VISUDYNE

 



VISUDYNE 15 mg, Poudre pour perfusion en flacon de 10 ml

Présentation : Boîte de 1
Distributeur ou fabriquant : NOVARTIS PHARMA
Composition : Verteporfine
PPM : 14700.00 Dh

 

 
Sommaire
  • Indications
  • Posologie
  • Contre indications
  • Effets indésirables
  • Précautions et autres informations

Indications

Visudyne est indiquée dans le traitement :
- des patients atteints de dégénérescence maculaire exsudative (humide) liée à l'âge (DMLA) présentant une néovascularisation choroïdienne (NVC) rétrofovéolaire à prédominance visible, ou
- des patients présentant une néovascularisation choroïdienne rétrofovéolaire due à la myopie forte.


Posologie VISUDYNE 15 mg Poudre pour solution pour perfusion IV Boîte de 1 Flacon de 15 mg

Visudyne ne doit être utilisée que par des ophtalmologistes expérimentés dans la prise en charge des patients ayant une dégénérescence maculaire liée à l'âge ou une myopie forte.
ADULTES ET SUJETS AGES :
- La photothérapie dynamique (PDT) par Visudyne comprend deux étapes :
. La première étape consiste en une perfusion intraveineuse de Visudyne, pendant 10 minutes à la dose de 6 mg/m² de surface corporelle, diluée dans 30 ml de solution pour perfusion (voir rubrique instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination).
. La seconde étape consiste à activer Visudyne par la lumière, 15 minutes après le début de la perfusion. Pour cela, une lumière rouge non thermique (de longueur d'onde 689 +/- 3 nm) est délivrée par un laser diode à l'aide d'une fibre optique, d'une lampe à fente, et d'une lentille de contact appropriée. A l'intensité lumineuse recommandée de 600 mW/cm², 83 secondes sont nécessaires pour délivrer la dose lumineuse requise de 50 Joules/cm².
- La plus grande dimension linéaire de la lésion néovasculaire choroïdienne est estimée sur l'angiographie à la fluorescéine et la photographie du fond d'oeil. Il est recommandé d'utiliser un appareil photo avec un agrandissement de 2,4-2,6. Il convient de recouvrir, à l'aide du spot, toute la néovascularisation même masquée par du sang. Afin d'assurer le traitement d'une lésion mal délimitée, une marge de 500 µm sera ajoutée autour de la lésion visible. Le bord nasal de la zone de traitement doit être distant d'au moins 200 µm du bord papillaire. La taille maximale du spot utilisé au cours de la première séance de traitement était de 6400 µm au cours des études cliniques. Pour le traitement des lésions plus larges que le diamètre maximal du spot, appliquer le spot du laser sur la plus grande partie possible de la lésion néovasculaire.
- Il est important de suivre les recommandations ci-dessus pour obtenir un résultat optimal.
- Les patients doivent être réévalués tous les 3 mois. En cas de récidive de la diffusion des néovaisseaux choroïdiens, le traitement par Visudyne peut être administré jusqu'à quatre fois par an.
USAGE PEDIATRIQUE :
L'utilisation chez l'enfant n'a pas été étudiée.


Contre indications

CONTRE-INDIQUE :
- Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.
- Visudyne est également contre-indiquée chez les patients atteints de porphyrie et chez les patients présentant une insuffisance hépatique grave.
- Allaitement : la vertéporfine et son métabolite diacide sont excrétés en faible quantité dans le lait maternel humain. En conséquence, Visudyne ne doit pas être administrée aux femmes allaitantes, ou bien l'allaitement doit être interrompu pendant les 48 heures suivant l'administration.
DECONSEILLE :
- Grossesse : pour la vertéporfine, il n'existe pas de données sur l'utilisation de ce médicament chez la femme enceinte. Les études chez l'animal ont mis en évidence des effets tératogènes chez une espèce (rat). Le risque potentiel en clinique n'est pas connu. Visudyne ne doit pas être utilisée à moins d'une nécessité absolue (uniquement si le bénéfice potentiel justifie le risque encouru par le foetus).
- Usage pédiatrique : l'utilisation chez l'enfant n'a pas été étudiée.


Effets indésirables Visudyne

Les effets indésirables rapportés au cours des essais cliniques, et considérés comme potentiellement imputables au traitement par Visudyne, sont présentés ci-dessous.
- Effets indésirables oculaires :
. Effets fréquents (1-10%) : vision anormale telle que vision trouble, floue, brouillée ou flashs lumineux, diminution de l'acuité visuelle, altérations du champ visuel telles que halos gris ou noirs, scotomes et tâches noires.
Une perte sévère de la vision, équivalant à 4 lignes de l'échelle ETDRS ou plus, apparaissant dans un délai de sept jours suivant le traitement, a été rapportée chez 2,1% des patients traités par la vertéporfine au cours des études cliniques de phase III contrôlées versus placebo et chez moins de 1% des patients traités par la vertéporfine au cours des études cliniques non contrôlées. Cet effet est apparu surtout chez des patients présentant une DMLA avec lésions NVC occultes (4,9%) ou minoritairement visibles, et n'a pas été rapporté chez les patients du groupe placebo. Une récupération partielle de la vision a été observée chez certains patients.
. Effets peu fréquents (0,1-1%) : décollement rétinien (non rhegmatogène), hémorragie sous-rétinienne ou rétinienne, hémorragie du vitré.
- Effets indésirables au point d'injection :
. Effets fréquents (1-10%) : douleur, oedème, inflammation, extravasation.
. Effets peu fréquents (0,1-1%) : hémorragie, modification de couleur, hypersensibilité.
- Effets indésirables systémiques :
. Effets fréquents (1-10%) : douleur liée à la perfusion principalement au niveau des lombaires, nausées, réaction de photosensibilisation, asthénie, hypercholestérolémie.
Les réactions de photosensibilisation (chez 2,2% des patients et dans moins de 1% des traitements par Visudyne) sont apparues sous la forme de coups de soleil consécutifs à une exposition à la lumière, généralement dans les 24 heures suivant le traitement par Visudyne. De telles réactions peuvent être évitées en se conformant aux instructions relatives à la protection contre la photosensibilisation décrites en rubrique mises en garde et précautions d'emploi.
L'incidence plus élevée des douleurs lombaires apparaissant au cours de la perfusion chez les patients traités par Visudyne n'a pas été associée à une hémolyse ou à une réaction allergique ; ces douleurs ont disparu à l'arrêt de la perfusion dans la plupart des cas.
Des infarctus du myocarde, survenant parfois dans les 48 heures suivant la perfusion, ont été rapportés, en particulier chez les patients présentant des antécédents cardiovasculaires.
. Effets peu fréquents (0,1-1%) : douleur, hypertension, hyperesthésie, fièvre.
- Les rares effets indésirables (< 0,1%) rapportés au cours des essais cliniques ou rapportés spontanément dans le cadre de la surveillance post-marketing comprennent :
. Des effets oculaires : non perfusion des vaisseaux rétiniens ou choroïdiens, déchirure de l'épithélium pigmentaire rétinien.
. Des effets au point d'injection : formation de vésicules.
. Des effets systémiques : réactions vasovagales et réactions d'hypersensibilité, graves dans de rares cas. Des signes généraux, incluant céphalées, malaise, syncope, sueurs, sensations vertigineuses, rash, urticaire, prurit, dyspnée, bouffées vasomotrices ou modifications de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque ont également été rapportés.
. Des douleurs lombaires et thoraciques liées à la perfusion, pouvant irradier au niveau d'autres régions, notamment mais pas uniquement, au niveau du bassin, de la ceinture scapulaire ou de la cage thoracique.
. La plupart des effets indésirables ont été légers à modérés et transitoires. Les effets indésirables ayant été rapportés chez les patients présentant une myopie forte ont été similaires à ceux rapportés chez les patients atteints de DMLA.

Précautions d'emploi

- Les patients traités par Visudyne restent photosensibles pendant 48 heures après la perfusion. Pendant cette période, les patients doivent éviter d'exposer la partie de leur peau non protégée, les yeux ou les autres zones corporelles, à un ensoleillement direct ou à une lumière intérieure forte comme celle des salons de bronzage, des lampes halogènes de forte intensité ou des lampes scialytiques puissantes des blocs opératoires ou des cabinets de chirurgie dentaire. Une exposition prolongée à la lumière émise par des appareils médicaux électroluminescents tels que les sphygmo-oxymétres doit également être évitée pendant 48 heures après l'administration de Visudyne. Au cas où les patients doivent sortir dans la journée pendant les premières 48 heures suivant le traitement, ils doivent protéger leur peau et leurs yeux en portant des vêtements protecteurs et des lunettes de soleil haute protection. Les écrans solaires UV ne sont pas efficaces contre les réactions de photosensibilisation.
- La lumière intérieure ambiante est sans danger. Les patients ne doivent pas rester dans l'obscurité et doivent être encouragés à s'exposer à la lumière ambiante de façon à accélérer l'élimination du produit accumulé dans la peau, par un processus dit "photobleaching".
- En l'absence d'étude appropriée, Visudyne doit être utilisée avec précaution chez les patients atteints d'insuffisance hépatique modérée ou d'obstruction des voies biliaires.
- Dans le cas d'une perte de vision importante (équivalente à 4 lignes ou plus) dans la semaine qui suit le traitement, les patients ne doivent pas subir de nouveau traitement, du moins tant que la vision n'est pas revenue à l'état initial et que le rapport bénéfice/risque d'un nouveau traitement n'a pas été réévalué par le médecin traitant.
- L'extravasation de Visudyne peut provoquer de vives douleurs, une inflammation, un oedème, la formation de vésicules ou un changement de coloration au site d'injection, en particulier si la zone affectée est exposée à la lumière. Le soulagement de ces douleurs peut nécessiter un traitement analgésique. En cas d'extravasation, la perfusion doit être interrompue immédiatement. Protéger complètement la surface atteinte de la lumière directe vive jusqu'à disparition de l'oedème et du changement de coloration, et appliquer des compresses froides au niveau du site d'injection. Afin d'éviter toute extravasation, une voie intraveineuse à écoulement libre doit être posée avant le début de la perfusion, et contrôlée par monitoring. La veine la plus large du bras, de préférence la veine antécubitale, doit être utilisée pour la perfusion, en évitant si possible les petites veines du dos de la main.
- Des douleurs thoraciques, des réactions vasovagales et des réactions d'hypersensibilité, graves dans de rares cas, ont été rapportées. Les réactions vasovagales et d'hypersensibilité sont associées à des signes généraux tels que syncope, sueurs, sensations vertigineuses, rash, dyspnée, bouffées vasomotrices ou modifications de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque. Les patients doivent être sous surveillance médicale étroite pendant la perfusion de Visudyne.
- On ne dispose d'aucune donnée clinique relative à l'utilisation de Visudyne chez des patients anesthésiés. Une étude chez des porcs anesthésiés ou sous traitement sédatif a montré qu'une dose de Visudyne significativement supérieure à celle recommandée chez l'homme, administrée en bolus, a provoqué d'importants effets hémodynamiques pouvant aller jusqu'au décès, probablement en raison d'une activation du complément. Une prémédication par la diphénhydramine permet de diminuer ces effets, ce qui tendrait à prouver que l'histamine pourrait avoir un rôle dans leur apparition. Ces effets n'ont pas été observés chez le porc conscient sans sédation ou chez toute autre espèce y compris l'homme. La vertéporfine, utilisée à une concentration 5 fois supérieure aux concentrations plasmatiques maximales observées chez les patients, induit, in vitro, une activation faible du complément. Bien qu'il n'ait pas été observé d'activation du complément cliniquement significative chez les patients inclus dans les essais cliniques, des réactions anaphylactiques ont été rapportées depuis la commercialisation de Visudyne. Les patients doivent être sous surveillance médicale étroite pendant la perfusion de Visudyne et l'utilisation de Visudyne sous anesthésie générale ne pourra être envisagée qu'avec prudence.
- On ne dispose d'aucune donnée clinique concernant le traitement concomitant du deuxième oeil. Cependant, si le traitement du deuxième oeil s'avère nécessaire, il convient d'appliquer la lumière sur le deuxième oeil immédiatement après l'application de lumière sur le premier oeil, sans dépasser 20 minutes après le début de la perfusion.
- On ne dispose d'aucune expérience clinique chez les patients souffrant de cardiopathie instable (classe III ou IV) ni chez les patients atteints d'hypertension artérielle non contrôlée.


Interactions avec d'autres médicaments

- Aucune étude spécifique relative aux interactions médicamenteuses n'a été effectuée chez l'homme.
- Il est possible que l'utilisation simultanée d'autres médicaments photosensibilisants (tétracyclines, sulfamides, phénothiazines, sulfonylurées, médicaments hypoglycémiants, diurétiques thiazidiques et griséofulvine) puisse augmenter le risque de réaction de photosensibilisation.


Grossesse et allaitement

Grossesse :
Pour la vertéporfine, il n'existe pas de données sur l'utilisation de ce médicament chez la femme enceinte. Les études chez l'animal ont mis en évidence des effets tératogènes chez une espèce (rat) (voir rubrique données de sécurité précliniques). Le risque potentiel en clinique n'est pas connu. Visudyne ne doit pas être utilisée à moins d'une nécessité absolue (uniquement si le bénéfice potentiel justifie le risque encouru par le foetus).
Allaitement :
La vertéporfine et son métabolite diacide sont excrétés en faible quantité dans le lait maternel humain. En conséquence, Visudyne ne doit pas être administrée aux femmes allaitantes, ou bien l'allaitement doit être interrompu pendant les 48 heures suivant l'administration.


Effet sur la conduite de véhicules

Après traitement par Visudyne, les patients peuvent développer des troubles visuels tels qu'une vision anormale, une diminution de l'acuité visuelle, ou une altération du champ visuel susceptibles de gêner la conduite des véhicules et l'utilisation de machines. Les patients ne doivent pas conduire ni utiliser des machines tant que les symptômes persistent.


Comment ça marche ?

DISTRIBUTION :
Chez les patients traités par une perfusion de Visudyne de 6 et 12 mg/m² pendant 10 minutes, les Cmax sont respectivement de 1,5 et 3,5 µg/ml. Ces valeurs sont un peu plus élevées (26% pour la dose de 6 mg/m²) que celles observées chez de jeunes volontaires sains, et peuvent témoigner d'une exposition plus importante chez le patient. Les conséquences cliniques de cette différence liée à l'âge peuvent être considérées comme négligeables étant donné que la relation bénéfice/risque, observée dans la population cible, est favorable. Pour chaque dose de vertéporfine administrée, les variations interindividuelles observées des Cmax (immédiatement après la fin de la perfusion) et de la concentration au moment de l'exposition à la lumière ont été au maximum d'un facteur 2. Les valeurs de Cmax et ASC des deux régio-isomères étaient proportionnelles à la dose. A la fin de la perfusion, les Cmax du régio-isomère BPD-MAD obtenues étaient supérieures à celles du BPD-MAC. Le volume de distribution est de 0,5 L/kg.
LIAISON AUX PROTEINES :
Dans le sang humain, 90% de la vertéporfine sont liés au plasma et 10% sont liés aux cellules sanguines, dont un très faible pourcentage est lié aux membranes. Dans le plasma, 90% de la vertéporfine sont liés aux lipoprotéines et environ 6% à l'albumine.
METABOLISME :
Le groupe ester de la vertéporfine est hydrolysé par des estérases plasmatiques et hépatiques, ce qui entraîne la formation de dérivé diacide de la benzoporphyrine (BPD-DA). Le BPD-DA est également un photosensibilisant mais l'exposition systémique au BPD-DA est faible. Elle ne représente que 5 à 10% de l'exposition à la vertéporfine, ce qui laisse supposer que la majeure partie de la substance est éliminée inchangée. Les études in vitro n'ont pas montré l'existence d'un métabolisme oxydatif médié par le cytochrome P450.
ELIMINATION :
- Les valeurs moyennes de la demi-vie d'élimination plasmatique de la vertéporfine sont approximativement de 5 à 6 heures.
- La surface sous la courbe (ASC) chez les personnes ayant une insuffisance hépatique légère était jusqu'à 1,4 fois supérieure à celle des sujets sans insuffisance hépatique. Cette différence ne revêt cependant aucune signification clinique, et ne nécessite aucun ajustement de la posologie chez les patients avec insuffisance hépatique légère.
- L'excrétion combinée de vertéporfine et de BPD-DA, dans l'urine humaine, était inférieure à 1%, ce qui suggère une excrétion biliaire.
 

 

 

Pharmapress est un journal d'information sur la santé. En aucun cas, il ne saurait se substituer à une consultation médicale.Veuillez nous signaler toute erreur ou information incomplète.Merci

 


Voir Aussi :

En un seul Click, accédez à toutes les professions de santé :

 

 

 

Ajouter un commentaire

 
×