation de ce médicament ne dispense pas du régime hypoglucidique dans tous les cas, ou hypocalorique et hypoglucidique en cas de surpoids.
Les contrôles biologiques habituels du diabète doivent être régulièrement pratiqués.
- La créatinine sérique doit être mesurée avant l'établissement du traitement (créatininémie normale < 135 µmol/L chez l'homme et < 110 µmol/L chez la femme) et ensuite régulièrement surveillée
. une fois par an chez les sujets à fonction rénale normale,
. deux à quatre fois par an, lorsque la créatininémie est à la limite supérieure de normalité, particulièrement chez les sujets âgés pour lesquels cette limite est abaissée.
Chez le sujet âgé, la survenue d'une insuffisance rénale est fréquente et asymptomatique, il convient d'utiliser la metformine sous couvert d'un contrôle régulier de la créatininémie.
Une élévation de la créatininémie, par exemple au début d'un traitement diurétique antihypertenseur, impose la prudence.
- En cas de radiographie avec produits de contraste iodés IV (urographie intraveineuse, angiographie ...), le traitement par la metformine doit être suspendu 48 h avant l'exploration pour n'être réinstauré que 2 jours après l'examen radiologique afin d'éviter la survenue d'une acidose lactique.
- En cas d'intervention chirurgicale ou d'autres causes de décompensation du diabète, la mise à l'insuline doit être envisagée.
- Certains produits hyperglycémiants (corticoïdes, diurétiques thiazidiques, contraceptifs oraux, danazol...) sont susceptibles de modifier l'évolution du diabète et de nécessiter soit une augmentation des doses, soit l'association à des sulfamides hypoglycémiants, soit une mise à l'insuline.
- La metformine utilisée seule n'entraîne jamais d'hypoglycémie : toutefois il faut se méfier des potentialisations d'action en cas d'administration du produit en association avec l'insuline ou les sulfamides hypoglycémiants.


Interactions avec d'autres médicaments

LIEES A TOUS LES ANTIDIABETIQUES (INSULINE, SULFAMIDES HYPOGLYCEMIANTS,...) :
ASSOCIATION DECONSEILLEE :
Danazol : effet diabétogène du danazol.
Si l'association ne peut être évitée, prévenir le patient et renforcer l'autosurveillance glycémique et urinaire. Adapter éventuellement la posologie de l'antidiabétique pendant le traitement par le danazol et après son arrêt.
ASSOCIATIONS NECESSITANT DES PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Chlorpromazine à fortes posologies (100 mg par jour) : élévation de la glycémie (diminution de la libération d'insuline).
Prévenir le patient et renforcer l'autosurveillance sanguine et urinaire. Adapter éventuellement la posologie de l'antidiabétique pendant le traitement par le neuroleptique et après son arrêt.
- Corticoïdes (gluco-), voies générale et locale (intra-articulaire, cutanée et lavement rectal) et tétracosactide : élévation de la glycémie avec parfois cétose (diminution de la tolérance aux glucides par les corticoïdes).
Prévenir le patient et renforcer l'autosurveillance sanguine, surtout en début de traitement. Adapter éventuellement la posologie de l'antidiabétique pendant le traitement par les corticoïdes et après son arrêt.
- Progestatifs (macrodosés) : effet diabétogène des progestatifs macrodosés.
Prévenir le patient et renforcer l'autosurveillance glycémique et urinaire. Adapter éventuellement la posologie de l'antidiabétique pendant le traitement par les progestatifs et après son arrêt.
- Sympathomimétiques bêta2 [ritodrine, salbutamol, terbutaline (voie injectable)] : élévation de la glycémie par le bêta2 stimulant.
Renforcer la surveillance sanguine et urinaire. Passer éventuellement à l'insuline.
LIEES A LA METFORMINE :
ASSOCIATION DECONSEILLEE :
Alcool : risque majoré d'acidose lactique lors d'intoxication alcoolique aiguë, particulièrement en cas de :
. jeûne ou dénutrition,
. insuffisance hépatocellulaire.
Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
ASSOCIATIONS NECESSITANT DES PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Diurétiques : acidose lactique due à la metformine, déclenchée par une éventuelle insuffisance rénale fonctionnelle, liée aux diurétiques et plus spécialement aux diurétiques de l'anse.
Ne pas utiliser la metformine lorsque la créatininémie dépasse 15 mg/litre (135 µmol/L) chez l'homme, et 12 mg/litre (110 µmol/L) chez la femme.
- Produits de contraste iodés : acidose lactique déclenchée par l'insuffisance rénale fonctionnelle, induite par l'exploration radiologique chez un diabétique.
Le traitement par la metformine doit être suspendu 48 h avant l'exploration, pour n'être réinstauré que 2 jours après l'examen radiologique.


Grossesse et allaitement

Grossesse :
- Risque lié au diabète :
Le diabète (gestationnel ou permanent), lorsqu'il n'est pas équilibré, est à l'origine d'une augmentation des malformations congénitales et de la mortalité périnatale.
- Risque lié à la metformine :
La metformine est tératogène chez le rat à doses thérapeutiques.
En clinique, quelques études épidémiologiques portant sur de très faibles effectifs n'ont pas montré d'effet malformatif propre de la metformine.
Une hypoglycémie néonatale prolongée a été observée dans quelques cas.
- Conduite à tenir :
La rééquilibration du diabète permet de normaliser le déroulement de la grossesse dans cette catégorie de patientes. Cette rééquilibration fait appel impérativement à l'insuline, quel que soit le type de diabète, I ou II ou gestationnel. Dans ce dernier cas, il est recommandé d'effectuer le relais d'un traitement oral par l'insuline dès l'instant où une grossesse est envisagée.


Comment ça marche ?

- Par voie orale l'absorption digestive de la metformine est relativement rapide mais incomplète.
- Le pis plasmatique est atteint en moyenne en 2 heures.
- La biodisponibilité est d'environ 50%.
- La metformine n'est pas métabolisée. Sa fixation sur les protéines plasmatiques est négligeable.
- La metformine est excrétée par voie rénale sous forme inchangée. Sa clairance rénale est élevée (en moyenne de 440 ml/min), témoignant de l'existence d'une filtration glomérulaire et d'une sécrétion tubulaire.
- La demi-vie plasmatique d'élimination de la metformine est en moyenne de 3 heures.
- En cas d'insuffisance rénale, la demi-vie de la metformine est augmentée, exposant à un risque d'accumulation.
 

 

 

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